Témoignage d’Abu Amir, le 18 juin 2026 – Compte rendu hebdomadaire des ateliers de soutien psychologique pour les femmes, (semaine du 8 au 14 juin 2026)

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Atelier dans le camp d’Al-Israa. Crédit photo UJFP Gaza

Camp Al -Durra – La chaleur des tentes : comment s’adapter aux fortes températures et faire face aux maladies environnementales.

Avec l’arrivée de l’été et la hausse des températures à des niveaux record, de nouveaux défis se sont imposés à la vie des personnes déplacées, en particulier des femmes qui assument la plus grande part de la responsabilité de la gestion du foyer et de la prise en charge des enfants et des personnes âgées dans un environnement dépourvu des conditions les plus élémentaires d’une vie digne. Dans la région centrale de la bande de Gaza, au camp Al-Durra, à l’ouest de la ville de Deir al-Balah, des centaines de familles vivent dans des tentes construites à la hâte à partir de tissu, de nylon et de simples morceaux de bois. Ces tentes, qui ont offert un abri temporaire aux déplacés, se sont transformées, avec la hausse des températures, en espaces étouffants qui ne protègent ni de la chaleur extrême ni de l’humidité élevée. Cette situation a entraîné l’apparition de nombreux problèmes sanitaires et environnementaux qui menacent désormais quotidiennement la vie des habitants.

Les équipes de l’UJFP, en coopération avec POD, ont organisé le 8 juin 2026 un atelier de sensibilisation et de soutien psychosocial destiné à vingt femmes déplacées dans le camp Al-Durra : la chaleur des tentes, comment s’adapter aux fortes températures et faire face aux maladies environnementales

Cet atelier a été organisé en réponse aux besoins croissants des femmes vivant dans les camps durant la saison estivale : sensibiliser les participantes aux risques sanitaires liés aux températures élevées à l’intérieur des tentes. Les participantes ont commencé par se présenter et partager leurs expériences quotidiennes face à la chaleur estivale à l’intérieur des tentes. La séance s’est transformée en un espace de dialogue ouvert. L’une des participantes a évoqué les heures de midi, lorsque la tente devient semblable à un four fermé dans lequel il est impossible de rester longtemps. Elle a expliqué que ses enfants souffrent constamment d’éruptions cutanées et d’irritations causées par la transpiration excessive et la rareté de l’eau. Une autre participante a ajouté que sa principale inquiétude concerne l’impact de la chaleur sur les nourrissons, qui perdent rapidement leurs liquides et deviennent vulnérables à la déshydratation et à l’épuisement dû à la chaleur. Une autre femme a indiqué que les coupures d’électricité et l’absence de moyens de refroidissement transforment le jour et la nuit en une souffrance continue, les membres de la famille ayant du mal à dormir dans des conditions de chaleur intense et d’humidité étouffante. Au cours des discussions, les femmes ont parlé de la propagation des maladies de peau chez les enfants, soulignant que le manque d’eau propre et de produits d’hygiène aggrave considérablement le problème. Les participantes ont également abordé la question de la prolifération des insectes, des mouches et des moustiques dans le camp, ainsi que les nuisances quotidiennes et les risques sanitaires croissants qu’ils engendrent. Certaines femmes ont exprimé leurs inquiétudes concernant la contamination de l’eau et l’altération des aliments en raison des températures élevées. D’autres ont souligné que de nombreuses familles sont contraintes de consommer rapidement les aliments par crainte qu’ils ne se détériorent en l’absence de moyens de réfrigération.

Dans le cadre des échanges, de nombreuses expériences et solutions simples imaginées par les femmes pour faire face aux conditions climatiques difficiles ont été partagées. L’une des participantes a expliqué qu’elle utilise des morceaux de tissu mouillés suspendus à l’entrée de la tente afin d’atténuer la chaleur. Une autre a parlé de l’utilisation de récipients d’eau froide et de l’humidification du sol autour de la tente pour réduire la sensation de chaleur. Certaines femmes ont également partagé leurs expériences concernant l’organisation des horaires de cuisson afin d’éviter d’allumer le feu durant les heures les plus chaudes de la journée. Les participantes ont échangé des conseils sur la manière de préserver l’eau disponible et de l’utiliser de façon à répondre aux besoins essentiels de la famille. Les participantes ont souligné l’importance de ce partage d’expériences, qui les aide à mieux s’adapter à la réalité qui leur est imposée.

Une partie importante de la séance a été consacrée aux premiers secours liés à l’épuisement dû à la chaleur et aux coups de chaleur. Les premiers signes de l’épuisement thermique, tels que les vertiges, les maux de tête, la transpiration excessive et la fatigue intense, ont été expliqués. Les participantes ont appris comment refroidir le corps à l’aide de compresses froides. L’importance de boire régulièrement des liquides a été soulignée. Il a également été insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux enfants et aux personnes âgées pendant les périodes de forte chaleur.

Dans le cadre du soutien psychosocial, les animatrices ont mis en œuvre plusieurs activités interactives destinées à réduire le stress et à renforcer le sentiment de sécurité psychologique. Les femmes ont participé à une activité de dialogue en cercle. Chaque participante a eu l’occasion d’exprimer ses sentiments et ses expériences personnelles. Les participantes ont évoqué l’importance de la famille, de la solidarité communautaire, de la foi et de l’espoir comme facteurs les aidant à poursuivre leur chemin malgré les difficultés.

IMG 7105 Témoignage d'Abu Amir, le 18 juin 2026 - Compte rendu hebdomadaire des ateliers de soutien psychologique pour les femmes, (semaine du 8 au 14 juin 2026)

Le programme comprenait également un volet récréatif visant à instaurer une atmosphère positive durant la séance. Les femmes ont participé à de petits jeux collectifs. Une activité reposant sur l’échange de messages positifs entre les participantes a également été organisée. Les participantes ont indiqué que le simple fait de parler des problèmes communs avait contribué à atténuer leur sentiment d’isolement. La séance a renforcé leur sentiment d’appartenance à la communauté.

Les équipes de l’UJFP ont réaffirmé leur engagement à poursuivre l’organisation de telles activités combinant sensibilisation et soutien psychosocial. Durant la période d’après-guerre, ces activités revêtiront une importance encore plus grande. Elles contribueront à traiter les séquelles psychologiques accumulées au fil des années de guerre et de déplacement. Elles aideront les femmes à retrouver confiance en elles. Elles offriront enfin un espace permettant de redécouvrir l’espoir et de se projeter vers l’avenir. Les équipes de l’UJFP poursuivent leur mission humanitaire aux côtés des femmes déplacées, non seulement en répondant à leurs besoins d’urgence, mais aussi en soutenant leur santé psychosociale.

Camp d’Al-Israa – Le parcours psychologique : la voix de la force en vous

À l’intérieur du camp Al-Israa, à l’ouest de la ville de Gaza, où des milliers de familles déplacées vivent dans des tentes entassées les unes contre les autres, entourées des traces de la guerre de toutes parts, les femmes continuent d’assumer leurs responsabilités quotidiennes malgré la dureté des conditions. La mère déplacée ne fait pas seulement face aux difficultés liées à l’approvisionnement en nourriture et en eau pour ses enfants ; elle porte également la responsabilité d’apaiser les sentiments de peur et de tristesse au sein de la famille, tout en aidant ses enfants à faire face aux conséquences du déplacement et à la perte de stabilité. Avec la prolongation de la crise pendant de longs mois, les pressions psychologiques se sont accumulées à un rythme accéléré, rendant indispensable la mise en place d’espaces de soutien psychologique afin de préserver la cohésion des familles et la résilience de la communauté.

Les équipes de l’UJFP, en coopération avec la fondation POD, ont organisé le 9 juin 2026, le parcours psychologique : la voix de la force en vous. Cet atelier a réuni 25 femmes déplacées résidant dans le camp Al-Israa, à l’ouest de Gaza. Dès les premiers instants de l’atelier, les animatrices ont veillé à créer un environnement sûr et bienveillant permettant aux participantes d’exprimer librement leurs émotions et leurs différentes expériences. L’atelier a débuté par une activité de présentation, au cours de laquelle les animatrices ont demandé à chaque participante de se présenter à travers un seul mot décrivant son état psychologique actuel. Les réponses ont varié entre « patience », « anxiété », « espoir », « fatigue » et « force », reflétant ainsi la diversité des émotions portées par les femmes dans les circonstances actuelles. Le dialogue s’est ensuite orienté vers un thème central : le concept de la force psychologique intérieure.

Quand avez-vous ressenti, pour la dernière fois, que vous étiez forte malgré tout ce que vous avez traversé ?

L’une des participantes a évoqué son long parcours de déplacement et la manière dont elle était parvenue à protéger ses enfants malgré les dangers rencontrés lors de leurs déplacements entre différentes zones. Une autre a expliqué qu’elle n’aurait jamais imaginé être capable de gérer les affaires de sa famille dans un contexte marqué par l’absence de stabilité et la perte de son foyer, mais qu’elle avait découvert, avec le temps, qu’elle possédait une force bien plus grande qu’elle ne le pensait. Une troisième participante a affirmé que le simple fait de continuer à prendre soin de ses enfants chaque jour représentait pour elle une réussite et une victoire sur les circonstances. Chaque femme avait découvert une part de sa propre force au cours de son parcours marqué par la guerre et le déplacement.

Au cours des échanges, les animatrices se sont attachées à aider les femmes à relire leurs expériences sous un angle positif. Au lieu de se percevoir uniquement comme des victimes des événements, elles ont été encouragées à reconnaître leur force et leur capacité d’adaptation. L’une des participantes a souligné que cette séance lui avait permis de prendre conscience qu’elle avait surmonté des situations qu’elle pensait auparavant impossibles à supporter. Une autre a expliqué qu’au cours des derniers mois, elle avait complètement oublié de prendre soin d’elle-même tant elle était absorbée par les besoins de sa famille. Elle a ajouté que cette séance lui avait offert l’occasion de faire une pause et de réfléchir à ses propres besoins psychologiques.

Les femmes ont également abordé le concept de l’épuisement silencieux, qui touche de nombreuses mères vivant en situation de déplacement. Elles ont expliqué que les pressions continues poussent parfois les femmes à ignorer leurs propres émotions pour se consacrer exclusivement aux besoins des autres. Les participantes ont convenu qu’un tel comportement entraîne progressivement un épuisement émotionnel et un sentiment d’impuissance.

Le dialogue a également porté sur l’importance de reconnaître les émotions négatives sans les nier. La tristesse, la peur et la fatigue sont des réactions naturelles face aux circonstances exceptionnelles vécues par la population. La force psychologique ne signifie pas l’absence de fragilité, mais plutôt la capacité à poursuivre sa vie malgré celle-ci. Cette approche a constitué un véritable tournant dans les discussions.

L’une d’elles a évoqué la perte d’un membre de sa famille. Une autre a parlé de sa peur constante de l’avenir. Une troisième a décrit son sentiment d’impuissance lorsqu’elle n’arrive pas à subvenir à certains besoins de ses enfants.

Un exercice a été proposé : le miroir de la force. Chaque participante devait évoquer une situation difficile qu’elle avait réussi à surmonter. Cette activité a contribué à renforcer la confiance en soi et à mettre en lumière des capacités que les femmes ne remarquent pas toujours dans leur vie quotidienne.

Une autre activité collective : une lettre à moi-même, a également été réalisée. Chaque participante a écrit une courte lettre à elle-même contenant des mots de soutien, d’encouragement et des souhaits pour l’avenir. De nombreuses femmes ont exprimé leur profonde émotion face à cette activité.

Une activité physique légère a également été organisée, ponctuée de moments de rire et d’interactions positives. Les participantes ont souligné l’importance de ces moments, qui leur ont permis de retrouver certaines sensations de joie absentes de leur vie depuis longtemps.

Dans une autre partie de la séance, les femmes ont discuté de l’importance du soutien social entre voisines au sein du camp. Certaines participantes ont évoqué de simples initiatives de solidarité entre familles, telles que le partage de nourriture, l’aide à la garde des enfants ou encore le soutien moral apporté aux familles traversant des moments difficiles.Toutes les participantes se sont accordées à dire que la solidarité communautaire est devenue l’un des principaux facteurs nécessaires.

Un espace a également été consacré à l’échange de paroles positives entre les participantes. Chaque femme a adressé un message de soutien à une autre participante du groupe. Cette activité a renforcé les sentiments d’estime, d’appartenance et de confiance mutuelle.

À la fin de l’atelier, les participantes ont été invitées à exprimer leurs ressentis après la séance. Nombre d’entre elles ont indiqué éprouver un plus grand soulagement psychologique qu’au début de la rencontre. Certaines ont affirmé avoir retrouvé une partie de leur confiance en elles.

Les équipes de l’UJFP ont souligné que ces ateliers s’inscrivent dans une série d’interventions psychosociales car la santé mentale constitue en effet un pilier fondamental du relèvement communautaire. Au cours de la période d’après-guerre, ces ateliers revêtiront une importance exceptionnelle pour soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction. Ils aideront les femmes à traiter les effets cumulés des traumatismes psychologiques. Ils offriront également un espace permettant de raviver l’espoir après des années de peur et de souffrance.

À travers ces activités continues, les équipes de l’UJFP poursuivent leur rôle humanitaire en autonomisant les femmes et en renforçant leur résistance psychologique et sociale, convaincues que la femme palestinienne a toujours été, et demeurera, un pilier essentiel dans la protection de la famille, la préservation de la cohésion sociale et la construction d’un avenir plus stable après la fin de la guerre.

De la tente à un espace de sécurité psychologique organisé par les équipes de l’UJFP dans le camp Al-Durra à l’ouest de Deir al-Balah (2ème atelier)

Dans les camps, les souffrances ne se limitent pas au manque de ressources ou à l’exiguïté des espaces ; elles s’étendent également aux défis environnementaux et sanitaires qui s’intensifient pendant la saison estivale. Avec la hausse des températures à l’intérieur des tentes fabriquées en nylon et en tissu, les risques liés à la prolifération des insectes, des rongeurs et de divers nuisibles augmentent, créant un état d’inquiétude permanent chez les mères et les femmes qui s’efforcent de protéger leurs enfants et d’assurer un environnement sûr à leurs familles malgré les moyens limités.

Les équipes de l’UJFP ont organisé un atelier de soutien psychologique : le Royaume de la Tente Sûre – ensemble vers un environnement sain et une vie plus stable, dans le camp Al-Durra à l’ouest de Deir al-Balah, dans la région centrale de Gaza. Vingt femmes déplacées vivant dans le camp y ont participé. Cet atelier a combiné soutien psychologique, sensibilisation communautaire et activités récréatives ciblées. La séance a débuté par une activité de présentation visant à briser les barrières psychologiques entre elles et à instaurer une atmosphère de familiarité et de confiance. Au cours de cette activité, chaque participante a été invitée à citer un nom symbolisant pour elle la force ou l’espoir, puis à partager une situation dans laquelle elle avait réussi à protéger sa famille ou à surmonter un problème rencontré dans le camp. Dans la première partie de l’atelier, une discussion ouverte a porté sur la vie quotidienne dans le camp. Les participantes ont évoqué les difficultés liées à la chaleur élevée à l’intérieur des tentes et ses effets sur les enfants et les personnes âgées, ainsi que les inquiétudes permanentes causées par la présence d’insectes et de rongeurs. Plusieurs femmes ont souligné que la peur ne se limitait pas aux maladies, mais englobait également le sentiment d’insécurité à l’intérieur de la tente, particulièrement durant les heures nocturnes. L’une des participantes a raconté son expérience avec les rats qui s’introduisaient dans la tente pendant la nuit et s’approchaient des lieux de stockage de la nourriture, expliquant que cela provoquait chez elle une inquiétude constante pour la santé de ses enfants. Une autre participante a évoqué la prolifération importante des mouches pendant les périodes de forte chaleur et les difficultés que cela engendre pour conserver les aliments et l’eau dans des conditions sûres.

Une activité collective intitulée : Le Cercle de la Force a été organisée. Les participantes se sont assises en cercle et ont échangé sur les éléments qui leur procurent le plus de sécurité malgré les circonstances actuelles. Les réponses ont été variées : la famille, la solidarité entre voisines, la foi en l’avenir et la capacité à s’adapter aux défis. La rencontre a également comporté un exercice de relaxation et de respiration profonde destiné à réduire le niveau de stress et de pression psychologique. Les femmes ont été encouragées à pratiquer régulièrement ces exercices, notamment lorsqu’elles ressentent de l’anxiété ou de l’épuisement en raison des responsabilités accumulées et des conditions de vie difficiles.

Au cours des échanges, les participantes ont également abordé l’importance de la coopération entre les familles du camp. Nombre d’entre elles ont souligné que les problèmes environnementaux ne pouvaient être résolus individuellement, mais nécessitaient des efforts collectifs et une coordination continue entre voisins. Un dialogue constructif s’est ainsi engagé sur les meilleures façons de maintenir la propreté autour des tentes et de réduire les facteurs attirant les insectes et les rongeurs. Les femmes ont proposé plusieurs idées pratiques issues de leur expérience quotidienne, telles que l’organisation de campagnes de nettoyage communes, la désignation d’espaces appropriés pour le dépôt des déchets, la couverture adéquate des aliments et de l’eau, ainsi que le colmatage des ouvertures et fissures pouvant permettre aux rongeurs de pénétrer dans les tentes.

Lors d’une autre activité les participantes ont été réparties en petits groupes et invitées à dessiner une tente idéale réunissant les conditions de sécurité, de confort et de bien-être psychologique. À l’issue de l’exercice, chaque groupe a présenté ses idées aux autres participantes, offrant ainsi une occasion d’échanger des points de vue, de partager des expériences et de renforcer l’esprit de participation et de coopération. Les dessins et propositions présentés par les femmes ont révélé leur profond souci de garantir un environnement sûr à leurs enfants. La plupart des groupes ont mis l’accent sur la propreté, la ventilation, la bonne conservation des aliments, la création d’espaces de jeu pour les enfants ainsi que sur l’importance de relations positives entre les habitants du camp.

Dans la partie consacrée à la sensibilisation, les participantes ont discuté des risques liés à la prolifération des insectes et des rongeurs pendant l’été et ont échangé leurs expériences sur les moyens disponibles pour réduire ces risques à l’aide de méthodes simples, sûres et adaptées au contexte du camp. L’importance d’une surveillance régulière des abords des tentes et d’une réaction rapide face à tout signe de présence de nuisibles ou de risques sanitaires a également été soulignée. L’une des participantes a affirmé que le principal bénéfice retiré de cette rencontre était le sentiment de ne pas être seule face à ces défis. Une autre participante a déclaré que l’atelier n’était pas seulement une séance de sensibilisation, mais aussi un espace lui permettant d’exprimer les émotions et les pressions accumulées au cours des derniers mois. Elle a ajouté que le fait d’échanger avec des femmes vivant les mêmes conditions lui avait procuré un sentiment de réconfort et de soutien.

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Chaque femme a écrit un mot d’encouragement ou une phrase porteuse d’espoir qu’elle a offerte à une autre participante, dans un geste symbolique destiné à renforcer les sentiments de solidarité et d’entraide au sein de la communauté.

L’importance de ces d’ateliers apparaît particulièrement dans la période post-conflit, où ils constituent l’un des outils essentiels du rétablissement psychologique et social des individus et des communautés. Ils offrent un espace sûr pour exprimer ses émotions et partager ses expériences, ce qui aide à réduire les pressions psychologiques et à renforcer la cohésion sociale au sein des camps. Avec ces rencontres, la tente cesse d’être un abri temporaire pour devenir un espace plus sûr et plus stable, tandis que la coopération entre les femmes devient une véritable force.

(Voir aussi les chroniques et articles postés par Brigitte Challande du Collectif Gaza Urgence déplacé.e.s quotidiennes sur le site d’ISM France et du Poing, article hebdomadaire sur le site d’Altermidi, et sur l’Instagram du comité Palestine des étudiants de Montpellier..)

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