Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 4 septembre 2026

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marche denfants Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 4 septembre 2026
Des enfants passent devant des infrastructures de traitement des eaux usées en cours de réparation à Gaza, dans une zone détruite par les combats. Photo : UNICEF

Le rapport complet en anglais ICI.

Faits saillants

Des enfants sont toujours tués par des frappes aériennes et d’autres attaques affectant les zones peuplées de la bande de Gaza.

La plupart des 2,1 millions de Gaza approchent de la saison des pluies dans des sites de déplacement surpeuplés, en danger d’inondations et de maladies, tandis que les actions pour les aider à se préparer sont limitées par les pénuries de financement et les restrictions d’accès.

Un puits et une usine de dessalement à Deir al Balah ont été endommagés par une frappe aérienne à proximité, tandis qu’une suspension temporaire du dessalement en Israël a réduit l’approvisionnement en eau pour 1 million de personnes dans toute la bande de Gaza.

En Cisjordanie, la violence des colons se poursuit à des niveaux élevés, entraînant des pertes palestiniennes, des dommages aux biens et aux moyens de subsistance, et des perturbations de l’accès, y compris à l’eau et à d’autres services essentiels.

Plus de 2 500 Palestiniens ont été déplacés jusqu’à présent en 2026 en raison d’attaques de colons et de restrictions d’accès associées.

Les pénuries de financement ont continué à contraindre l’aide humanitaire dans un contexte d’aggravation de l’insécurité alimentaire, le PAM annonçant une réduction de l’aide alimentaire faisant passer les destinataires de 400 000 à 200 000 personnes en Cisjordanie.

Vue d’ensemble

Les Palestiniens du territoire palestinien occupé font toujours face à la violence et aux restrictions en étant faiblement ou pas du tout protégés. Le déplacement est largement répandu et augmente, de plus en plus de familles perdant leurs propriétés et leurs lieux d’habitation chaque jour, tandis que les actions humanitaires continuent d’être limitées.

La Bande de Gaza

La période considérée pour cette section va du 24 au 30 août, sauf indication contraire.

La situation humanitaire à Gaza est restée critique alors que les actions militaires ont continué à causer des pertes civiles et des dommages sur les infrastructures civiles. À l’approche de la saison des pluies, des inquiétudes s’intensifient quant à la vulnérabilité des personnes déplacées dans les abris endommagés et de fortune, tandis que la détérioration continue des infrastructures essentielles – y compris les routes ainsi que les systèmes d’eau et d’assainissement – devrait faire croitre les besoins humanitaires. De graves contraintes d’accès et de sécurité ainsi que des pénuries de financement continuent d’entraver les efforts humanitaires, en particulier les préparatifs de l’hiver imminent.

Selon le ministère de la Santé (Ministry of Health, MoH) de Gaza, qui opère sous les autorités de facto, 31 Palestiniens auraient été tués, y compris ceux qui sont morts de blessures et les corps ont été récupérés sous les décombres, et 86 personnes ont été blessées entre le 26 août et le 2 septembre. Cela porte le nombre global de victimes signalés depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 1 334 décès et 4 429 blessés, selon le ministère de la santé.

Le 28 août, l’UNICEF a déclaré qu’au moins quatre enfants avaient été tués au cours des cinq jours précédents et que de nombreux autres avaient été blessés, dont des enfants ayant subi des blessures de nature à bouleverser leur vie. Le 2 septembre, l’UNICEF a ajouté que trois enfants auraient été tués et au moins cinq autres blessés au cours des 24 heures précédentes ; sept enfants au total auraient été tués entre le 23 août et le 2 septembre 2026.

Pendant ce temps, les installations et services humanitaires continuent d’être affectés par les frappes en cours et l’insécurité générale. Le 24 août, un puits et une installation de dessalement soutenus par l’UNICEF à Deir Al Balah ont été gravement endommagés par une frappe à proximité, perturbant l’accès à l’eau potable pour plus de 4 000 personnes, dont environ 2 000 enfants. Ce jour-là, des frappes aériennes ont été perpétrées à proximité des installations humanitaires du camp Ash Shati’, d’Al Bureij et de deux endroits à Deir Al Balah, brisant les fenêtres d’une maison d’hôtes utilisée par des partenaires humanitaires. Ce jour-là également, un entrepôt humanitaire à Deir al Balah a été détruit par une frappe à proximité, qui a endommagé des fournitures nutritionnelles de l’UNICEF destinées à soutenir plus de 40 500 enfants, ainsi que 4 900 femmes enceintes et allaitantes, valant plus de 770 000 dollars américains. Le 27 août, une munition explosive a explosé à environ 30 mètres d’un convoi de l’ONU revenant avec du carburant du passage de Kerem Shalom, alors qu’il traversait la « ligne jaune » à Rafah. L’explosion a causé un problème mécanique mineur sur l’un des véhicules du convoi.

Le 29 août, la frappe d’un drone israélien aurait atteint un entrepôt dans l’enceinte de l’hôpital Al Aqsa à Deir al Balah, selon le directeur de l’hôpital, comme l’ont rapporté les médias. Les autorités israéliennes ont déclaré que la frappe visait un commandant du Hamas qui se cachait dans l’enceinte.

L’Eau et l’assainissement

L’état de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH) reste critique à Gaza en raison de graves contraintes d’infrastructure. Selon la dernière enquête de suivi « toucher léger « menée par le Groupe Eau, Assainissement, Hygiène, 91 % des ménages évalués connaissaient toujours une insécurité hydrique allant de modérée à élevée au début du mois d’août, contre 90 % en juillet et 84 % en juin, la surpopulation aux points de collecte d’eau étant l’obstacle le plus fréquemment signalé dans l’accès à l’eau potable et à l’eau domestique.

Le 31 août, après la période considérée, un arrêt temporaire du dessalement en Israël a réduit l’eau disponible pour environ 1 million de personnes à Gaza qui dépendent du réseau israélien. Depuis le 3 septembre, le problème persiste. Les partenaires humanitaires ont utilisé des sources alternatives pour compenser partiellement la réduction.

Le 24 août, une frappe aérienne a endommagé une unité d’osmose inverse au puits J32 à Deir al Balah, selon le Groupe Eau, Assainissement, Hygiène. Après le nettoyage des gravats, les partenaires ont réparé l’installation, qui fournit de l’eau potable purifiée à environ 100 000 personnes.

Dans le même temps, l’UNICEF et ses partenaires travaillent à reprendre les opérations d’installation de traitement des eaux usées de Sheikh Ajleen dans la ville de Gaza. Cette installation desservait d’habitude environ 700 000 personnes, mais elle a été fortement endommagée dans le conflit et rejette des eaux usées dans le lagon Sheikh Radwan, conçu à l’origine pour la gestion des eaux pluviales. L’effort de réhabilitation intervient dans le contexte d’une crise plus large des eaux usées, les six stations d’épuration des eaux usées n’étant actuellement pas opérationnelles et 70 % des stations de pompage des eaux usées hors service. En conséquence, plus de 150 000 mètres cubes d’eaux usées non traitées sont rejetés dans l’environnement chaque jour, ce qui augmente les risques pour la santé publique et le potentiel de contamination supplémentaire de l’eau.

Les préparatifs pour l’hiver

À l’approche de la saison des pluies, les acteurs humanitaires sont de plus en plus préoccupés par le risque accru d’inondations et de dégradation des conditions de vie à travers Gaza. Des mesures préventives et d’atténuation urgentes sont nécessaires pour protéger les communautés vulnérables, les infrastructures critiques et les services essentiels, de l’impact anticipé des pluies saisonnières.

Les leçons de l’hiver dernier soulignent le besoin urgent d’un espace couvert supplémentaire de stockage et de manutention du côté palestinien contrôlé par Israël du passage de Kerem Shalom, où les fournitures humanitaires ont été endommagées ou gâtées après avoir été exposées à la pluie en attendant d’être collectées. L’exigence d’un espace de stockage couvert supplémentaire pour protéger les denrées périssables à Kerem Shalom a été soulevée dans le cadre du plan d’hivernage 2026-27 développé par la communauté humanitaire ; et le PAM, en tant qu’agence principale du Groupe Logistique, a des entrepôts temporaires disponibles en Jordanie qui peuvent être utilisés pour répondre à cette exigence, si l’autorisation de les aménager est accordée. Cette question a été soulevée auprès des autorités israéliennes, jusqu’à présent aucune perspective n’a été identifiée.

En même temps, les préparatifs pour l’hiver restent limités par l’épuisement des stocks humanitaires de matériel d’hébergement et d’articles non alimentaires (Non Food Items, NFI), en raison de la poursuite des restrictions d’accès et des pénuries de financement.

Au cours de la période considérée, les partenaires du Groupe de Gestion de Sites ont effectué des audits de sécurité sur environ 230 sites de déplacement, accueillant au moins 187 462 personnes (31 782 ménages). Les évaluations ont révélé un éclairage inadéquat autour des voies et des installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène, des abris détériorés nécessitant une protection urgente pour résister à l’hiver, des latrines dangereuses et des fosses à ciel ouvert, des risques pour les eaux usées, un mauvais drainage dans les zones basses et une surpopulation. D’autres problèmes récurrents incluent les risques d’incendie, les parasites et les animaux errants, des espaces de sécurité limités pour les femmes et les jeunes filles et l’exposition à des incidents de sécurité dans certains endroits.

Bien que les travaux d’amélioration au niveau des sites tels que le dégagement des drainages, la réparation des chemins, la couverture des fosses, l’installation d’éclairage et les activités de nettoyage communautaire soient nécessaires de toute urgence, seules des interventions limitées pourraient jusqu’à présent être mises en œuvre. Lorsque des ressources, y compris des fonds, sont disponibles, les partenaires de la gestion de sites entreprennent des interventions à petite échelle, dont le nettoyage communautaire et l’enlèvement des déchets, l’élimination manuelle très limitée des décombres et des gravats, des réparations mineures et l’entretien de base des sites, ainsi que des mesures mineures d’atténuation des inondations et de drainage à mettre en œuvre localement, avec certaines activités mises en œuvre par le biais de travaux rémunérés confiés aux habitants. Cependant, la pénurie de boîtes à outils et de matériaux connexes, causée par les pénuries de financement qui entravent l’approvisionnement de ces fournitures et les restrictions imposées par les autorités israéliennes ralentissant l’entrée des stocks disponibles limités, représente un obstacle majeur à l’accélération rapide des travaux au niveau des sites. En conséquence, de nombreux risques déjà identifiés devraient s’aggraver avant la saison hivernale.

Les actions sont également contraintes parce que la plupart des terres de Gaza restent inaccessibles, y compris les zones moins vulnérables aux inondations et qui pourraient être utilisées pour installer des tentes pour la relocalisation temporaire et préventive des personnes déplacées à l’intérieur du pays faisant face à des risques sérieux.

Pour plus d’informations sur les retards dans l’obtention de l’approbation israélienne pour l’entrée de fournitures d’hébergement liées à l’hiver, voir ci-dessous « Les approvisionnements ».

Les approvisionnements

Selon les données recueillies par le Groupe Logistique, le taux de déchargement de l’aide de l’ONU et des partenaires, représentant la proportion de chargements de camions déchargée avec succès à Kerem Shalom par rapport à ceux autorisés à se présenter chaque jour, s’élevait à 88 %, conformément à la période précédente. Le corridor égyptien a continué à connaître les niveaux les plus élevés de retours et de rejets de camions, avec un taux de déchargement de 72 %, conformément à la période précédente. La voie d’Ashdod a été la route d’entrée la plus utilisée pour le fret humanitaire de l’ONU et des partenaires pendant la période considérée, avec 55 % de tous les camions entrant à Gaza. Depuis la fermeture du passage de Zikim dans le nord de Gaza le 24 mai, Kerem Shalom est toujours le seul point de passage opérationnel pour le fret.

L’entrée d’articles que les autorités israéliennes qualifient de « à double usage » continue d’être extrêmement limitée. Ces marchandises nécessitent un processus d’approbation plus long qui conduit souvent à des rejets. Sur les articles approuvés étiquetés comme ayant une « double utilisation », les autorités israéliennes n’autorisent que 15 camions à entrer chaque semaine. Ils limitent également le déchargement de ces articles au passage de Kerem Shalom à un jour par semaine.

Par exemple, les produits en bois et les outils ont souvent été classés par les autorités israéliennes comme ayant un « double usage ». Le 26 août, les autorités israéliennes ont rejeté l’entrée par le corridor égyptien de 36 960 pièces de bois et de 660 kits d’abris d’urgence (Emergency Shelteer Kits, ESK) comprenant des matériaux d’encadrement et des outils de construction de base, qui avaient été approuvés en août. La même cargaison a été présentée une deuxième fois le 2 septembre, après coordination avec les autorités israéliennes, mais a de nouveau été rejetée. Pendant ce temps, plus de 442 000 pièces de bois – représentant 80 % de tout le bois disponible dans la filière d’approvisionnement du Groupe Hébergement – et 15 800 kits d’abris d’urgence soumis à entrer via le couloir du Jourdain, sont en attente de dédouanement israélien. Ces retards limitent la disponibilité des fournitures humanitaires essentielles c’est à dire le matériel nécessaire aux réparations des abris d’urgence et aux activités d’hivernage.

Le Groupe Hébergement estime qu’au moins 400 camions seraient nécessaires pour approvisionner Gaza en articles d’abris humanitaires urgents et essentiels en totalité, en attente d’autorisation dans le corridor du Jourdain. Il s’agit notamment de 141 000 bâches, de 7 540 tentes, de 3 500 kits d’étanchéité, de 2 923 kits d’abris d’urgence, ainsi que plus de 442 000 pièces de bois, 19 500 boîtes à outils et de dizaines de milliers de contreplaqués, de cordes, de rubans, de matériaux de fixation et de film plastique. Étant donné que la plupart des éléments d’une importance majeure pour les abris – y compris les tentes, les bâches, le bois, les cordes et les rubans, les outils, les ustensiles de cuisine et les systèmes solaires – sont classés comme ayant un « double usage », les restrictions actuelles continuent de limiter sévèrement la mise à l’échelle de l’aide à la mise à l’abri. Au taux d’entrée actuel, il est peu probable que beaucoup de ces matériaux atteignent Gaza à temps pour soutenir une réponse hivernale 2026-2027 efficace.

Sur le plan commercial, les données de la Chambre de commerce de Gaza, partagées avec le Groupe de Gestion de la Trésorerie indiquent que 865 camions commerciaux ont été reçus dans la bande de Gaza entre le 24 et le 30 août par le secteur privé. La composition de la cargaison reste une préoccupation. Selon ces données, sur les 865 cargaisons de camions, les matériaux de mise à l’abri représentaient 99 camions, suivis des articles d’hygiène (41), de fournitures de papeterie (11), d’articles de soins pour bébés (3), de médicaments (3) et d’aliments pour animaux (1). Les données indiquent en outre que les camions restants ont été divisés à peu près également entre la nourriture et les produits non essentiels, ce qui signifie que les marchandises non essentielles entrant à Gaza continuent de concurrencer les fournitures humanitaires et liées au rétablissement plus critiques. Au total, en août, un total de 3 627 camions commerciaux a été reçu à Gaza, dépassant le total de juillet de 116 camions, selon la Chambre de commerce. Malgré cette légère amélioration, les niveaux d’approvisionnement déclarés restent très insuffisants pour répondre pleinement à l’ampleur des besoins dans toute la bande de Gaza.

Selon les données de surveillance du marché du Groupe de Travail sur la Trésorerie, l’inflation reste élevée à 206 %, au-dessus des niveaux d’avant octobre 2023. Au cours de la semaine de référence, le prix de plusieurs aliments frais, dont les pommes, les oignons, les bananes, les concombres et les tomates, a diminué, tandis que le prix d’un sac de farine de 25 kg a augmenté de 29 % par rapport à la semaine précédente.

L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour leur ventilation, consulter le tableau de bord en ligne du Mécanisme 2720 de l’ONU.

Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.

Le Financement

image 2 Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 4 septembre 2026
92% des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 8% à la Cisjordanie91% des fonds sont consacrés aux besoins dans la bande de Gaza et 9% à ceux de Cisjordanie

Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés

Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza, par groupe

La période considérée pour cette section va du 24 au 30 août, sauf indication contraire.

Le soutien intersectoriel

Les partenaires ont fourni une assistance d’urgence par le biais du mécanisme de distribution conjointe rapide à 558 ménages touchés par 22 incidents signalés par les communautés et les représentants des sites dans toute la bande de Gaza. Au nombre des incidents : 10 frappes aériennes affectant 531 ménages, neuf incendies accidentels affectant 23 ménages, l’effondrement structurel de deux abris affectant trois ménages et un incident de déplacement affectant un ménage. La plupart des personnes touchées se trouvaient dans les gouvernorats de Gaza et de Deir al Balah, où 12 incidents ont eu un impact cumulatif sur 521 ménages, suivis du nord de Gaza et de Khan Younis. Tous les incidents signalés ont reçu une réponse, avec une assistance prioritaire en fonction du niveau de besoin évalué, du type d’incident et de la gravité des dommages.

La sécurité alimentaire

Tout au long du mois d’août, les partenaires ont fourni une aide alimentaire générale à 228 000 ménages (plus de 880 000 personnes) dans le cadre du cycle de distribution mensuel. Au cours de la première moitié du mois, chaque famille a reçu trois colis et un sac de farine de 25 kilos, couvrant plus de 100 % des besoins caloriques minimum. Cependant, en raison de la disponibilité des stocks, à partir de la mi-août, la taille de la ration a été ajustée à deux colis alimentaires et un sac de farine, couvrant 75 % des besoins caloriques minimum.

Au 27 août, 24 partenaires ont continué à préparer 726 000 repas chaque jour dans 98 cuisines et à les livrer dans 1 097 lieux. Cela comprend 276 000 repas distribués dans 374 lieux du nord de Gaza et 450 000 repas dans 723 lieux des gouvernorats du centre et du sud. Dans l’ensemble, les niveaux de production de repas sont restés en grande partie stables depuis fin mai.

En août, les partenaires humanitaires ont soutenu la production d’environ 280 tonnes de pain, ce qui représente 34 % des besoins estimés en pain dans la bande de Gaza. Cela comprend environ 100 000 paquets de pain de deux kilos cuits quotidiennement par 26 boulangeries subventionnées à travers Gaza. Environ 75 % de ce pain sont vendus par plus de 150 détaillants sous contrat, à un prix subventionné de 3 NIS (0,80 €) le paquet, tandis que les 25 % restants sont distribués gratuitement dans plus de 300 refuges et sites communautaires. En outre, grâce au modèle de production « carburant uniquement », 10 boulangeries privées reçoivent du carburant gratuit de la part de partenaires humanitaires pour produire et vendre du pain pour la communauté. Tout en gérant leurs opérations de manière indépendante, ces boulangeries ont régulièrement augmenté leur production, en cuisinant plus de 45 tonnes de pain par jour. Au 3 septembre, cinq autres boulangeries ont rejoint le modèle de production « carburant uniquement » tandis que la quantité de pain subventionné produit pour la vente aux détaillants et la distribution gratuite a été ajustée à 90 000 paquets de 2 kg par jour en septembre. Trois autres boulangeries devraient rejoindre le modèle « carburant uniquement » dans les prochains jours.

À la fin du mois d’août, les partenaires ont commencé une autre série de distribution de fourrage pour animaux à environ 2 200 éleveurs de bétail. Chaque éleveur a reçu un sac d’orge de 50 kg ou un sac de 50 kg d’aliments concentrés, en fonction de la disponibilité des stocks. L’entrée continue de fourrage pour animaux est essentielle pour maintenir les améliorations des taux de survie du bétail et de la récupération des troupeaux observées depuis l’annonce de l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025.

Pour augmenter la production alimentaire locale et diversifier l’apport alimentaire au niveau des ménages, les partenaires ont intensifié le soutien aux jardins potagers et à la production végétale locale malgré les difficultés, en fournissant des subventions conditionnelles en espèces, des semences locales et des intrants agricoles ainsi qu’un soutien technique sur le terrain à des centaines de familles.

Quelques exemples de ce qui est nécessaire : les restrictions sur l’entrée de l’huile moteur, des lubrifiants, des pièces de rechange et des intrants agricoles doivent être assouplies, les interventions de l’action anti-mines doivent être possibles pour soutenir le déploiement en temps opportun des activités agricoles, l’entrée durable des fourrages pour animaux et l’accès sûr aux terres agricoles qui sont actuellement interdites. Au-delà de l’aide humanitaire, l’importation de gaz de cuisson et de divers aliments nutritifs tels que les légumes frais, les fruits, les produits laitiers et autres protéines animales, par les canaux commerciaux doit être encore facilitée. Combinée à l’amélioration de l’accès aux services d’eau, assainissement et hygiène, d’hébergement, de santé et de nutrition, l’augmentation de l’entrée des aliments nutritionnellement divers est essentielle pour soutenir particulièrement les enfants et les femmes enceintes et allaitantes, qui font partie des groupes les plus vulnérables.

La santé

Entre le 23 et le 29 août, 216 établissements de santé qui déclarent activement les données ont mené au moins 241 322 consultations médicales dans la bande de Gaza, les maladies transmissibles représentant plus de 19 % de toutes les consultations. Les infections respiratoires aiguës, les maladies de la peau et la diarrhée aqueuse aiguë sont restées les conditions les plus fréquemment signalées ; les cas d’impétigo, une infection cutanée très contagieuse qui touche principalement les nourrissons et les jeunes enfants, ont continué d’augmenter.

Au cours de la période considérée, 43 patients, dont quatre enfants, ont été évacués médicalement de Gaza, accompagnés de leurs 42 soignants, par le passage de Rafah. Au total, 444 patients ont été évacués médicalement aux côtés de 574 soignants au cours du mois d’août par les passages de Rafah et de Kerem Shalom.

Dans le cadre des actions en cours de prévention et de contrôle des infections, entre le 1er et le 27 août, les partenaires ont collecté et testé 756 échantillons d’eau à travers la bande de Gaza, avec des mesures correctives visant à améliorer la qualité de l’eau fournie sur 28 sites, y compris des puits, des usines de dessalement, des camions d’eau, des établissements de soins de santé et des sites de déplacement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également fourni des consommables de laboratoire pour des tests de numération sanguine complets et des analyses de sang au ministère de la Santé, des tests de diagnostic rapide pour renforcer la surveillance des maladies infectieuses au Corps médical international (International Medical Corps, IMC), ainsi qu’un soutien continu à d’autres partenaires de santé. L’attente des approbations des autorités israéliennes pour l’équipement de laboratoire et d’autres fournitures essentielles continue de retarder le rétablissement de la capacité de diagnostic. En ce qui concerne les maladies non transmissibles, l’OMS a fourni des pièces de cathétérisme cardiaque au ministère de la Santé et à la Société palestinienne du Croissant-Rouge (Palestinian Red Crescent Society, PRCS). Environ 400 patients sont encore sur liste d’attente pour le cathétérisme cardiaque, tandis que des projets de reprise des services primaires d’intervention coronarienne percutanée sont affichés. Avec le soutien du PNUD, l’Association médicale palestinienne américaine (Palestinian American Medical Association, PAMA) a fourni 20 appareils d’hémodialyse aux installations du ministère de la Santé – dix au complexe médical Nasser à Khan Younis et dix à l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza – pour renforcer la capacité des services de dialyse ; elle a aussi introduit une cargaison de fournitures d’hémodialyse et de seringues d’insuline en Cisjordanie avec le soutien de l’OMS.

Entre le 27 et le 31 août, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a distribué des médicaments essentiels pour la santé sexuelle et reproductive (Sexual and Reproductive Health SRH), des fournitures médicales et du matériel à 11 établissements de santé, soutenant des services destinés à 4 950 femmes et filles.

Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : Un financement supplémentaire et des approbations accélérées sont essentiels pour remédier aux pénuries de médicaments essentiels, de fournitures médicales, d’équipements de laboratoire et de matériel pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène. La priorité est celle des lacunes sur le chlore et les pièces de rechange pour le traitement de l’eau sur place dans les établissements de santé, les gants et les solutions d’hygiène des mains, les médicaments et les fournitures pour les maladies non transmissibles, y compris l’insuline NovoRapid et Levemir pour les patients atteints de diabète de type 1, les glucomètres, les bandelettes de test de glycémie, les moniteurs de pression artérielle et les monofilaments, ainsi que les fournitures liées à l’oncologie, les réactifs de laboratoire et les produits de soins rénaux ; les stocks de bicarbonate, d’érythropoïétine et de consommables connexes restent également limités. Ces pénuries, aggravées par des approbations retardées, imposent toujours des contraintes aux services de santé essentiels.

L’eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH)

Les partenaires ont distribué 46 000 kilogrammes de poudre à lessive, 31 000 litres de liquide chloré et 30 000 litres supplémentaires d’eau de Javel, 30 000 paquets de sacs poubelles, 16 000 couches pour adultes, ainsi que 720 outils de collecte et de nettoyage des ordures, y compris des gants, des balais, une raclette de sol, des éponges et des pelles à poussière.

L’hébergement

Tout au long du mois d’août, les partenaires ont soutenu 28 631 ménages en leur procurant un hébergement et des articles non alimentaires (Non Food Items, NFI), ce qui représente une réduction d’environ 32 % par rapport aux 42 000 ménages aidés en juillet. Les articles distribués ont inclus 6 071 tentes, 4 897 bâches, 3 676 kits d’étanchéité, 1 436 boîtes à outils et 74 unités de logement de secours, ainsi que 21 305 matelas, 18 049 couvertures, 18 130 ustensiles de cuisine, 12 843 kits de literie, 10 718 kits de vêtements, 4 376 tapis de couchage et 5 173 lampes solaires.

Selon un exercice d’évaluation détaillée des dommages que deux partenaires mènent à travers la bande de Gaza depuis janvier 2026, un total de 38 240 bâtiments, comprenant 178 632 logements, a été inspecté. Parmi ceux-ci, 70 691 unités (40 %) se sont avérées habitables ou avaient subi des dommages mineurs à modérés. Les 107 941 logements restants (60 %) ont été gravement endommagés, détruits ou considérés comme inhabitables pour d’autres raisons. Les résultats de cette évaluation servent de base aux réparations d’urgence visant l’amélioration des conditions de vie dans les logements partiellement endommagés. En août, les partenaires avaient effectué ces réparations de base dans 627 unités depuis le début de 2026.

Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement.

La protection

Les partenaires qui font des rapports ont touché au moins 5 000 personnes avec des services de protection directe. Ceux-ci comprennent :

  • Des services de santé mentale et de soutien psychosocial (Mental Health and Psychosocial Services, MHPSS), dont les premiers secours psychologiques, le conseil individuel et de groupe, les interventions holistiques (corps-esprit) et les activités de gestion du stress, pour au moins 2 010 personnes ;
  • La gestion de cas, le suivi, l’orientation et la médiation familiale pour 250 personnes
  • Des activités de sensibilisation aux risques de protection à plus de 2 000 personnes ;
  • Des services de réadaptation et de thérapie incluant le handicap pour 230 personnes
  • De l’aide financière pour la protection pour 120 personnes.

Pour répondre aux besoins immédiats liés à la protection, les partenaires ont fourni une aide en nature à au moins 1 030 personnes vulnérables, dont l’aide à l’hébergement et la fourniture de tentes, de vêtements, de fournitures ménagères de base, de dispositifs d’assistance, de kits d’hygiène et de colis alimentaires.

Le groupe a continué à coordonner le bureau de protection pour le soutien à 85 rapatriés par de premiers secours psychologiques, de l’aide d’urgence et des services d’orientation. Cela porte le nombre cumulé de rapatriés assistés depuis la réouverture du passage de Rafah en février 2026 à 5 591 personnes, dont 1 913 reçoivent un suivi par des services de protection, dont les évaluations initiales des besoins et un soutien psychosocial spécialisé.

La surveillance de la protection s’est poursuivie au cours de neuf discussions de groupe et de 98 entretiens avec des informateurs clés, couvrant 14 quartiers et concernant 1 034 membres de la communauté dans des zones accessibles.

Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.

La protection de l’enfance

Entre le 23 et le 30 août, les partenaires de la protection de l’enfance ont touché au moins 8 000 enfants et plus de 2 900 soignants grâce aux services de santé mentale et de soutien psychosocial, aux  services de protection de l’enfance connexes, dont les services de santé mentale et de soutien psychosocial structuré, les premiers secours psychologiques, le conseil individuel, la thérapie par le jeu, le soutien psychosocial de groupe, les activités récréatives et pour adolescents, la narration, le conseil familial, la parentalité positive et l’orientation des soignants.

Au moins 310 enfants, y compris ceux à haut risque, ont bénéficié d’une gestion individuelle de protection des enfants, comportant l’évaluation, la planification des cas, le suivi et les renvois. 151 enfants supplémentaires ont été orientés vers d’autres services en fonction de leurs besoins identifiés.

Plus de 150 enfants et adolescents handicapés ont participé à des activités inclusives de soutien psychosocial, de loisirs et d’espaces sûrs. Sur la base d’évaluations fonctionnelles, sept enfants ont reçu des fauteuils roulants ou des béquilles, tandis que 76 enfants ont reçu des lunettes.

Dans le cadre du soutien en nature, 929 articles d’hygiène et d’autres aides de base ont également été distribués aux enfants et aux familles déplacées vulnérables.

Au cours de la période considérée, 450 espaces adaptés aux enfants et autres espaces sûrs ont fourni des services de santé mentale et de soutien psychosocial, de la sensibilisation à la protection de l’enfance, des compétences de vie et activités récréatives, de l’orientation et d’autres services de protection. 100 tentes supplémentaires de haute performance ont été mises à la disposition des partenaires pour soutenir l’expansion de la programmation d’espaces sûrs ; les activités communautaires de protection de l’enfance ont touché 5 958 enfants et 2 297 soignants et adultes grâce à des séances de sensibilisation structurées couvrant la prévention de la séparation des familles, la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (Prevention of Sexual Exploitation and Abuse, PSEA), le contact sûr et le contact dangereux, la prévention de la violence fondée sur le genre (Gender-Based Violence, GBV), la violence basée sur le handicap, la parentalité positive, la sécurité personnelle, l’hygiène et la demande d’aide en toute sécurité.

Pendant la période considérée, 250 enfants de 10 sites de déplacement ont participé à des marches de sécurité pour les enfants, identifiant les routes dangereuses, les dangers environnementaux, les sources de soutien fiables et contribuant à des actions au niveau communautaire pour réduire les risques de protection.

La surveillance de la protection de l’enfance a identifié 19 enfants engagés dans le travail des enfants sur un site de déplacement dans la région d’Al Mawasi à Khan Younis, y compris des enfants vendant des marchandises et collectant des matières recyclables. À Khan Younis, des enfants aussi jeunes que neuf et dix ans auraient collecté des matériaux combustibles parce que les familles ne pouvaient pas se permettre du carburant de cuisson.

Six cas de mariage d’enfants impliquant des jeunes filles ont été identifiés dans des sites de déplacement dans la région d’Al Mawasi, apparemment liés aux pressions socio-économiques, aux normes sociales et aux possibilités limitées d’accès à l’éducation. Les jeunes filles ont été inscrites dans les services de gestion de cas. Les adolescentes ont également continué à faire face à une confidentialité limitée, à des restrictions de mouvement, à la stigmatisation et à des obstacles à l’accès confidentiel aux services de protection.

Quelques exemples de ce qui est nécessaire : un financement prévisible, flexible et plurimensuel pour soutenir la gestion des cas, les services de santé mentale et de soutien psychosocial, la protection de l’enfance et les services communautaires d’inclusion des personnes handicapées ; un personnel de première ligne, du carburant et des transports suffisants ; des espaces adaptés aux enfants de manière adéquate et accessibles ; du matériel adapté aux enfants et aux services de santé mentale et de soutien psychosocial; des voies d’orientation plus strictes et une disponibilité accrue des dispositifs d’aide et des services de réadaptation spécialisés.

S’attaquer à la violence sexiste

Malgré de graves contraintes opérationnelles et la fermeture forcée et la relocalisation de sept points de prestation de services à Gaza en raison d’ordonnances de déplacement, les partenaires ont maintenu des services essentiels qui traitent de la violence sexiste à travers Gaza en utilisant des modalités de livraison adaptables.

Pour renforcer les capacités techniques et les efforts inter-agences, les partenaires ont dirigé une formation sur la gestion spécialisée des cas de violence sexiste et se sont associés à l’OMS sur la formation conjointe à la gestion clinique du viol (Clinical Rape Management, CRM) et ont organisé des sessions consacrées à la prise en charge des violences sexistes et des violences à l’égard des femmes en général (Violences Against Women, VAW) adressées aux praticiens de la santé dans la ville de Gaza.

L’action anti-mines

Les partenaires ont effectué 173 évaluations des risques d’explosions pour faciliter les opérations d’enlèvement des décombres, les activités liées aux hébergements et les activités de soutien à l’agriculture et à l’élevage. Sept autres missions de l’équipe d’intervention d’urgence ont été menées avec le soutien système de gestion de la sécurité de l’ONU.

Les séances de formation en personne sur les risques d’engins explosifs se sont poursuivies, avec plus de 10 200 personnes entre le 20 et le 27 août.

Depuis octobre 2023, au 30 août 2026, un total de 625 incidents liés à des engins explosifs ont été enregistrés dans la bande de Gaza, ce qui a entraîné 283 décès et 1 209 blessés. Les partenaires ont continué à orienter les victimes de ces incidents vers les services appropriés de santé, d’aide psychosociale et de réadaptation dans la bande de Gaza.

L’éducation

Le Groupe Éducation a commencé les préparatifs pour la nouvelle année universitaire, qui devrait démarrer le 19 septembre. Dans le cadre de ces actions, et à la fin du mois d’août, 22 partenaires du Groupe gérant 359 espaces d’apprentissage temporaires (Temporary Learning Spaces, TLS) à travers la bande de Gaza ont reçu 155 711 cartables pour les élèves de 3e année et plus, ainsi que 1 086 kits d’enseignement et d’apprentissage du type « L’école dans un carton » et 15 kits de développement de la petite enfance à distribuer aux apprenants.

Traduction SF pour l’UJFP

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