Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 18 septembre 2026

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Le rapport complet en anglais ICI.

Gaza Displaced People Building Collapse Near UNRWA Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 18 septembre 2026
Opérations de recherche et de sauvetage dans la ville de Gaza après l’effondrement d’un immeuble résidentiel endommagé par la guerre. Photo : UNRWA

Faits saillants

Dans la ville de Gaza, 21 personnes, dont 12 enfants, auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées, lorsqu’un immeuble résidentiel endommagé par la guerre s’est effondré le 16 septembre ; beaucoup de gens restent dans des bâtiments dangereux, faute de meilleures solutions de logement.

Les opérations de recherche et de sauvetage ainsi que la capacité de réparer les bâtiments endommagés et d’aider ceux qui choisissent de déménager des zones sujettes aux inondations avant les pluies sont limitées par des pénuries de machines, de carburant, d’huile moteur, de pièces de rechange et d’autres fournitures.

Les cas d’impétigo, une infection cutanée bactérienne très contagieuse qui touche principalement les jeunes enfants, ont continué d’augmenter, avec un total de 45 190 signalés entre le 2 août et le 12 septembre. Un nouveau cas de paralysie flasque aiguë a été signalé, portant le total cumulé à 21 pour 2026.

Deux sites de décharge temporaires ont dépassé leur capacité et ont fermé, ce qui soulève des inquiétudes quant au fait que les restrictions israéliennes sur l’accès aux décharges de Gaza près de la ligne verte entraînent une augmentation des risques pour la santé publique.

Alors qu’une allocation de 2 millions de dollars américains au Fonds humanitaire et une subvention de 1,5 million de litres de carburant aideront à soutenir les services de santé et d’autres services essentiels au sein de la crise énergétique prolongée de Gaza, un financement humanitaire supplémentaire est nécessaire de toute urgence en plus des approbations pour des solutions durables.

En Cisjordanie, plus de 1 100 structures ont été démolies pour défaut de permis de construire en 2026, déplaçant plus de 1 500 personnes – plus d’un tiers des plus de 4 300 Palestiniens déplacés jusqu’à présent cette année.

Les attaques de colons affectent une zone géographique en expansion : 275 localités palestiniennes ont été touchées jusqu’à présent en 2026, soit presque autant que les 279 touchées pendant toute l’année 2025, le chiffre annuel le plus élevé enregistré depuis 2006.

À Qusra, trois familles palestiniennes sont restées en grande partie isolées pendant plus de cinq semaines après la création d’un avant-poste de colonie à proximité, avec des restrictions limitant leurs mouvements et leur accès à l’éducation et à l’aide humanitaire.

À Umm Safa, l’expansion de l’avant-poste de la colonie et une porte nouvellement installée par les colons ont encore isolé une famille palestinienne du reste du village, dans un contexte d’attaques et d’intimidations récurrentes de colons.

Vue d’ensemble

Les Palestiniens du territoire palestinien occupé continuent d’être exposés à la violence systémique et à des restrictions qui causent des victimes, des dommages matériels, des déplacements et la perte de moyens de subsistance. Les opérations humanitaires sont limitées par des restrictions persistantes et un sous-financement.

S’adressant aux journalistes à New York le 16 septembre 2026, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré qu’au Moyen-Orient, « la désescalade doit être la première priorité, la deuxième priorité et la troisième priorité ». Il a appelé toutes les parties à cesser toute action qui nuirait aux civils et à veiller à ce que les opérations humanitaires puissent se dérouler en toute sécurité et sans entrave.

Le secrétaire général a déclaré que « nous ne devons jamais oublier les souffrances dramatiques du peuple palestinien – à la fois à Gaza et en Cisjordanie », notant que le plan de paix pour Gaza doit être pleinement mis en œuvre avec une aide humanitaire sans restriction. Il a en outre déclaré que l’annexion rampante de la Cisjordanie doit cesser, concluant qu’il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient sans réaliser la solution à deux États.

Le même jour, le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a eu un échange téléphonique avec le Premier ministre de l’État de Palestine, Mohammad Mustafa. M. Fletcher a déclaré qu’au cours de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, il introduirait une initiative visant à garantir un accès universel à une aide vitale à 11 millions de personnes – ajoutant que dans ce cadre, il était urgent de pouvoir approvisionner quelque deux millions de personnes à Gaza pendant l’hiver.

La Bande de Gaza

La période considérée pour cette section va du 7 au 13 septembre, sauf indication contraire.

Près d’un an après l’annonce d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2025, les civils de Gaza continuent de faire face à des risques mettant leur vie en danger dans un contexte de destruction généralisée, d’immenses besoins humanitaires, de frappes et de restrictions continues à l’entrée de fournitures et d’équipements essentiels, ainsi que de pénuries de financement critiques. Ces risques deviennent de plus en plus aigus à l’approche de l’hiver.

Le 16 septembre, avant l’aube, un immeuble résidentiel de six étages, endommagé par la guerre, s’est effondré dans la zone de Tal al Hawa de la ville de Gaza, tuant 21 personnes, selon la Défense civile, et en blessant des dizaines. Beaucoup d’autres personnes avaient été aidées à sortir de la zone peu de temps avant l’effondrement, lorsque le bâtiment a commencé à se fissurer. Les autorités sanitaires locales affirment que parmi les personnes tuées se trouvent 12 enfants.

Talal Al Harazin, l’un des survivants qui vivait avec sa famille dans une tente à côté du bâtiment, a partagé avec l’ONU ce qu’il avait vécu : « En moins de dix secondes, [le bâtiment] a été complètement démoli. La poussière était si épaisse que nous ne pouvions même pas voir nos doigts. » Il a ajouté que « des familles déplacées des quartiers de Zeitoun et Ash Shuja’iyyeh s’abritaient dans le bâtiment, la plupart étant des enfants, des femmes et des personnes âgées ».

L’incident fournit une illustration flagrante des dangers plus importants auxquels sont confrontés les civils à travers la bande de Gaza. En l’absence de meilleures options, des milliers de personnes s’abritent dans des centaines de structures endommagées jugées dangereuses.

Après cet effondrement, les actions de recherche et de sauvetage ont été dirigées par la Défense civile et soutenues par l’Égypte et des équipes du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui ont rapidement mobilisé des excavatrices, des chargeuses sur pneus et des camions à benne sur le site. Cependant, les équipes ont indiqué que les opérations de recherche et de sauvetage sont sévèrement limitées par des pénuries critiques de machines lourdes et d’équipements spécialisés.

Les partenaires humanitaires ont visité le site pour évaluer la situation et ont mobilisé une réponse rapide pour soutenir les survivants, y compris en fournissant un abri, des soins de santé et d’autres articles et services essentiels, grâce aux stocks limités disponibles à l’intérieur de Gaza. Les Émirats Arabes Unis et le Qatar ont mobilisé la livraison de fournitures de secours. L’UNICEF et ses partenaires ont fourni les premiers soins psychologiques aux enfants et à leurs familles, et ont veillé à ce que le personnel local de soins de santé dispose des médicaments et des fournitures médicales dont ils avaient besoin pour mieux soutenir les personnes blessées.

La défense civile palestinienne rapporte que plus de 630 corps et autres restes humains ont été récupérés sous des bâtiments détruits à travers Gaza entre novembre 2025 et septembre 2026, comme l’indique une récente déclaration du responsable des droits de l’homme, Volker Türk. La Défense civile estime le nombre total de personnes disparues sous les décombres à plus de 8 000, selon le communiqué.

À la suite de l’effondrement du bâtiment, les Nations Unies ont réitéré le besoin urgent d’approbations israéliennes pour faire entrer plus de machines lourdes, d’équipements spécialisés, d’huile moteur, de pièces de rechange, de carburant, de matériaux de construction et d’abris de transition nécessaires au sauvetage et à d’autres opérations importantes, dont le nettoyage des routes, l’élimination des bâtiments dangereux, la gestion des gravats et la reconstruction. L’effondrement, et le risque continu d’incidents similaires, manifestent les effets cumulatifs des attaques israéliennes en cours, de la destruction généralisée, des restrictions sévères à l’entrée de fournitures et d’équipements humanitaires essentiels et du confinement des civils dans une zone de plus en plus restreinte de la bande de Gaza. Dans l’ensemble, ces conditions aggravent les besoins humanitaires et exposent les civils à des risques croissants qui mettent leur vie en danger.

À l’approche de la saison des pluies, les partenaires humanitaires soutiennent la réinstallation volontaire des bâtiments endommagés et des zones sujettes aux inondations vers des sites plus sûrs. Cependant, les restrictions sur l’entrée des fournitures humanitaires, dont les tentes, les bâches et autres articles critiques, continuent d’entraver les efforts d’intervention. L’hiver dernier, au moins 11 enfants de la bande de Gaza, y compris des nourrissons, seraient morts d’hypothermie, selon l’UNICEF.

Selon le ministère de la Santé à Gaza, qui fonctionne sous les autorités de facto, 22 Palestiniens ont été tués, y compris ceux qui sont morts de blessures et dont les corps ont été récupérés sous les décombres, et 209 personnes ont été blessées entre le 9 et le 16 septembre. Ces chiffres, qui n’incluent pas les personnes tuées par l’effondrement d’un bâtiment, portent le nombre global de victimes signalées depuis l’annonce de l’accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 1 381 décès et 4 757 blessés, selon le ministère de la santé.

Le 13 septembre, l’UNICEF a déclaré que neuf enfants auraient été tués ou morts de leurs blessures au cours des semaines précédentes – dont deux sœurs âgées de 6 et 12 ans, et quatre autres enfants âgés de 3 à 14 ans. L’UNICEF a ajouté qu’une mère enceinte et son bébé à naître auraient également été tués par des coups de feu. Au moins 13 enfants auraient été blessés.

Plus généralement, les contraintes décrites ci-dessus, y compris les restrictions à l’entrée de fournitures et d’équipements essentiels et les pénuries de financement critiques, mettent également la réponse sanitaire déjà fragile de Gaza face à un risque croissant de perturbation, les contraintes opérationnelles aggravant ces pressions. Les pénuries d’huile moteur, de pneus et de pièces de rechange pour les véhicules utilisés par les partenaires de l’ONU et les ONG, y compris les ambulances, ont conduit à la suspension des services de transport du personnel, ce qui a incité le ministère de la Santé et ses partenaires à annoncer qu’ils passeraient aux modalités de fonctionnement d’urgence à partir du 16 septembre, en donnant la priorité aux services de sauvetage et d’urgence tout en réduisant les activités de soins de santé de routine.

Le 17 septembre, en dehors de la période considérée, le coordinateur humanitaire, le Dr. Ramiz Alakbarov, a alloué 2 millions de dollars américains (1,77 millions €) du Fonds humanitaire du territoire palestinien occupé, géré par l’OCHA, aux partenaires de la santé afin d’appuyer le soutien en carburant pour des dizaines de services de santé essentiels. Grâce à cette allocation, les partenaires humanitaires fourniront chaque mois pour 500 000 dollars (444,296 €) de carburant – pendant quatre mois – pour soutenir des dizaines de services de santé prioritaires avec des générateurs de secours pendant que le réseau électrique est en panne. Le 18 septembre, le Qatar a annoncé une subvention d’une valeur de 1,5 million de litres de carburant pour la santé et d’autres infrastructures civiles vitales à Gaza. Le dernier financement pour le carburant est une mesure provisoire qui empêchera de nouvelles interruptions des services de sauvetage. Mais les générateurs de secours consommateurs de carburant ne sont pas une solution durable pour alimenter des services critiques. Les approbations israéliennes pour importer du matériel d’énergie solaire et redémarrer les opérations à la centrale électrique de Gaza sont nécessaires de toute urgence.

Opérations d’eau et d’assainissement à risque

Les pressions sur le système de santé sont aggravées par les menaces sur les opérations d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH), qui sont essentielles pour atténuer la propagation des maladies et d’autres risques pour la santé publique. Le 12 septembre, des coups de feu ont été tirés près d’un générateur portable utilisé pour alimenter les puits desservant des abris dans le nord de Gaza alors qu’il était transporté entre les sites. Bien qu’aucune victime ou dommage n’ait été signalé, l’incident illustre les risques persistants pour la sécurité du personnel de gestion de l’eau, des eaux usées et des déchets solides, ainsi que des travailleurs humanitaires plus largement, dont la sécurité est essentielle au maintien des services indispensables. La détérioration de la gestion des déchets solides et la persistance de l’insécurité augmentent les risques pour la santé publique et l’assainissement dans toute la bande de Gaza. Au cours de la période de référence, le site de décharge temporaire Al Berka 2 à Deir al Balah a atteint environ 170 % de sa capacité, tandis que le site de décharge temporaire Al Shallal à Nuseirat a cessé ses activités après avoir atteint sa pleine capacité. Les partenaires tentent d’identifier et d’établir d’urgence des sites d’élimination alternatifs pour empêcher l’accumulation rapide de déchets solides dans le centre de Gaza, ce qui pourrait exacerber la contamination de l’environnement, augmenter les vecteurs de maladies et menacer davantage les conditions de santé publique déjà fragiles.

Entre le 7 et le 13 septembre, plus de 304 000 consultations de santé ont été signalées sur 217 sites actifs à Gaza, les maladies transmissibles représentant 13 % de toutes les consultations. Les infections respiratoires aiguës sont restées la maladie la plus fréquemment signalée, suivie de la diarrhée aqueuse aiguë et des maladies de la peau. Les cas d’impétigo, une infection cutanée bactérienne très contagieuse affectant principalement les nourrissons et les jeunes enfants, ont continué d’augmenter. Au cours des cinq semaines épidémiologiques entre le 2 août et le 12 septembre, un total de 45 190 cas a été signalé, ce qui représente 2,5 % de toutes les consultations. Un nouveau cas de paralysie flasque aiguë a également été signalé, portant le total cumulé à 21 cas en 2026. Pour renforcer la surveillance de la polio et la préparation aux épidémies, un programme de formation de formateurs de quatre jours a été lancé pour 45 membres du personnel du ministère de la Santé, de l’Organisation mondiale de la Santé et de l’UNRWA. Les pénuries de médicaments essentiels continuent de limiter la réponse de la santé.

Les approvisionnements

Sur la base des données recueillies par le Groupe Logistique, le taux de déchargement de l’aide de l’ONU et des partenaires, représentant la proportion de camions déchargés avec succès au point d’entrée de Kerem Shalom par rapport à ceux autorisés à entrer chaque jour, est passé de 77 % à 70 % au cours de la période de déclaration précédente. Le corridor égyptien a continué à faire face aux niveaux les plus élevés de retours et de rejets de camions, les taux de déchargement ayant chuté de manière significative à 35 % contre 43 % la semaine précédente. La route d’Ashdod est restée la route d’entrée la plus utilisée pour le fret humanitaire de l’ONU et des partenaires, représentant un peu plus de 46 % de tous les camions entrant à Gaza.

Sur le plan commercial, les données de la Chambre de commerce de Gaza, partagées avec le Groupe de Travail sur la Trésorerie, indiquent que le secteur privé a collecté 884 camions commerciaux dans la bande de Gaza entre le 7 et le 13 septembre. La composition des cargaisons entrantes reste préoccupante : selon les mêmes données, 290 des 884 camions commerciaux (33 %) transportaient des articles non essentiels, ce qui limite encore l’entrée de produits sectoriels essentiels nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires.

Selon les données de surveillance du marché du Groupe de Travail sur la Trésorerie, l’inflation reste élevée à environ 200 % au-dessus des niveaux d’avant octobre 2023. Alors que les prix de la plupart des produits de base sont restés relativement stables par rapport à la semaine précédente, le prix d’un sac de farine de 25 kg a augmenté de 35 %, atteignant une moyenne de 63 ILS (18,65 €) et un prix maximum enregistré de 75 ILS (22,20 €). L’augmentation peut être liée à la réduction des distributions humanitaires, à des perturbations des chaînes d’approvisionnement du secteur privé ou aux deux – sous réserve d’une analyse plus approfondie.

La Chambre de commerce signale également que les frais d’encaissement sont tombés à zéro. Elle suggère que cela reflète une grave pénurie de liquidités et une forte baisse des tentatives d’obtention de numéraire.

Depuis la fermeture du point de passage de Zikim dans le nord de Gaza le 24 mai, Kerem Shalom est resté le seul point de passage opérationnel pour le fret. Cela continue de rendre plus vulnérable le fonctionnement du marché, car toute perturbation des flux de fret aurait probablement des effets en cascade sur la disponibilité des produits essentiels dans toute la bande de Gaza.

L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour les ventilations de ceux-ci, consulter le tableau de bord en ligne du mécanisme 2720 de l’ONU.

Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.

Le Financement

image Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 18 septembre 2026
92% des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 8% à la Cisjordanie91% des fonds sont consacrés aux besoins dans la bande de Gaza et 9% à ceux de Cisjordanie

Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés

Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza, par groupe

La période considérée pour cette section va du 7 au 13 septembre, sauf indication contraire.

Le soutien intersectoriel

Les partenaires ont fourni une aide d’urgence par le mécanisme de distribution conjointe rapide à 211 ménages touchés par 14 incidents signalés par les communautés et les représentants des sites à travers la bande de Gaza. Les incidents comprenaient, entre autres, sept frappes aériennes touchant 198 ménages et cinq incendies accidentels affectant sept ménages. La plupart des personnes touchées se trouvaient à Khan Younis, où trois incidents ont eu un impact cumulatif sur 51 ménages, suivis de la ville de Gaza et de Deir al Balah. Tous les incidents signalés ont reçu une réponse, avec une aide prioritaire en fonction du niveau de besoin évalué, du type d’incident et de la gravité des dommages.

La sécurité alimentaire

Entre le 1er et le 15 septembre, les partenaires ont fourni une aide alimentaire en nature à 121 000 ménages (plus de 460 000 personnes) dans le cadre du cycle de distribution mensuel. En raison de la disponibilité des stocks, chaque famille n’a reçu qu’un seul colis et un sac de farine de 25 kilogrammes, couvrant environ 50 % des besoins caloriques minimaux.

Au 10 septembre, 25 partenaires ont continué à préparer 732 000 repas chaque jour dans 102 cuisines et à les livrer dans 1 104 lieux. Cela comprend 276 000 repas distribués dans 372 lieux dans le nord de Gaza et 456 000 repas dans 732 lieux dans les gouvernorats du centre et du sud. Dans l’ensemble, les niveaux de production de repas sont restés en grande partie stables depuis fin mai.

Au 14 septembre, environ 90 000 paquets de pain de deux kilos continuaient d’être cuits quotidiennement par 22 boulangeries subventionnées à travers Gaza. Environ 72 % de ce pain est vendu par 160 détaillants sous contrat à un prix subventionné de 3 NIS (0,80 €) le paquet, tandis que les 28 % restants sont distribués gratuitement dans plus de 300 refuges et sites communautaires. En outre, grâce au modèle de production « carburant uniquement », un total de 18 boulangeries privées reçoivent du carburant gratuit de la part de partenaires humanitaires pour produire et vendre du pain pour la communauté. Tout en gérant leurs opérations de manière indépendante, ces boulangeries ont régulièrement augmenté leur production, cuisinant plus de 62 tonnes de pain par jour.

Depuis le 13 septembre, une autre série de fourrage pour animaux a été distribuée à environ 2 200 éleveurs de bétail. Chaque éleveur a reçu deux sacs de 50 kg d’aliments concentrés et un sac de 50 kg d’orge. L’entrée continue du fourrage pour animaux reste essentielle pour maintenir l’amélioration des taux de survie du bétail et de la récupération des troupeaux observées depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025.

Quelques exemples de ce qui est nécessaire : Il est urgent d’augmenter l’entrée commerciale de farine de blé pour répondre à la demande croissante, notamment en élargissant l’accès des commerçants et des boulangeries à l’approvisionnement direct de farine. Avant la saison hivernale, un espace de chargement couvert supplémentaire au passage de Kerem Shalom est essentiel pour protéger les fournitures des dommages liés à la pluie et éviter une répétition des pertes de stock subies l’hiver dernier. Dans le même temps, de graves pénuries d’huile moteur, de lubrifiants et de pièces de rechange risquent de réduire la capacité de transport dans les secteurs humanitaire et privé, ce qui pourrait perturber la circulation et la distribution des approvisionnements alimentaires aux populations dans la bande de Gaza.

La santé

Entre le 1er et le 15 septembre, 270 patients ont été évacués via les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom, aux côtés de 299 soignants. Dans l’ensemble, depuis l’accord de cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025, l’OMS a évacué 3 172 patients accompagnés par 5 398 soignants via les passages de Rafah et de Kerem Shalom. Parmi ceux-ci, 2 452 patients et 3 696 accompagnants ont été évacués via Rafah depuis sa réouverture le 2 février 2026.

L’eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH)

Le 10 septembre, Oxfam a réparé la station de pompage des eaux usées endommagée de Serdah, à Jabalya, dans le nord de Gaza, et s’est procuré un générateur localement pour installer ses opérations. Entre juin et août, les partenaires de WASH ont réparé 19 installations d’eau et d’égouts, qui sont techniquement opérationnelles, mais continuent de fonctionner à capacité limitée en raison de pénuries d’électricité.

Les partenaires ont distribué 7 800 couches pour adultes, 504 litres de liquide chlore, 313 kits d’hygiène, 101 cuvettes de toilettes à la turque et 30 grandes poubelles de 100 litres, en soutien à au moins 300 familles dans Gaza.

L’hébergement

Les partenaires ont soutenu 6 570 ménages avec des éléments d’hébergement d’urgence et d’autres articles essentiels. Y ont été inclus 441 tentes, 250 bâches, 466 ensembles de cuisine, 7 999 lampes solaires, 1 544 nattes de couchage, 6 176 matelas et 9 259 couvertures d’été.

Les partenaires du Groupe Hébergement ont élaboré des supports d’information, d’éducation et de communication pour aider les ménages à renforcer et à améliorer les tentes et les abris de fortune. Les directives promeuvent des mesures simples pour améliorer la toiture, la stabilité structurelle, la résistance aux intempéries et le confort thermique, aidant les communautés à se préparer pour la prochaine saison hivernale.

Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement.

La protection

Les partenaires de la protection ont touché au moins 8 747 personnes avec des services de protection directe à travers Gaza, notamment :

  • 6 193 personnes qui ont reçu un soutien en santé mentale et psychosociale (Mental Health ans Psychological Support Services, MHPSS), des premiers secours psychologiques (Psychological First Aid, PFA), des conseils individuels et de groupe, des interventions holistiques (corps-esprit) et des activités de soutien psychosocial connexes.
  • 2 348 personnes qui ont participé à des activités d’éducation sur le risque liés à des engins explosifs, de préparation aux conflits et de sensibilisation à la protection.
  • 115 personnes qui ont reçu des services de gestion de cas personnels, d’assistance individuelle et d’orientation.
  • 54 personnes qui ont eu accès aux services d’inclusion des personnes handicapées, dont le renforcement des capacités et le soutien spécialisé.

Le Groupe Protection a continué à coordonner le bureau de protection, soutenant 208 rapatriés avec les premiers secours psychologiques, l’assistance d’urgence et les services d’orientation. Depuis la réouverture du point de passage de Rafah, 6 035 rapatriés ont reçu une aide, dont 1 959 personnes qui reçoivent actuellement un soutien continu à la protection, comprenant l’évaluation des besoins et des services psychosociaux spécialisés.

La surveillance de la protection s’est poursuivie au cours de sept discussions de groupe et de 125 entretiens d’informateurs clés, touchant 1 073 personnes dans 19 quartiers pour identifier les préoccupations en matière de protection, les contraintes d’accès et les besoins prioritaires.

Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Hébergement.

La protection de l’enfance

Les partenaires de la protection de l’enfance ont touché au moins 10 000 enfants et adolescents à travers Gaza grâce aux services de santé mentale et de soutien psychosocial et aux services de protection de l’enfance, aux services structurés de santé mentale et de soutien psychosocial, à l’aide psychologique d’urgence, au conseil individuel et de groupe, aux activités de compétences de vie, à l’engagement des adolescents, à la thérapie par le jeu, aux sports, à la narration, au théâtre, et à d’autres activités récréatives. Plus de 3 500 soignants et adultes ont également reçu un soutien psychosocial, des séances de parentalité positive, des conseils et un soutien familial.

Au moins 376 enfants en situation de vulnérabilité ont bénéficié de services de prise en charge dans le cadre de la protection de l’enfance, tandis que plus de 3 540 cas en cours de prise en charge ont reçu un soutien de suivi. En outre, 28 enfants non accompagnés et séparés (Unaccompanied And Separated Children, UASC) ont été identifiés et inscrits à des services de soins et de protection alternatifs, 176 de ces enfants ont reçu des visites de suivi et trois enfants ont été réunis à leur famille.

Les partenaires ont fourni une aide financière intégrée à 419 ménages s’occupant d’enfants en risque accu en matière de protection, contribuant à réduire les problèmes de protection, à prévenir la séparation de la famille et à atténuer les mécanismes d’adaptation nuisibles. Un soutien supplémentaire a inclus des articles d’hygiène, des cartables, du matériel d’identification pour enfants et des fournitures récréatives.

Les services spécialisés et incluant les personnes handicapées se sont poursuivis, 38 enfants souffrant de handicaps ou de blessures liées au conflit ont reçu des modalités d’aide et un soutien à la réadaptation, et 99 enfants ont reçu des lunettes. Des orientations ont également été fournies pour les soins de santé, la physiothérapie, les services d’élocution et de langage, les examens médicaux et d’autres soutiens spécialisés.

Les activités communautaires de protection de l’enfance ont touché au moins 10 108 enfants et soignants par le biais de séances de sensibilisation et d’atténuation des risques sur la protection de l’enfance, la prévention de la violence, la séparation de la famille, le contact sûr et le contact dangereux, la parentalité positive, la sécurité incendie et les mécanismes de recherche et de signalement de l’aide. Les marches de sécurité pour enfants et les exercices de cartographie de sécurité ont également permis aux enfants d’identifier les risques liés à la protection et les dangers environnementaux sur les sites de déplacement.

Quelques exemples de ce qui est nécessaire : un financement prévisible, flexible et plurimensuel pour soutenir la gestion des cas, les services de santé mentale et de soutien psychosocial, la protection de l’enfance et les services d’inclusion des personnes handicapées ; un personnel de première ligne suffisant, du carburant et du transport ; des espaces adaptés aux enfants de manière adéquate, et accessibles ; du matériel adapté aux enfants et au soutien à la santé mentale et soutien psychosocial ; des parcours d’orientation plus solides et une disponibilité accrue d’appareils d’assistance et de services de réadaptation spécialisés.

S’attaquer à la violence sexiste

Entre le 7 et le 13 septembre, les partenaires traitant de la violence sexiste (Gender-Based Violence, GBV) ont prodigué à 10 893 personnes des modalités d’intervention dans 98 points de prestation de services, dont 86 espaces de sécurité pour femmes et jeunes filles et des refuges sûrs. Les services ont inclus la gestion des cas de violence sexiste (807 personnes), le soutien en santé mentale et en appui psychosocial individuel spécialisé (1 749 personnes) et le soutien en santé mentale et en appui psychosocial de groupe (3 860 personnes).

Grâce à des actions de sensibilisation et de communication auprès de la population, les partenaires ont engagé 6 847 personnes (4 662 femmes et 2 185 hommes) dans la prévention de la violence sexiste, l’atténuation des risques et les normes sociales positives. Les sessions ont couvert des thématiques telles que l’aide psychologique d’urgence, la gestion du stress, les droits des femmes, la violence domestique, la violence sexiste dans des situation d’urgence, l’autonomisation personnelle et la sécurité numérique.

Les partenaires ont fourni une assistance ciblée à des femmes et des jeunes filles, par la distribution de 1 275 kits de dignité et une aide financière à 12 femmes pour faciliter l’accès aux services de prise en charge de la violence sexiste.

Pour renforcer la qualité du service, 208 intervenants sur la violence sexiste ont reçu une formation spécialisée sur les principes de protection, les orientations sûres, la protection contre l’exploitation et les abus sexuels (Protection against Sexual Exploitation and Abuse, PSEA), la gestion de cas personnels, l’aide psychologique d’urgence, l’appui à la santé mentale et au soutien psychosocial, la protection de l’enfance, l’inclusion des personnes handicapées, les protocoles sur les violences sexistes pour les travailleurs de la santé et la prise en charge des enfants survivants d’agression sexuelle.

L’action anti-mines

Les partenaires ont effectué 150 évaluations des risques d’explosion avec l’appui de différentes agences des Nations Unies, afin de faciliter les opérations d’enlèvement des décombres.

Les partenaires ont mené sept missions d’équipes d’intervention d’urgence en soutien au Département de la sécurité et de la sécurité des Nations Unies.

Les partenaires ont donné des séances d’éducation en personne sur les risques d’engins explosifs à près de 16 000 personnes entre le 3 et le 9 septembre.

L’éducation

Au cours de la période de référence, l’expédition des sacs à dos scolaires aux partenaires s’est poursuivie, avec des distributions échelonnées en cours avant la nouvelle année scolaire, qui devrait commencer le 19 septembre.

Les partenaires ont réhabilité 22 salles de classe dans deux écoles à la suite de la relocalisation volontaire continue des familles déplacées qui avaient utilisé les salles de classe comme abris. Les deux écoles, l’une à Khan Younis et l’autre à Deir al Balah, avaient auparavant bénéficié d’un soutien identique. Les efforts visant à élargir l’accès à l’éducation se poursuivent, y compris par l’expansion des espaces d’apprentissage existants, dans la mesure du possible.

Le Groupe Logistique et Télécommunications (Logistic and Telecommunication Cluster, LTC)

Le 7 septembre, le groupe s’est engagé avec le Réseau des ONG Palestiniennes à l’examen des exigences de connectivité pour son hub humanitaire et à l’énonciation de recommandations techniques pour des services Internet sécurisés, soutenant des communications fiables pour les opérations humanitaires à Gaza.

Entre le 8 et le 9 septembre, ce groupe s’est coordonné avec les normes de sécurité des télécommunications et celles du Département des Nations Unies sur la Sûreté et la Sécurité concernant l’extension des services du système de communication de sécurité à d’autres partenaires humanitaires, renforçant ainsi les communications de sécurité interagences, la coordination et la préparation aux situations d’urgence.

Au cours de la période de référence, le Groupe Logistique et Télécommunications a continué à soutenir le  Département des Nations Unies sur la Sûreté et la Sécurité dans le renforcement des communications de sécurité à travers Gaza grâce à la planification des communications, à la normalisation radio et à l’amélioration de l’infrastructure, ce qui améliore la fiabilité et l’interopérabilité des communications entre les agences.

Traduction SF pour l’UJFP

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