Le rapport complet en anglais ICI.

Faits saillants
Les démolitions ont déplacé 147 Palestiniens à travers la Cisjordanie en une semaine, soit plus de trois fois la moyenne hebdomadaire de 2026, dont 58 personnes parmi les Bédouins d’Anata du Sud, près de la zone désignée pour le plan d’expansion de la colonie E1.
Les opérations et les restrictions de mouvement des forces israéliennes ont perturbé l’accès aux services essentiels pour des milliers de Palestiniens dans le gouvernorat de Ramallah, tandis que les opérations des forces israéliennes à Naplouse ont temporairement déplacé des familles et fermé des écoles et un centre de santé. Les pénuries de financement menacent les services de santé mobiles dans la zone C : 20 sites risquent de perdre la couverture des cliniques mobiles si elles n’ont pas un financement continu, tandis que 17 localisations sont déjà dépourvues de services.
À Gaza, les pénuries de médicaments contre le cancer, de matériel de chimiothérapie et de radiothérapie, de matériel de dialyse, d’insuline et d’huile moteur – causées par le sous-financement et l’absence d’autorisation d’entrée à Gaza de certains médicaments déjà rares – perturbent les services de sauvetage.
La nouvelle année universitaire à Gaza a commencé le 19 septembre avec environ 200 000 enfants absents de l’école, en raison de pénuries de financement. Les partenaires s’étaient préparés en enlevant les décombres, en nettoyant certaines salles de classe et en fournissant des sacs et de la papeterie. Dans la bande de Gaza, environ 495 000 enfants d’âge préscolaire et d’âge scolaire sont inscrits dans des espaces d’apprentissage soutenus par l’ONU et l’intervention des partenaires de l’humanitaire.
Les déficits et les restrictions de financement contraignent gravement les préparatifs pour la saison des pluies, les stocks disponibles étant très limités et ne couvrant qu’une fraction des besoins ; des centaines d’espaces adaptés aux enfants et de services de protection sont perturbés.
Dans toute la bande de Gaza, 451 sites de déplacement identifiés comme étant à haut risque d’inondation accueillent environ 464 402 personnes.
Vue d’ensemble
La violence et les restrictions continuent d’accentuer les besoins humanitaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, tandis que les pénuries de financement humanitaire retardent encore les actions de secours. S’adressant aux États membres dans le cadre de la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré que « nous ne devons pas perdre de vue la situation dévastatrice dans le territoire palestinien occupé ».
En ce qui concerne Gaza, il a dit que « la reprise de l’aide depuis l’annonce du cessez-le-feu en octobre dernier a apporté un certain soulagement – mais que les conditions restent intolérables… Le droit international, y compris le droit international humanitaire, est violé de manière flagrante. L’accès humanitaire reste sévèrement restreint, et le niveau de souffrance humaine est toujours hors normes. » Il a réitéré la nécessité de permettre à l’ONU d’exécuter ses mandats à Gaza et de protéger le personnel de l’ONU et le personnel humanitaire, soulignant que toutes les parties doivent se conformer au droit international et aux ordonnances de la Cour internationale de justice.
En ce qui concerne la Cisjordanie, il a déclaré que « des niveaux records des attaques de colons et les efforts incessants pour étendre les colonies poussent les communautés palestiniennes à un point de rupture. De telles actions sont illégales et injustes. » Le secrétaire général a ajouté que la violence, les déplacements et l’expansion des colonies par Israël » détruisent la voie de la paix et soulèvent le spectre du nettoyage ethnique ».
La Bande de Gaza
La période considérée pour cet article va du 14 au 20 septembre, sauf indication contraire.
Les besoins humanitaires à Gaza restent écrasants, alors que les frappes continuent ; le contexte est marqué par d’autres actions militaires, des difficultés persistantes en matière d’accès à l’eau et des services d’assainissement de base, des pénuries critiques de fournitures médicales vitales et des restrictions sur l’entrée de matériaux pour l’hébergement, d’outils, de machines et d’équipements essentiels, y compris les générateurs, les pièces de rechange et l’huile moteur. Couplés à des pénuries de financement aiguës, ceux-ci paralysent la capacité des partenaires humanitaires à aider les gens à se préparer à la saison des pluies tandis que, selon la dernière évaluation du Groupe Hébergement, 94 % de la population sont toujours en besoin urgent d’un abri et d’une aide de base aux ménages et 65 % des ménages continuent de survivre dans des tentes et des abris de fortune qui n’offrent presque aucune protection contre les éléments.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, qui opère sous les autorités de facto, 24 Palestiniens ont été tués, y compris ceux qui sont morts de blessures et dont les corps ont été récupérés sous les décombres, et 126 personnes ont été blessées entre le 16 et le 23 septembre. Ces chiffres portent le nombre global de victimes signalées depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 1 402 décès et 4 881 blessés, selon le ministère de la santé. 85 autres décès ont été ajoutés rétroactivement au nombre total après que leurs détails d’identification ont été approuvés par le ministère de la santé.
Le 14 septembre, l’OCHA et ses partenaires humanitaires ont visité trois sites de déplacement de fortune à Khan Younis et un à Rafah accueillant environ 1 200 ménages au total. Sur tous les sites, les familles ont signalé des lacunes importantes en matière d’hébergement et d’aide en produits non alimentaires (Non Food Items, NFI) ; un besoin critique de remplacement ou de renforcement des tentes usées avant l’hiver a été exprimé ainsi que les problèmes d’accès à l’eau domestique, d’assainissement – notamment le manque de latrines accessibles pour les personnes amputées et atteintes d’autres vulnérabilités – d’aide alimentaire et nutritionnelle pour les enfants, de collecte des déchets solides exacerbant les infestations de rongeurs, d’éclairage du site et de services d’éducation. Sur le site de Dahab à Rafah, les familles ont souligné que la sécurité était une préoccupation majeure en raison de l’exposition à des fusillade et de l’insécurité dans la région, ainsi que de graves lacunes en matière de santé, dont la limitation des fournitures de premiers soins et de soins des plaies au point médical voisin, des infections cutanées récurrentes et des difficultés à obtenir de l’insuline pour un enfant diabétique. Au cours de la visite, les partenaires ont également identifié deux sites supplémentaires nécessitant une attention particulière avant l’hiver en raison du risque élevé d’inondations et d’un possible effondrement du sol en période de fortes pluies ; ils effectueront des évaluations plus approfondies pour mieux comprendre les besoins.
Le lendemain, l’OCHA a visité trois sites de fortune à Jabalya, dans le nord de Gaza, où 293 ménages se réfugient. Dans ce cas également, l’évaluation a identifié de graves besoins non satisfaits, avec l’absence de présence régulière de partenaires humanitaires et les défis auxquels sont confrontées les familles pour atteindre les points de service à l’extérieur des sites limitant l’accès à l’aide. La proximité de certains endroits avec la « ligne jaune » aggrave encore les problèmes de protection et restreint les mouvements. Les principales priorités identifiées sur les trois sites comprennent : l’accès à l’eau potable et domestique, l’amélioration des services d’assainissement et d’hygiène, le remplacement ou le renforcement des abris détériorés avant l’hiver, l’accès aux soins primaires, d’urgence, maternels et de santé reproductive, l’aide alimentaire et nutritionnelle, la mise en place d’espaces temporaires d’apprentissage, le soutien aux personnes handicapées, dont la distribution d’appareils d’assistance, et les activités d’atténuation des risques liés aux engins explosifs.
L’OCHA a informé tous les Groupes thématiques de besoins essentiels et des lacunes identifiés, en vue d’étendre le soutien ciblé à ces sites en fonction de l’accès et de la disponibilité des fournitures.
La nouvelle année académique commence
À Gaza, la nouvelle année scolaire a commencé le 19 septembre dans un contexte de graves contraintes opérationnelles. Selon la dernière cartographie du Groupe Éducation, environ 495 000 enfants d’âge préscolaire et d’âge scolaire sont inscrits dans des espaces d’apprentissage soutenus par l’intervention humanitaire de l’ONU et de ses partenaires. Près de 67 % de ces enfants fréquentent 200 centres d’apprentissage gérés par l’UNICEF. 70 000 autres enfants fréquenteraient des espaces d’apprentissage privés et communautaires ; on estime enfin qu’environ 200 000 enfants restent sans accès à quelque forme d’apprentissage structuré que ce soit.
Au début de l’année scolaire, les partenaires éducatifs ont intensifié la distribution des fournitures d’apprentissage, en donnant des sacs à dos et de la papeterie de base à 293 625 et 71 146 enfants respectivement. Des besoins importants ne sont toujours pas satisfaits ; un financement supplémentaire serait nécessaire pour se procurer plus d’articles.
À ce jour, le Groupe Éducation n’a reçu que 13 % des 170,8 millions de dollars américains (151,71 millions €) requis dans le cadre de l’appel flash OPT 2026, ce qui met en danger le soutien continu à 687 espaces temporaires d’apprentissage opérationnels. Un financement pluriannuel soutenu est essentiel pour garder ces espaces ouverts et étendre les possibilités d’apprentissage aux enfants actuellement exclus.
Avant la nouvelle année scolaire, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a signalé la suppression des décombres de 20 écoles, quatre universités et 19 points d’enseignement, soutenant les efforts visant à rendre les installations éducatives accessibles aux enfants et aux étudiants. Dans le même temps, le groupe d’éducation a signalé la réhabilitation/nettoyage de 165 salles de classe dans 14 écoles dans la bande de Gaza, élargissant encore l’accès à l’éducation et améliorant la préparation des installations éducatives pour le début de l’année scolaire.
Les contraintes d’accès à l’eau
L’accès aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement reste désastreux dans toute la bande de Gaza, les défis opérationnels et de financement en cours affectant la continuité des services essentiels. Tout au long de la période de référence, les trois conduites d’eau Mekorot en provenance d’Israël ont fourni environ 40 % de moins que les quantités figurant dans les contrats, en raison de la présence d’algues marines affectant les usines de dessalement en Israël. À Deir al Balah, l’usine de dessalement d’Al Basa a également fonctionné avec une capacité réduite en raison d’une défaillance du pompage de l’eau salée et d’une surutilisation des générateurs. Les partenaires s’efforcent d’augmenter la production d’eau par les puits d’eau souterraine afin de compenser partiellement les lacunes.
Pendant ce temps, des restrictions persistantes sur l’entrée d’équipements, de générateurs, de pièces de rechange et de consommables essentiels, associées à un déficit de financement critique pour le carburant, menacent la continuité des opérations essentielles d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH), mettant en danger les services vitaux d’eau et d’assainissement. À l’approche de l’hiver, l’incapacité d’exploiter et d’entretenir les systèmes de drainage des eaux usées et des eaux pluviales annone de graves risques d’inondations et de risques pour la santé publique, en particulier pour des centaines de milliers de personnes déplacées vivant dans des abris temporaires. Il est donc urgent d’obtenir du financement, à prévoir pour éviter les perturbations et maintenir ces services de sauvetage, car la situation concernant l’accès au carburant et à l’eau pourrait s’aggraver.
Le 16 septembre, les Émirats Arabes Unis ont livré à Gaza neuf camions d’eau visant à renforcer les services de transport d’eau pour les sites de déplacement et les communautés. Le même jour, un partenaire WASH a apporté à Gaza 882 litres d’huile moteur ; la distribution aux installations publiques d’eau, d’assainissement et d’hygiène est en cours, mais elle ne correspond qu’à une partie des besoins.
En août, les partenaires de la santé ont collecté 938 échantillons d’eau à travers Gaza, les testant dans les sept laboratoires de surveillance de la qualité de l’eau qui restent fonctionnels dans la bande de Gaza, malgré d’importantes contraintes opérationnelles. Plus de 73 % des échantillons ne respectaient pas les niveaux de chlore résiduel libre recommandés par l’OMS, tandis que 18 % présentaient une contamination microbiologique. En réponse aux résultats, les partenaires ont mis en œuvre des mesures correctives dans 36 lieux, dont des établissements de santé, des usines de dessalement, des réseaux municipaux et d’autres sites à haut risque.
L’eau sûre dans les établissements de santé reste une préoccupation essentielle. Plusieurs installations manquent de systèmes de chloration sur place ou possèdent des systèmes non fonctionnels nécessitant une réhabilitation. Pourtant, les restrictions persistantes sur l’entrée du chlore, des fournitures essentielles pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène et des pièces de rechange continuent de retarder les réparations et de minorer le traitement et la désinfection fiables de l’eau.
Lacunes dans la préparation de la saison des pluies
Avant la saison des pluies, le Groupe de Gestion des sites (Site Management Cluster, SMC) examine physiquement 451 sites de déplacement identifiés comme présentant un risque élevé d’inondation, afin d’évaluer leurs conditions et la faisabilité de mise en œuvre de mesures de prévention des inondations ; ces sites accueillent environ 464 402 personnes. Si les mesures d’atténuation localisées sont irréalisables ou insuffisantes, les partenaires s’efforceront de soutenir la relocalisation volontaire des ménages touchés, ce qui rend essentiel d’identifier un espace adéquat et des terres disponibles pour la réinstallation bien avant le début des fortes pluies. L’exercice saisira les intentions de la communauté, les options de relocalisation préférées et la volonté de déménager dans des endroits plus sûrs pendant la saison, tout en identifiant les exigences opérationnelles nécessaires pour faciliter tout déménagement de manière sûre, coordonnée et volontaire.
Depuis le début du mois de septembre, pour atténuer l’exposition des gens au froid extrême dans les tentes pendant l’hiver, les partenaires ont installé 169 tentes de haute performance comme points de chauffage communautaires sur 88 sites de déplacement accueillant environ 220 000 personnes. Des milliers de points de chauffage communautaires supplémentaires sont nécessaires de toute urgence, mais cela dépend de l’entrée de tentes plus performantes, de kits d’abri d’urgence et de chauffage suffisants, ainsi que d’approvisionnements en carburant fiables pour les maintenir opérationnels tout au long de la saison.
Ces lacunes sont aggravées par un déficit critique de financement. Au 18 septembre, le Groupe de Gestion de Sites et le Groupe Hébergement n’avaient reçu respectivement que 2% et 26 % des 70,5 millions de dollars (62,6 millions €) et 193,7 millions de dollars (172 millions €) demandés dans le cadre de l’appel OPT Flash 2026 OPT :Occupied Palestinian Territories) (ou TPO en français, Territoires Palestiniens Occupés). Ces déficits ont déjà affecté la capacité des partenaires à se procurer des matériaux à temps et, à mesure que les stocks existants sont épuisés, limiteront davantage l’ampleur et la continuité de l’aide hivernale. Les stocks actuels, approvisionnement terminé et approvisionnement en cours par les membres du groupe comprennent environ 17 000 tentes, bâches et kits de scellement pour soutenir environ 50 000 ménages, des kits de vêtements d’hiver pour 9 000 ménages, et des articles et kits de literie pour environ 50 000 ménages. Bien que l’aide supplémentaire puisse être fournie par des canaux bilatéraux et par le secteur privé, ces quantités restent insuffisantes par rapport à l’ampleur estimée des besoins à travers Gaza.
Les tentes usées, le drainage inadéquat, les risques d’inondation, le manque de literie et de vêtements chauds, l’éclairage insuffisant, les installations dangereuses pour le chauffage et la cuisson et la détérioration des conditions d’assainissement augmentent les risques pour la population, en particulier pour les enfants. On estime que 650 000 enfants à Gaza pourraient avoir besoin d’un soutien à l’hivernage pour la protection de l’enfance. Plus de 450 espaces adaptés aux enfants et sûrs fonctionnent actuellement à Gaza, plus de 90 % d’entre eux dans des tentes ou des structures temporaires, desservant environ 10 000 à 15 000 enfants chaque semaine, mais ces espaces restent très vulnérables à la pluie, aux inondations, aux dommages causés par le vent, au froid et aux contraintes d’accès. Les résultats de l’enquête auprès des partenaires montrent que les lacunes de financement affectent déjà la continuité du service, 12 des 15 partenaires signalant des fermetures, des réductions ou un fonctionnement limité des points de service de protection de l’enfance, des espaces sûrs, des équipes mobiles ou des actions de proximité. Le transport, la disponibilité des articles, le stockage et le carburant restent des obstacles clés à la livraison, tandis que l’accès aux services de protection reste limité. Les partenaires signalent constamment que l’entrée d’articles d’hiver axés sur les enfants reste un goulet d’étranglement majeur. L’UNICEF est actuellement le seul acteur en mesure d’apporter du matériel d’hiver axé sur les enfants à Gaza à grande échelle, par le biais de son pipeline d’approvisionnement, tandis que les partenaires peuvent soutenir le ciblage, l’enregistrement, l’engagement communautaire, la distribution, les références, la surveillance et le suivi. Les fournitures en nature doivent être assorties d’un financement opérationnel adéquat pour s’assurer que les articles d’hiver atteignent les enfants et que les espaces adaptés aux enfants et sûrs, la santé mentale et le soutien psychosocial (Mental Health ans Psychosocial Support Services, MHPSS), la gestion des cas individuels, la sensibilisation et l’orientation puissent se poursuivent tout au long de l’hiver.
Fournitures médicales pour les maladies non transmissibles
Le Groupe Santé rapporte que des lacunes potentiellement mortelles persistent dans le traitement spécialisé du cancer, y compris le manque de fournitures essentielles de chimiothérapie et de radiothérapie, tandis que les services de diagnostic sont gravement affectés par des pénuries d’huile de moteur de générateur, de pièces de rechange et d’autres consommables. À l’hôpital Al-Ahli, les services de mammographie et de tomodensitométrie ont été suspendus, laissant la ville de Gaza pourvue seulement de services de diagnostic extrêmement limités pour le cancer du sein. Bien que le Croissant rouge palestinien d’Al Quds continue de fournir des services de mammographie, sa capacité reste limitée.
Parallèlement, la rareté des cartouches de bicarbonate de sodium et de dialyse de qualité médicale continue de menacer la continuité des services d’hémodialyse vitales, tandis que les patients atteints de diabète de type 1 sont confrontés à de graves carences en analogues de l’insuline, augmentant le risque de mauvais contrôle glycémique et de complications aiguës, soulignant le besoin urgent d’une fourniture soutenue de produits essentiels au traitement des pathologies rénales et du diabète.
Au cours de la période considérée, l’OMS a soutenu la distribution d’outils clés d’enregistrement et de déclaration des maladies non transmissibles (Non Communicable Disease, NCD), dont des journaux de bord des maladies non transmissibles, des tableaux d’évaluation des risques cardiovasculaires et des protocoles de gestion de l’hypertension, afin de renforcer les soins standardisés et le suivi des patients. Les activités de renforcement des capacités été ont également intensifiées pour renforcer la prestation des services des maladies non transmissibles auprès du ministère de la Santé, de l’UNRWA et du personnel d’autres partenaires de santé. Cependant, les pénuries de médicaments et de fournitures critiques continuent de réduire sévèrement la détection et le traitement précoces des maladies non transmissibles.
Les approvisionnements
Sur la base des données recueillies par le groupe logistique, le taux de déchargement de l’aide de l’ONU et des partenaires, soit la proportion de chargements de camions déchargés avec succès au point de passage de Kerem Shalom par rapport à ceux autorisés à se présenter chaque jour, a diminué à 52 %, contre 70 % au cours de la période de déclaration précédente. Cela indique une forte baisse par rapport à la fin du mois d’août, lorsque le taux de déchargement était de 86 %, et a progressivement diminué depuis lors. Le corridor égyptien a continué à faire face aux niveaux les plus élevés de retours et de rejets de camions, les taux de déchargement ayant chuté de manière significative à 21 %, contre 35 % au cours de la semaine précédente. Parmi les camions renvoyés, 72 % l’auraient été sans raison. Le corridor du Jourdain a été la voie d’entrée la plus utilisée pour le fret humanitaire de l’ONU et des partenaires, avec un peu moins de 40 % de tous les camions déchargés au passage de Kerem Shalom. La route d’Ashdod n’a représenté que 17 % des cargaisons de camions arrivant à Kerem Shalom, en raison d’un problème de scanner.
Les faibles taux de déchargement par le corridor égyptien ont réduit les approvisionnements disponibles pour la production de repas. Le 16 septembre, les partenaires du secteur de la sécurité alimentaire ont été contraints d’arrêter la production d’environ 50 000 repas en raison de pénuries, suivies d’une nouvelle réduction de 25 000 repas le 17 septembre. Bien que la réduction ait été temporaire, car le secteur a travaillé pour reprendre les niveaux normaux de production de repas la semaine du 21 septembre, après que certains camions partenaires aient pu décharger le 17 septembre, le risque de nouvelles réductions demeure si le flux d’approvisionnement entrant à Gaza continue d’être incohérent.
Sur le plan commercial, les données de la Chambre de commerce de Gaza, partagées avec le Groupe de Travail sur la Trésorerie, indiquent que le secteur privé a reçu 853 camions commerciaux dans la bande de Gaza entre le 14 et le 20 septembre. Sur ce total, 52 % transportaient des produits alimentaires, y compris des protéines, des fruits et des légumes, 12 % transportaient du matériel d’abri, 5% des articles d’hygiène, 2 % du gaz de cuisson, 1 % des aliments pour animaux et les articles de papeterie de rappel, des médicaments et des fournitures médicales. De manière inquiétante, 26 % ont continué à transporter des articles non essentiels, ce qui limite davantage l’entrée de produits sectoriels essentiels nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires, selon ces données.
Selon les données de surveillance du marché du Groupe de Travail sur la Trésorerie, l’inflation reste élevée à environ 207 % au-dessus des niveaux d’avant octobre 2023. Alors que les prix de la plupart des produits de base sont restés relativement stables par rapport à la semaine précédente, le prix des tomates a augmenté de 31 %, tandis que le prix moyen d’un sac de farine de 25 kilogrammes a diminué de 18 % par rapport au pic enregistré la semaine dernière, à environ NIS 52 (15 €). La baisse des prix de la farine a été attribuée à l’augmentation des flux commerciaux ainsi qu’à la distribution humanitaire de farine et au soutien aux boulangeries.
Depuis la fermeture du passage de Zikim dans le nord de Gaza le 24 mai, Kerem Shalom est resté le seul point de passage opérationnel pour le fret. Cela continue d’exposer le fonctionnement du marché à une vulnérabilité accrue, car toute perturbation des flux de fret aurait probablement des effets en cascade sur la disponibilité des produits essentiels dans toute la bande de Gaza.
L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour leur ventilation, consulter le tableau de bord en ligne du mécanisme 2720 de l’ONU.
Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.
Le Financement

| 92% des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 8% à la Cisjordanie | 91% des fonds sont consacrés aux besoins dans la bande de Gaza et 9% à ceux de Cisjordanie |
Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés
Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza, par groupe
La période considérée pour cet article va du 14 au 20 septembre, sauf indication contraire.
Le soutien intersectoriel
Les partenaires ont fourni une assistance d’urgence par l’intermédiaire du mécanisme de distribution conjointe rapide à 56 ménages comprenant 268 personnes touchées par 16 incidents signalés par les communautés et les représentants du site à travers la bande de Gaza. Les incidents ont correspondu à six frappes aériennes, six incendies accidentels, l’effondrement de trois bâtiments et abris et un incident lié au vent/à la tempête. L’aide a été priorisée en fonction du niveau de besoin évalué, du type d’incident et de la gravité des dommages.
La sécurité alimentaire
Au 20 septembre, les partenaires avaient fourni une aide alimentaire en nature à 191 000 ménages (plus de 730 000 personnes) dans le cadre du cycle de distribution mensuel. En raison de la disponibilité des stocks, chaque famille n’a reçu qu’un seul colis et un sac de farine de 25 kilogrammes, couvrant environ 50 % des besoins caloriques minimaux. Les partenaires ont également organisé une distribution mobile pour environ 570 ménages sur les sites de déplacement éloignés de la région de Netzarim le 20 septembre.
Au 17 septembre, 25 partenaires ont continué à préparer 650 000 repas chaque jour dans 92 cuisines, les livrant sur 967 sites. Cela comprend 263 000 repas distribués dans 351 lieux du nord de Gaza et 378 000 repas dans 616 lieux des gouvernorats du centre et du sud. Dans l’ensemble, entre fin mai et mi-septembre 2026, les niveaux de production de repas sont restés largement stables à environ 700 000 repas par jour malgré de petits ajustements d’une semaine à l’autre et la réduction observée les 16 et 17 septembre en raison des taux élevés de retours de camions en Égypte (voir ci-dessus).
Au 20 septembre, environ 90 000 paquets de pain de deux kilogrammes ont continué à être cuits quotidiennement par 22 boulangeries subventionnées à travers Gaza. Environ 70 % de ce pain sont vendus par l’intermédiaire de 158 détaillants sous contrat à un prix subventionné de 3 NIS (0,80 €) le paquet, tandis que les 30 % restants sont distribués gratuitement à plus de 300 refuges et sites communautaires. En outre, grâce au modèle de production « carburant uniquement », 18 boulangeries privées reçoivent du carburant gratuit de la part de partenaires humanitaires pour produire et vendre du pain pour la communauté. Tout en gérant leurs opérations de manière indépendante, ces boulangeries ont régulièrement augmenté leur production, cuisant plus de 68 tonnes de pain par jour entre le 14 et le 20 septembre, ce qui représente une augmentation de 10 % par rapport à la semaine précédente, et une augmentation de 42 % par rapport au mois d’août.
Entre le 13 et le 20 septembre, les partenaires ont achevé la distribution d’une autre série de fourrage pour animaux à environ 2 200 éleveurs de bétail. Chaque éleveur a reçu deux sacs de 50 kg d’aliments concentrés et un sac de 50 kg d’orge. L’entrée continue de fourrage pour animaux reste essentielle pour maintenir les améliorations des taux de survie du bétail et de la récupération des troupeaux observées depuis l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025.
Quelques exemples de ce qui est nécessaire : Il est urgent d’augmenter l’entrée commerciale de farine de blé pour répondre à la demande croissante, notamment en élargissant l’accès des commerçants et des boulangeries à l’approvisionnement direct de farine. Avant la saison hivernale, un espace de chargement couvert supplémentaire au passage de Kerem Shalom est essentiel pour protéger les fournitures des dommages liés à la pluie et éviter une répétition des pertes de stock subies l’hiver dernier. Dans le même temps, de graves pénuries d’huile moteur, de lubrifiants et de pièces de rechange risquent de réduire la capacité de transport dans les secteurs humanitaire et privé, ce qui pourrait perturber la circulation et la distribution des approvisionnements alimentaires aux populations de la bande de Gaza.
La santé
Surveillance des maladies : Les partenaires du Groupe Santé continuent de surveiller la transmission des maladies transmissibles pour évaluer les tendances et atténuer les risques avec les approvisionnements limités disponibles. Entre le 14 et le 20 septembre, les maladies transmissibles ont représenté 18 % des 279 419 consultations sanitaires menées dans 215 sites de déclaration actifs à Gaza. Les infections respiratoires aiguës restent la principale condition signalée (52 % de tous les cas de maladies à déclarer), suivies des infections cutanées (28 %) et de la diarrhée aqueuse aiguë (20 %). Un nouveau cas de paralysie flasque aiguë (Acute Flaccid Paralysis, AFP) a également été signalé, portant le total cumulé à 22 cas depuis le début de 2026. Les partenaires ont finalisé un plan d’hivernage de surveillance des maladies pour atténuer le pic attendu de la transmission des maladies transmissibles dans les mois à venir et l’ont soumis au Comité national des maladies infectieuses pour examen.
Le 14 septembre, l’OMS a également achevé une formation de quatre jours sur la surveillance de la polio et la réponse aux épidémies pour les équipes d’intervention rapide au niveau du gouvernement, les points focaux de surveillance du ministère de la Santé et de l’UNRWA, ainsi que le personnel de surveillance et de laboratoire de l’OMS. La formation s’est concentrée sur la détection, l’enquête, l’analyse et la réponse à la paralysie flasque aiguë et à d’autres cas de maladies évitables par la vaccination, en répondant aux lacunes opérationnelles identifiées par l’évaluation de la réponse à l’épidémie de 2026.
Santé néonatale et maternelle : Pour renforcer les soins aux nouveau-nés, l’UNICEF, l’OMS et le FNUAP ont lancé conjointement des soins maternels intermittents de type « kangourou » (Intermittent Kangaroo Mother Care) en tant que projet pilote, au complexe médical Nasser à Khan Younis. Au cours de la semaine considérée, le Fonds des Nations Unies pour la Population (United Nations Fund for Population Activities, UNFPA) a également distribué des équipements et des fournitures essentiels pour la santé maternelle, sexuelle et reproductive à 18 établissements de santé, dont des appareils à ultrasons portables, des dopplers de poche, des pompes à perfusion, des oxymètres de pouls, des appareils pour électrocardiogrammes, des lampes de chevet et de l’ocytocine.
L’Eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene , WASH)
Les partenaires ont distribué 68 050 pains de savon, 12 300 récipients d’eau, 4 638 couches pour adultes, 280 dalles de latrines dont 20 modifiées pour les personnes ayant des besoins spéciaux, 280 appareils de lavage des mains, 200 kits d’hygiène et 40 kits de dignité soutenant cumulativement au moins 2 000 personnes.
L’hébergement
Les partenaires ont soutenu 4 863 ménages avec du matériel d’abri d’urgence et d’autres articles essentiels. Étaient inclus 426 tentes, 4 464 matelas, 4 464 couvertures, 3 025 kits de vêtements et 237 lampes solaires.
Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement.
La protection
Les partenaires de la protection ont touché au moins 12 936 personnes avec des services de protection directe à travers Gaza, notamment :
- 3 958 personnes grâce aux services de santé mentale et de soutien psychosocial (Mental Health and Psychosocial Support Services, MHPSS), aux premiers secours psychologiques (Psychological First Aid, PFA), au conseil individuel et de groupe, à la gestion des cas individuels et à l’orientation ;
- 3 540 personnes grâce à l’éducation sur les risques liés aux engins explosifs et aux activités de sensibilisation aux munitions non explosées ;
- 1 890 personnes par le biais d’une assistance juridique, de médiation et de logement, foncière et immobilière ;
- 1 679 personnes grâce aux services de santé sexuelle et reproductive et à d’autres services spécialisés d’assistance sanitaire ;
- 1 512 personnes grâce à la sensibilisation à la protection, aux espaces sûrs, aux compétences de vie, à l’autonomisation économique et à d’autres activités de renforcement des capacités ;
- 357 personnes grâce à l’argent donné pour la protection, au soutien spécialisé aux victimes des restes explosifs de la guerre, à l’inclusion des personnes handicapées et à l’aide à l’orientation.
Les partenaires de la protection ont également distribué des kits d’hygiène à au moins 223 familles déplacées et 741 colis alimentaires, ont fourni environ 2 000 dispositifs d’assistance, y compris des aides à la mobilité, des fauteuils roulants et des chaises percées. En outre, environ 6 000 couches pour adultes ont été distribuées aux personnes handicapées et à d’autres personnes ayant des besoins spécifiques.
Le Groupe Protection a continué à coordonner le bureau de protection, soutenant 172 rapatriés avec l’aide psychologique d’urgence, l’aide d’urgence et les services d’orientation. Depuis la réouverture du passage de Rafah, 6 208 rapatriés ont reçu de l’aide, dont plus de 2 000 continuent de recevoir un soutien de suivi, y compris des évaluations des besoins et des services psychosociaux spécialisés.
La surveillance de la protection s’est poursuivie au cours de 14 discussions de groupe et de 60 entretiens avec des informateurs clés, touchant 1 100 personnes de manière cumulative, afin d’identifier les préoccupations en matière de protection, les contraintes d’accès et les besoins prioritaires. Les résultats de la surveillance ont continué à mettre en évidence la détérioration des conditions dans les sites de déplacement, les pénuries d’eau, les obstacles aux services essentiels, les pressions économiques et les préoccupations en matière de protection affectant les enfants, les femmes et les jeunes filles, les personnes âgées et les personnes handicapées.
Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.
La protection de l’enfance
Les partenaires de la protection de l’enfance ont touché plus de 8 600 enfants via un service structuré de santé mentale et de soutien psychosocial ainsi que des activités psychosociales, y compris le conseil individuel, le service de santé mentale et de soutien psychosocial de groupe, l’aide psychologique d’urgence, la narration, les activités récréatives, les séances de compétences de vie, l’engagement des adolescents et les activités pour des espace sûrs. Plus de 2 100 soignants ont également participé au soutien des soignants et aux activités psychosociales.
Au moins 324 enfants à risque ont bénéficié de services de gestion de cas individuels de protection de l’enfance, tandis que 271 enfants ont été identifiés et orientés vers des services spécialisés. En outre, 29 enfants non accompagnés et séparés (Unaccompanied And Separated Chidren, UASC) et d’autres enfants à risque ont été identifiés, enregistrés et inscrits dans des services de soins et de protection alternatifs, et un enfant a été réuni avec un parent ou un membre de sa famille. La gestion des cas individuels a continué à répondre aux préoccupations liées au handicap, à la séparation de la famille, à la violence, à l’exploitation et au travail des enfants par le biais de la planification des soins, des références sûres et du soutien au suivi.
Au moins 27 enfants ont bénéficié de dispositifs d’aide ou de soutien spécialisé en réadaptation, tandis que plus de 300 enfants handicapés ont bénéficié de la gestion de cas individuels, du soutien psychosocial, de la sensibilisation, de l’orientation, des services de réadaptation et d’autres aides.
Les partenaires ont fourni une aide financière intégrée à au moins 183 ménages s’occupant d’enfants présentant un risque accru en matière de protection, contribuant à réduire les préoccupations en matière de protection, à prévenir la séparation de la famille et à atténuer les mécanismes d’adaptation nuisibles. Le soutien supplémentaire a inclus des cartables, de la papeterie, des vêtements, des articles d’hygiène, du matériel d’identification des enfants, des articles de coloriage et de loisirs, des lunettes, des dispositifs d’assistance et de l’orientation pour la santé, le psychosocial, la réadaptation, des éléments non alimentaires et d’autres services spécialisés.
Les activités communautaires de protection de l’enfance ont touché au moins 9 748 enfants et soignants par le biais de séances de sensibilisation et d’atténuation des risques sur les problèmes de protection de l’enfance, de violence, de séparation de la famille, de maltraitance, de négligence, d’exploitation, du contact sûr et du contact dangereux, de sécurité incendie, de sécurité en ligne, de chantage électronique, des risques liés à l’hygiène, des voies de signalement, des mécanismes de plainte et des services d’orientation disponibles. Les points focaux de la communauté, les soignants, les bénévoles et les comités ont également soutenu l’identification d’enfants à risque, les orientations sûres, les mécanismes de rétroaction et les voies de recherche d’aide.
Quelques exemples de ce qui est nécessaire : un financement prévisible, flexible et prévu sur plusieurs mois pour soutenir la gestion des cas individuels, le soutien à la santé mentale et le soutien psychosocial, la protection de l’enfance et les services d’inclusion des personnes handicapées ; un personnel de première ligne suffisant, du carburant et du transport ; des espaces adaptés aux enfants de manière adéquate et accessibles ; du matériel adapté aux enfants et au soutien à la santé mentale et au soutien psychosocial; des parcours d’orientation plus solides et une disponibilité accrue d’appareils d’assistance et de services de réadaptation spécialisés.
S’attaquer à la violence sexiste
Entre le 14 et le 20 septembre, les partenaires de la lutte contre la violence sexiste (Gender-Based Violence, GBV) ont atteint au moins 1 382 personnes dans 23 points de prestation de services. Les services ont inclus la gestion des cas de violence sexiste (71 personnes), le soutien à la santé mentale et le soutien psychosocial individuel spécialisé (355 personnes) et le soutien à la santé mentale et le soutien psychosocial de groupe (191 personnes).
Au total, 86 espaces sûrs pour femmes et jeunes filles (Women and Girls Secure Spaces, WGSS) et deux refuges de sécurité sont restés opérationnels, tandis que 19 autres sont toujours fermés en raison de problèmes de sécurité et de pénurie de financement. À Rafah, un seul espace de ce type est fonctionnel.
Grâce à la mobilisation communautaire, à la sensibilisation, à la prévention des normes sociales nuisibles et aux activités d’atténuation des risques de violence sexiste, les partenaires ont touché 917 personnes, dont 886 femmes et 31 hommes.
Le domaine de responsabilité « violence sexiste » relevant du Groupe Protection et un partenaire local organisent conjointement une formation de trois jours sur les normes minimales interagences de la violence sexiste pour la prévention et l’intervention en cas d’urgence auprès de 23 organisations de prévention et d’intervention sur la violence sexiste, opérant à Deir al Balah et à Rafah.
Quelques exemples de ce qui est nécessaire : Un financement urgent pour augmenter la distribution des kits de dignité aux femmes et aux jeunes filles dans les sites de déplacement, extension d’espaces sûrs pour femmes et jeunes filles, et reprise d’atténuation des risques de violence sexiste grâce à l’aide en espèces polyvalente.
L’aide en espèces polyvalente (Multi Purpose Cash Assistance, MPCA)
Entre le 10 et le 23 septembre, les partenaires du groupe de travail en espèces ont fourni de l’aide en espèces polyvalente à 4 209 ménages, ce qui porte le nombre total de paiements déclarés depuis le 1er janvier 2026 à 977 634. Le chiffre cumulatif illustre l’aide fournie au cours des périodes successives et ne représente pas des unités de ménages, car certains ménages peuvent avoir reçu plusieurs paiements.
Le Groupe Logistique et Télécommunications (Logistic and Telecommunications Cluster, LTC)
Ce groupe a continué à soutenir le Département des Nations Unies pour la Sûreté et la Sécurité (United Nations Department for Safety and Security, UNDSS) dans le renforcement de la préparation des communications de sécurité à Gaza, grâce à l’amélioration du plan de communication de Gaza et à la résolution des problèmes de communication affectant les partenaires humanitaires, en soutenant la préparation aux situations d’urgence et la continuité des services de communication de sécurité.
Le Groupe a continué à développer et à tester la plate-forme de gestion du centre humanitaire du réseau des ONG palestiniennes, avec la validation des dispositions de récupération du système, pour renforcer la continuité des activités et la gestion des services de télécommunications partagés en soutien aux opérations humanitaires. LTC a également continué à se coordonner avec les partenaires humanitaires pour soutenir la planification des télécommunications, la cartographie des infrastructures et la maintenance des communications de sécurité.
LTC Telecoms et UNDSS ont dispensé une formation sur les systèmes de communication de sécurité de base (Secure Communication Systems, SCS) à 16 membres du personnel d’agences des Nations Unies et d’ONG internationales, couvrant les opérations radio, les procédures de communication et les protocoles de communication de sécurité afin de renforcer les compétences des utilisateurs et de soutenir l’utilisation efficace des communications de sécurité inter-agences.
Traduction SF pour l’UJFP

