Qui est juif ?

ouaknine 5 et 6 Qui est juif ?
La vision des nationaux-religieux … et en version militaire, avec le slogan « La Terre d’Israël est en sécurité »

« Au nom des Juifs, je dis que la Bible est notre mandat » (Ben Gourion)

Les colonisateurs de la Palestine s’appuient sur la Bible, comme si c’était un acte de propriété foncière, pour justifier un « retour des Juifs sur leurs terres ». Mais en fait, sionistes laïques et nationaux-religieux1 utilisent l’ignorance de la plupart d’entre nous pour entretenir une confusion à leur profit.

Je vais donc, m’appuyant sur cette même Bible moi aussi, expliquer (ou rappeler) que 10 des 12 tribus qui constituaient le peuple des « Enfants d’Israël » ont disparu. Zip ! Évaporées ! Et donc que, toujours selon la Bible, les Juifs ne descendent que des 2 tribus rescapées.

Ces 2 tribus vivaient dans le royaume de Juda (5 à 6000 km² selon le Livre, soit la superficie d’un département comme la Charente par exemple). En aucun cas, les descendants de ces 2 tribus survivantes ne pourraient ainsi revendiquer la totalité (et plus) de la Palestine, si l’on suivait ce raisonnement.

Laissez-moi insister : ce texte a seulement pour but d’expliquer qui est juif selon l’histoire que nous raconte la Bible. Je vais m’en tenir au texte, point. C’est un livre souvent cité mais bien peu lu ou même, dans le cas des nationaux-religieux, au minimum, réinterprété.

Un petit rappel (biblique) sur le nom « Israël » …

L’histoire des 3 monothéismes commence avec Abraham qui, selon la Bible, a eu au moins 8 enfants. Son ainé, Isaac n’en n’a eu que 2 dont Jacob qui ayant acheté le droit d’aînesse d’Ésaü est devenu le 3e patriarche. En outre Jacob s’est battu contre un ange (voir le magnifique tableau qu’en a fait Delacroix exposé dans l’église St Sulpice à Paris), ce qui lui a donné le nom d’Israël.

Ce changement est écrit en détail dans le 1er livre de la Torah (Gen. 32:29) : Il (Dieu) reprit : « Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël : car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort. »

וַיֹּאמֶר, לֹא יַעֲקֹב יֵאָמֵר עוֹד שִׁמְךָ–כִּי, אִם-יִשְׂרָאֵל:  כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים וְעִם-אֲנָשִׁים, וַתּוּכָל.

(Les lettres soulignées en gras dans ce verset se lisent « Israël »,

ce que l’on peut traduire par « Qui a lutté avec Dieu »).

Jacob/Israël a eu un total de 13 enfants. Manque de chance (pour le reste de l’histoire) le 11e est une fille Dinah. La Torah, qui ne s’intéresse qu’aux 12 garçons, ne nous en dit très peu d’elle, en dehors de son viol qui va avoir une suite dramatique.

Revenons donc à nos garçons ! Ce sont eux qui vont former les 12 tribus d’Israël : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Dan, Nephtali, Gad, Aser, Issacar, Zabulon, Joseph et Benjamin. Leur descendance formera le « Peuple d’Israël » (עם ישראל, Am Israël) du nom de leur père. La Torah aurait pu tout aussi bien appeler sa descendance « Peuple de Jacob » mais son nouveau nom lui a été donné par Dieu en personne : on ne discute pas. Dans certains textes, les descendants de ces 12 tribus sont aussi appelés « Enfants d’Israël » (בני ישראל, B’nei Israēl).

J’insiste sur une confusion fréquente :  « Peuple d’Israël » ou « Enfants d’Israël » n’a aucune signification géographique. Ces dénominations ne veulent dire que : « les descendants de Jacob » (dont le nom, comme déjà dit, est devenu Israël).

Suite de l’histoire, toujours selon la Torah (qui y consacre 4 de ses 5 livres !) : les 12 frères vont s’installer en Égypte et y avoir de nombreux enfants… au point d’en faire un peuple, les Hébreux ! Ils s’échapperont d’Égypte (en 1440 avant l’ère commune, AEC), recevront les promesses divines sur le mont Sinaï, vont errer 40 ans dans le désert sur leur route vers la Terre promise (Canaan) sous la conduite de Moïse (de la tribu de Lévi).

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La Bible (appelée aussi « Ancien testament ») comprend 3 livres principaux, chacun étant composée de plusieurs livres

La conquête de Canaan, la Terre où coulent le lait et le miel, se fera sous le commandement de Josué (de la tribu d’Éphraïm). Elle est racontée dans le premier livre des prophètes, le Livre de Josué qui se termine par le partage de la Terre de Canaan entre les 12 tribus.

Important ! La tribu de Lévi, consacrée au culte et au service du Temple, ne reçut pas de territoire. Pour conserver le nombre de 12, la tribu de Joseph fut divisée en deux, aux noms de ses deux fils : Éphraïm et Manassé. On obtient ainsi 13 tribus au total, mais 12 tribus « territoriales ».

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Carte du partage de la terre de Canaan selon le livre de Josué (Source https://commons.wikimedia.org/wiki/File:12_tribus_de_Israel_fr.svg )

À noter le territoire de Siméon qui est enclavé dans celui de Juda. Ces cartes ne sont pas issues de la Bible à proprement parler, dans laquelle on peine à trouver des indications territoriales précises, mais de reconstitutions très tardives (au 19ème siècle) par les « études bibliques » relevant du protestantisme et de ce que l’on appellera par la suite le sionisme chrétien. Selon J.P Filiu, la première carte établie en ce sens est celle du révérend Bush (professeur d’études bibliques aux USA) en 1844. Le mouvement sioniste va se réapproprier ces cartes par la suite et en faire la base de ses revendications territoriales à la Conférence de paix de Paris en 1919 1

Toujours selon la Bible, les 12 tribus seront réunies sous la couronne de Saul, auquel succédèrent David puis Salomon. Nos enfants nous diraient que Salomon a « déconné grave » (700 épouses, 300 concubines, débauche et cultes à d’autres dieux !). En conséquence Dieu le punit (tous les détails dans 1 Rois, 11-11). Le royaume de Salomon est partagé en deux : au Nord, Israël peuplé de 10 tribus et au Sud Juda avec celles qui restent.

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Partage des 2 royaumes au IXe siècle AEC : Israël, environ 15 à 17 000km² et Juda, entre 5 et 6 500 km². (Source : Wikimedia. Kingdoms of Israel and Judah map 830.svg)

Nous sommes alors en 931 AEC et les 2 royaumes frères vont se détester, accusant l’autre de paganisme (la Bible en tient d’ailleurs un épais registre dans 1 Rois, chap. 12 à 23). Ils vont même se faire la guerre à plusieurs reprises.

Finalement un ennemi commun apparait et siffle la fin de la récré ; en 722 AEC, Sargon II, empereur d’Assyrie envahit tout le Royaume du Nord, et va, toujours selon la Bible, en déporter la totalité de sa population2.

C’est la fin de 10 des 12 tribus des enfants de Jacob ! Les habitants d’Israël seront déportés et éparpillés dans le vaste empire assyrien sans laisser aucune trace ! Ce sont les célèbres « tribus perdues d’Israël ». Ne reste que le royaume de Juda et ses 2 tribus Juda et Lévi !

Ces deux tribus survivantes vont être assez secouées par les différents Empires qui vont se succéder au Proche Orient. 125 ans après les Assyriens, l’Empire chaldéen va prendre le royaume de Juda et déporter une partie des Judéens à Babylone. Ils seront libérés par l’Empire suivant (les Perses achéménides de Cyrus II), viendront ensuite les Grecs d’Alexandre le Grand. Et enfin les Romains qui fermeront le bal (provisoirement).

Nous sommes maintenant en 63 AEC. Le royaume de Juda (יְהוּדָה’-Yehudah) est devenu la province romaine de Judée, Iudaea (à prononcer « you-dai-a ») et ses habitants les Yehudim (יְהוּדִים , masculin pluriel de יְהוּדִי — Yehudi) seront les Iudaei.

Le latin Iudaei réinterprété en vieux français deviendra Judeu au Xe siècle puis, successivement, Juieu et enfin Juif à partir du XIIIe siècle… Juif veut donc dire Judéen.

De mème יְהוּדִי deviendra juiu avant de donner Jew en anglais. La même évolution se répète, Jude en allemand, Judio en espagnol… sauf en arabe, langue sémite, pour qui ce sera يهود (Yahoud, proche de l’original hébreu).

Donc, en résumé… et toujours selon le Livre : Depuis 2700 ans il ne reste que 2 des 12 tribus des descendants de Jacob. Elles vivaient dans le royaume de Juda. De multiples déformations/réinterprétations du nom des habitants de la Judée (יְהוּדִי – Yehudi) donneront, en français, le mot Juif. Alors qu’il désignait à l’origine une appartenance tribale puis géographique (habitant de la province romaine de Judée/Iudea), ce mot a progressivement évolué pour désigner une appartenance religieuse (voire ethnique !) faisant oublier son origine.

Conclusion : « Juif » veut donc dire Judéen. Point.  

Y a-t-il encore des sceptiques ? Il suffit de se poser la question « Mais au fait, comment dit-on Juif en hébreu ? » Réponse : c’est tout simplement Yehudi (יְהוּדִי ), c’est-à-dire Judéen !

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Preuve supplémentaire ! la carte d’identité israélienne contenait l’indication de la religion. Dans l’exemple d’un Juif israélien ci-contre, dans la case correspondante (לאום – le’om) il est écrit Yehudi (יְהוּדִי ), Judéen !

Alors, si même en Israël…etc. il n’y a plus de doute ou de discussion : Juif = Judéen. CQFD !

En conséquence. Si on se tient au texte de la Bible, le lien « historique » des Juifs ne peut s’appliquer qu’au territoire de la Judée, ces quelques km² autour de l’axe Jérusalem-Beer Sheva. Prétendre que les plages de Tel-Aviv ou d’Eilat, les collines de Galilée, le Néguev… sont juifs montre un certain mépris (ou méconnaissance) du texte de la Bible… et de la géographie !

Les leaders sionistes et les nationaux-religieux ignoreraient donc leur propre Livre saint pour justifier la colonisation de la totalité de la Palestine ? Je veux bien que des colons laïques (comme Ben Gourion) se contentent de répéter des arguments imbéciles mais les voyous qui opèrent dans les collines de Cisjordanie en kippa et papillotes n’ont même pas le prétexte de ne pas connaitre la Bible qu’ils lisent quotidiennement !

Mais alors, et le « Grand Israël » ?

Je reprends. Selon la Bible, la promesse faite par Dieu à chacun des 3 patriarches (Abraham, Isaaac et Jacob)3 promet à leur descendance (c’est-à-dire aux 12 tribus) un territoire allant du fleuve Euphrate au Wadi Al-Arish, un torrent qui fait office de frontière naturelle avec l’Égypte4.

Mais il y a un problème : la promesse divine ne s’applique qu’à l’ensemble de la descendance de Jacob, c’est-à-dire aux 12 tribus réunies. La Bible nous donne l’exemple du royaume de Salomon qui réalise la promesse divine en rassemblant les 12 tribus sur un seul territoire, de l’Euphrate « jusqu’à la frontière d’Égypte » (וְעַד גְּבוּל מִצְרָיִם).

Pour un croyant, le Messie saura retrouver les descendants des 10 tribus perdues et fera… ce qu’il a à faire. Mais les nationaux-religieux qui n’ont décidément peur de rien publient ce genre de carte qu’ils n’hésitent pas à produire en version insigne militaire, comme on a pu le photographier sur des soldats combattant à Gaza !

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La vision des nationaux-religieux … et en version militaire, avec le slogan « La Terre d’Israël est en sécurité »

Conclusion …

Bible et Talmud s’accordent pour dire que 10 des 12 tribus qui formaient le Peuple d’Israël ont disparu. N’ont survécu que les 2 tribus du royaume de Juda, dont le nom des habitants, les Judéens, a donné « Juif » en français.

Les Juifs seraient donc – selon les Textes et je le répète – uniquement les descendants des 2 tribus du Royaume de Juda. Les plus sincères des croyants qui forment le gros des troupes des nationaux-religieux n’ont donc aucune justification pour vouloir s’installer sur des terres qui étaient occupées par les 10 tribus disparues. S’ils respectaient ces mêmes Textes, ils ne « réclameraient » que les 5 à 6000 km² autour de l’axe Jérusalem-Beer Sheva. Mais, comme dit un de nos camarades, « les nationaux-religieux ont la mémoire sélective ».

Le sionisme est né d’un prétexte qui arrangeait bien les grandes puissances coloniales de l’époque : afin de contrôler le Proche-Orient, il prétendait, Bible en main, faire « retourner » les Juifs/Iudaei/Yehoudim/Judéens sur des terres où les descendants de Jacob n’ont jamais habité… selon cette même Bible !

Et on sait aujourd’hui combien cette prétention est doublement insensée. L’Histoire explique que cette terre a été occupée de façon permanente par des croyants de toutes les religions : un grand nombre de Yehoudim ont conservé leur foi judaïque, d’autres se sont convertis au christianisme ou à l’islam. Quel est le sens de les chasser pour les remplacer par des « Yehoudim » venus d’ailleurs et principalement enfants de convertis ?

Quelques notes pour ceux/celles désireux/se de s’informer ou aller plus loin

1 – Ce courant d’extrémistes particulièrement violents, en particulier en Cisjordanie, combine une pratique religieuse orthodoxe avec un engagement fort dans le sionisme justifié par une vision théologique d’Israël. Ils sont appelés dati leumi (דתי לאומי) ou Hardal (חרד »ל) en Israël.

2 – Prophètes, 2 Rois 17:6 « La neuvième année du règne d’Osée, le roi d’Assyrie s’empara de Samarie et exila les Israélites en Assyrie ; il les établit à Halah sur le Haber, fleuve du Gozân, et dans les villes de la Médie » ( בִּשְׁנַת הַתְּשִׁעִית לְהוֹשֵׁעַ, לָכַד מֶלֶךְ-אַשּׁוּר אֶת-שֹׁמְרוֹן, וַיֶּגֶל אֶת-יִשְׂרָאֵל, אַשּׁוּרָה; וַיֹּשֶׁב אוֹתָם בַּחְלַח וּבְחָבוֹר, נְהַר גּוֹזָן–וְעָרֵי מָדָי. ).

3 – Genèse 15:18  » Ce jour-là, l’Éternel conclut avec Abram un pacte, en disant : « J’ai octroyé à ta race ce territoire, depuis le torrent d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve d’Euphrate ». (בַּיּוֹם הַהוּא, כָּרַת יְהוָה אֶת-אַבְרָם–בְּרִית לֵאמֹר:  לְזַרְעֲךָ, נָתַתִּי אֶת-הָאָרֶץ הַזֹּאת, מִנְּהַר מִצְרַיִם, עַד-הַנָּהָר הַגָּדֹל נְהַר-פְּרָת.). Cette promesse est répétée (sous différentes formes) dans la Genèse 26:3 et 28:13, Exode 23:31, Deutéronome 1:7-8 et 11:24 ainsi que dans Josué 1:4 , 7 fois au total si je n’ai rien oublié.

4 – C’est Rachi, le grand rabbin de Troyes, exégète, talmudiste, poète, légiste mais pauvre géographe qui avait considéré que le « torrent d’Égypte » était le Nil… Alors que le Nil, Yéor (יְאוֹר) en hébreu biblique, n’est pas mentionné et est loin d’être un torrent…

Rachi aurait-il oublié le texte de 1 Rois 5:1  » Salomon avait autorité sur tous les pays situés entre le Fleuve et le pays des Philistins, jusqu’à la frontière d’Égypte … » (… וּשְׁלֹמֹה, הָיָה מוֹשֵׁל בְּכָל-הַמַּמְלָכוֹת–מִן-הַנָּהָר אֶרֶץ פְּלִשְׁתִּים, וְעַד גְּבוּל מִצְרָיִם:) ? C’est-à-dire de l’Euphrate au Wadi Al-Arish.

En tous cas, les nationaux religieux, grands lecteurs des Textes sacrés, le savent… mais l’oublient fort opportunément !

Supplément « tribus » pour ceux/celles qui aiment faire des comptes.

Tout commence avec 12 tribus : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Dan, Nephtali, Gad, Aser, Issacar, Zabulon, Joseph et Benjamin.

La tribu de Joseph fut divisée en deux, aux noms de ses deux fils : Éphraïm et Manassé. Celle des Lévi, consacrée au culte est répartie dans les territoires des 12 autres. Total 12+1 = 13 tribus.

Les Assyriens déportent les tribus du royaume du Nord : Ruben, Dan, Nephtali, Gad, Aser, Issacar, Zabulon, Éphraïm et Manassé soit 9 tribus + les Lévi (prêtres répartis dans toutes les tribus) = 10

Restent au Sud : Siméon, Lévi, Juda, Benjamin. = 4 (or 10 perdues + 4 au Sud =14 ? normal, on a compté 2 fois la tribu des Lévi).

De son côté, la tribu de Siméon, enclavée dans la tribu de Juda va progressivement disparaitre du texte biblique se mêlant à celle de Juda. Quant à celle de Benjamin, elle sera réduite à 600 hommes à l’issue d’une terrible guerre interne ; ils n’auront d’autre solution que de s’intégrer à Juda.

On retombe bien sur le total de 12 tribus (10 perdues au Nord + 2 survivantes au Sud) sachant que – pour ceux/celles qui ont suivi – la 13e avait été créée artificiellement en divisant la tribu de Joseph.

À noter : une bibliographie en complément pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin.

  • Jean-Pierre Filiu, Comment la Palestine fut perdue, Seuil, 2024
  • Yacov Rabkin, Comprendre l’État d’Israël, Eco Société, 2014.
  • Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Flammarion, 2008.
  • Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée, Flammarion, 2012
  • Bible du Rabbinat, disponible sur Internet à https://www.sefarim.fr/,
  • Israël Finkelstein et Thomas Römer, Aux origines de la Torah, Éd. Bayard, 2019
  • Israël Finkelstein, Un archéologue au pays de la Bible, Éd. Bayard, 2008
  • Israël Finkelstein, Le Royaume biblique oublié, Éd. Odile Jacob, 2013
  • Nadav Na’aman, The Brook of Egypt and Assyrian Policy on the Egyptian Border, Tel Aviv 6 (1979), pp. 68–90.
  1. Cf. Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée, Flammarion, 2012 et Jean-Pierre Filiu, Comment la Palestine fut perdue, Seuil, 2024, p. 19 et 20[⇧]
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