Le 1 000e jour du génocide à Gaza, ce 2 juillet 2026, marque un seuil insoutenable et une honte absolue qui fait perdre aux humains leur humanité. Depuis plus de deux ans et demi, la population palestinienne subit bombardements, déplacements forcés, destruction systématique des infrastructures vitales, famine organisée et attaques répétées contre les civil.e.s, les soignant.e.s, les journalistes et les lieux de vie et de mémoire. Comme les instances internationales et de nombreuses ONG1 le soulignent depuis de nombreux mois, il s’agit d’un génocide. Cette situation n’est pas une “tragédie” abstraite : elle résulte d’une politique d’extermination intentionnelle menée sous nos yeux, dans l’impunité la plus totale.
L’UJFP réaffirme inlassablement qu’elle refuse d’être complice de ce génocide, parce qu’elle refuse que l’antisémitisme, notre histoire intime, et la destruction des Juifs et des Juives d’Europe soient utilisés pour justifier l’horreur commise par l’État d’Israël, et ce supposément en notre nom.
L’UJFP réaffirme que le droit international ne peut être invoqué à géométrie variable. À Gaza, le génocide se poursuit en dépit du cessez-le-feu et les enfants sont particulièrement ciblés. Le fait de prendre délibérément pour cible des enfants constitue l’un des éléments clés permettant d’établir l’intention génocidaire des autorités et des forces de sécurité israéliennes visant à détruire, en tout ou en partie, le groupe palestinien à Gaza. Face à cette situation, les gouvernements occidentaux et l’Union européenne, qui pourraient agir, se contentent de déclarations sans effet, de faux-semblants diplomatiques ou de complicités actives. Le silence, l’inaction et les livraisons d’armes font partie du mécanisme criminel.
Nous exigeons :
- Un cessez-le-feu immédiat et permanent et l’arrêt de cette tuerie barbare ;
- La fin du blocus de Gaza ;
- L’arrêt de toute livraison d’armes à Israël ;
- L’ouverture sans entrave de l’aide humanitaire
- La restitution de l’ensemble de la bande de Gaza aux Gazaouis et donc la suppression de la ligne jaune qui parque les Gazaouis comme des bestiaux ;
- Des sanctions immédiates contre l’État d’Israël dont la suspension de l’accord Israël-Union européenne ;
- La poursuite pénale des responsables politiques et militaires impliqués dans ces crimes, y compris en Europe et aux États-Unis.
La solidarité avec le peuple palestinien n’est pas une option morale, c’est une exigence politique, juridique et humaine « pour que cette planète reste habitable pour l’humanité »2.
Après 1 000 jours de génocide, il est urgent de mettre fin à l’impunité, de protéger les survivant.e.s, de leur accorder des réparations et de faire respecter enfin le droit international.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 1er juillet 2026
- Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans frontières, B’Tselem, Physicians for Human Rights…[⇧]
- Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem, Quarto Gallimard, p. 1243.[⇧]





