Une initiative a été organisée (partenariat Fondation de France-UJFP) pour procéder à la pulvérisation de plusieurs camps de déplacés dans la région de Deir al-Balah, après avoir sélectionné les camps où le besoin semblait le plus urgent. Pendant trois jours, les équipes de l’UJFP se sont déplacées entre cinq camps situés dans la zone centrale de Deir al-Balah. La campagne a commencé au camp d’Al-Istiqama, puis s’est poursuivie au camp d’Al-Suwaidi, au camp d’Abou Mesbah, au camp d’Al-Bayyara, avant de se terminer au camp de Chirab. Dans ce qui suit Abu Amir rend compte de cette initiative.
L’action contre les rongeurs et insectes a contribué à améliorer les conditions de vie des personnes déplacées dans les camps ciblés. La pulvérisation et les traitements ont eu un effet positif sur l’environnement des tentes en contribuant à alléger les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les habitants à cause de la présence de rongeurs et d’insectes. Pour autant, ces améliorations n’ont pas été aussi durables qu’attendu, tout d’abord à cause des conditions difficiles qui règnent autour des camps. L’accumulation de décombres et la présence d’eaux usées, en particulier, créent des conditions de reproduction favorables pour les rongeurs et les insectes, qui limitent l’efficacité à long terme des mesures prises.
Lors de visites de contrôle sur le terrain, les habitants ont été consultés pour évaluer le bénéfice retiré de cette action. D’après leurs retours, l’activité des rongeurs a significativement diminué pendant la première semaine suivant l’intervention. Cette amélioration a été attribuée à l’utilisation de substances appropriées dans cette opération sur les zones ciblées, ainsi qu’au traitement des trous à rats situés entre les tentes en les noyant avec de l’eau mélangée à des agents de contrôle. Ces mesures ont aidé à réduire l’activité des rongeurs à proximité des abris familiaux, apportant aux habitants une sensation plus forte de confort et de sécurité.
Concernant les insectes, les habitants déplacés ont fait part d’une réduction notable de leur présence au cours des trois premiers jours suivant l’opération de pulvérisation. Bien que cette amélioration n’ait duré qu’un temps relativement court, elle a fait une différence significative dans leur quotidien. De nombreuses familles ont pu dormir plus paisiblement sans être constamment dérangées par des insectes, notamment la nuit.
Ces éléments indiquent que cette opération a eu des résultats immédiats positifs, bien que la durée de l’impact ait été limitée du fait de la persistance de difficultés sous-jacentes dans l’environnement. Ils mettent aussi en évidence l’importance d’opérations de lutte contre les nuisibles, comme intervention essentielle pour améliorer les conditions de vie dans les camps de déplacement. Toutefois, envisager ces améliorations dans la durée exige la mise en œuvre régulière de mesures de lutte ainsi que des actions sur les problèmes de l’environnement, en particulier l’accumulation de déchets, de débris et d’eaux usées.
Les habitants déplacés ont manifesté leur appréciation de l’action effectuée et ont insisté sur le besoin de mesures régulières de lutte contre les nuisibles, soulignant combien elles réduisent les souffrances du quotidien et améliorent les conditions de vie dans les camps.
Si l’on se fonde sur les éléments recueillis lors du contrôle sur le terrain, cette opération a, avec succès, réduit les nuisances dues aux rongeurs et aux insectes sur un temps limité ; elle a contribué à augmenter le confort et à améliorer la qualité de vie des habitants du camp pendant ce temps. Pour autant, l’intervention ne s’est pas attaquée aux facteurs environnementaux sous-jacents qui sont responsables de la présence récurrente de ces nuisibles. Il est donc essentiel de mener régulièrement des contrôles et de s’attaquer aux sites de reproduction et aux facteurs de risques environnementaux, pour inscrire dans la durée les résultats positifs obtenus et renforcer l’impact de ce type d’opération à long terme.