La nuit dernière, de nombreux bateaux de la flottille Global Sumud pour Gaza ont subi des attaques de l’armée israélienne. Il s’agit d’un acte de piraterie commis dans les eaux internationales, à plus de 900 kilomètres des côtes de Gaza, au large de la Grèce.
Vingt-deux voiliers ont été interceptés sur une flottille composée de 50 bateaux et au moins 175 militant.es ont été kidnappé.es.
Les flottilles sont des actions pacifiques de la société civile, qui ne violent aucune loi, mais visent à contester le blocus illégal de Gaza.
La société civile française est mobilisée et dénonce l’impunité de l’État d’Israël, qui, si aucune sanction n’est prise à son encontre, va repousser les limites de l’inacceptable et commettre d’autres crimes odieux.
Rappelons qu’il y a quelques jours l’Union européenne n’a toujours pas pris la décision ni de suspendre, ni de dénoncer l’accord Union européenne-Israël, alors que l’Union européenne dispose de l’outil juridique pour le faire via l’article 2 de cet accord parce que l’État d’Israël commet un génocide depuis plus de deux ans à Gaza.
Ce blocus criminel emprisonne une population civile de plus de 2 millions de personnes, plongée dans le plus grand dénuement et privée de sa dignité, l’armée israélienne poursuivant le génocide « à bas bruit ».
Comme le disait notre représentant à Gaza, Abu Amir, le 27 avril 2026 : « Même si les résultats matériels de la flottille restent limités ou incertains, son impact psychologique ne dépend pas nécessairement de son arrivée effective, mais de l’idée elle-même : l’idée qu’il existe une tentative, qu’il y a un mouvement qui brise l’immobilité. Cette idée peut, à elle seule, modifier profondément la manière dont la réalité est perçue, même si cette réalité ne change pas immédiatement ».
Mais cela ne suffit pas : la communauté internationale, l’Europe et la France doivent mettre fin à l’impunité de l’État israélien pour les crimes commis. Seules des sanctions fortes pourront contraindre cet État, au respect des règles les plus élémentaires du droit international.
La France n’a fait aucune déclaration pour demander la libération des Français kidnappés par l’armée israélienne dans les eaux internationales. Le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a déclaré, concernant les 15 Français à bord de la flottille « Notre première priorité, c’est la sécurité de nos ressortissants et de nos concitoyens », mais de manière grotesque, il a exhorté « toutes les parties » à respecter le droit international. » Mais il ne rappelle pas qu’une fois de plus, c’est Israël qui piétine toute forme de droit international.
Défendre la Palestine, ce n’est pas un supplément d’âme, c’est empêcher la généralisation de la loi de la jungle, c’est défendre le droit, la justice et l’égalité.
C’est nous défendre nous-mêmes.
Les flottilles sont l’honneur de l’humanité comme autrefois ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs ou comme les porteurs de valise en Algérie.
L’UJFP condamne ces actes de piraterie, commis par l’armée israélienne contre des bateaux humanitaires.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 30 avril 2026










