Refusons la censure des voix palestiniennes par l’État français

Ramy Shaath Refusons la censure des voix palestiniennes par l’État français

Nous avons appris que la Préfecture de Nanterre souhaite expulser Ramy Shaath du territoire en prétextant une « grave menace à l’ordre public », dans une notification reçue le 30 avril 2026.

Le 21 mai 2026, la Commission départementale des étrangers des Hauts-de-Seine a rendu un avis défavorable à cette expulsion : c’est une première victoire. Mais son avis n’est que consultatif, c’est pourquoi nous devons tous et toutes rester mobilisé.es.

Depuis plus de deux ans, Ramy subit un acharnement des autorités françaises :

– accusation d’apologie du terrorisme, classée sans suite,

– non renouvellement de son titre de séjour,

– fermeture de son compte bancaire,

– suspension de ses droits à l’assurance maladie.

Ces graves atteintes aux droits humains s’inscrivent dans une politique de plus en plus manifeste de censure des voix palestiniennes en France.

Ramy Shaath est un défenseur des droits humains, qui en a payé le prix en Égypte. En 2019, il a été arrêté par le régime égyptien et enfermé pendant plus de 3 ans.

À cette époque, Emmanuel Macron et la diplomatie française s’étaient mobilisés contre son arrestation arbitraire et avaient obtenu sa libération et son rapatriement auprès de sa femme, en France.

Mais ses prises de position contre le génocide en Palestine semblent déplaire au pouvoir en place.

Nous pensons à lui, ainsi qu’à sa femme et sa fille, et les assurons de toute notre solidarité.

Nous, Union Juive Française pour la Paix, demandons aux autorités françaises de suivre l’avis de la Commission départementale des étrangers des Hauts-de-Seine et de manière générale d’arrêter la répression indigne contre des voix palestiniennes, qui va à l’encontre de la liberté d’expression et du droit des personnes réfugiées en France.

Alors que la Cour pénale internationale semble avoir de nouveau lancé de nouveaux mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, une telle condamnation, si elle était confirmée, acterait la dérive liberticide et anti-palestinienne grave d’un État qui se présentait autrefois comme celui des droits de l’Homme.

Nous, Union Juive Française pour la Paix, demandons que la justice et le droit vis-à-vis des Palestiniens soient appliqués en France.

La criminalisation honteuse des voix palestiniennes dénonçant, tout comme l’ONU et la CIJ, le génocide, l’apartheid, l’occupation et la colonisation doit cesser.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 25 mai 2026