Rappelons la déclaration du 2 novembre 1917 d’Arthur James Balfour, ministre des affaires étrangères du gouvernement de George Lloyd, ; cette déclaration précisait : “Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et fera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif”. Arthur Balfour était influencé par le courant antisémite connu sous le nom de “sionisme chrétien”, qui soutenait le “retour” des Juifs en Palestine. Pourquoi ? Parce que le “retour” des Juifs en Palestine remplit la condition de la seconde venue du Christ. Et celle-ci sera suivie du Jugement dernier, où tous les Juifs seront condamnés pour l’éternité aux souffrances de l’enfer s’ils ne se convertissent pas au christianisme.
À l’époque, une opposition juive s’est formée en réponse aux termes de cette déclaration. Sir Edwin Samuel Montague, seul ministre juif du cabinet au moment de cette déclaration, s’est exprimé dans un mémorandum sur l’antisémitisme du gouvernement britannique. Il y déclare : “Je tiens à exprimer officiellement mon opinion selon laquelle la politique du gouvernement de Sa Majesté est antisémite et, par conséquent, fera le jeu des antisémites dans tous les pays du monde.”
Aujourd’hui, en France, le Rassemblement national à travers son président Jordan Bardella défend inconditionnellement la politique israélienne et présente son mouvement comme un parti garantissant la sécurité des Français juifs ; « Le Rassemblement national est le meilleur bouclier pour les Juifs », dit-il. Mais cette affirmation est contredite par les propos régulièrement tenus par la base et également par son chef depuis que Médiapart a dévoilé ses propos antisémites.
Cela n’est pas étonnant, lorsque l’on se souvient que parmi les créateurs de ce parti, il y avait des membres d’Ordre nouveau et deux anciens membres de la Waffen-SS.
Une grande majorité de la communauté juive se questionne à l’égard du discours du RN, qui se présente toujours comme un « bouclier » pour les Français juifs. Après ces révélations, certains interlocuteurs juifs ont évoqué l’impression d’un « double jeu » : rapprochement politique avec les institutions juives d’un côté, et propos antisémites de son dirigeant de l’autre.
Et malgré cet antisémitisme structurel du RN, certains Français juifs se sentent proches du RN : Albert Myara, président de la communauté juive du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est, pour sa part, prêt à pardonner. « Notre honneur est de savoir nous construire sur le reniement et la réparation de nos erreurs », philosophe auprès du Monde celui qui œuvre activement en Ile-de-France au rapprochement de la communauté juive avec le parti d’extrême droite. « Quand bien même Jordan Bardella aurait tenu le type de propos insanes que lui prête Mediapart, il existe pour le judaïsme, et pas seulement, un principe fondamental qui s’appelle la “repentance” [techouva], qui offre à tout individu sur terre la possibilité de s’amender et de demander le pardon pour ses fautes passées, surtout quand celles-ci remontent à l’époque de sa jeunesse. ». D’autres prônent le pardon et la rédemption !
Ces propos sont inadmissibles et participent de l’extrême droitisation dangereuse d’une frange non négligeable de la communauté juive française. Henryk Erlich, un dirigeant du Bund disait déjà en 1930 : les dirigeants du mouvement sioniste ont commendcé à miser ouvertement sur la carte antisémite.
Mais, nous nous opposons comme l’a fait Montague à son époque à ces propos délétères que sont le soutien à un parti fasciste au motif qu’il soutiendrait la politique d’extrême droite israélienne.
Non, le sionisme n’est pas le judaïsme.
Oui le Rassemblement national est un parti raciste et fasciste.
Dénonçons la clique raciste des Bardella et des Le Pen.
Oui, il faut lutter contre le racisme sous toutes ses formes de toutes nos forces
Oui, les Juifs contribueront à l’échec des fascistes antisémites français !
La Coordination nationale de l’UJFP, le 21 octobre 2026