De Caroline Yadan à Aurore Bergé

JG Greilsamer

La proposition de loi Yadan, visant à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme » et destinée en réalité à protéger la politique génocidaire et d’épuration ethnique d’Israël et à poursuivre les militant-es soucieux de défendre efficacement les droits du peuple palestinien, avait fait l’objet d’une importante mobilisation, à laquelle l’UJFP a intensément participé en tant qu’association juive antisioniste.

Cette mobilisation a été, au moins provisoirement, victorieuse. Mais voilà qu’à présent ce projet se transforme en « projet de loi pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme » que présentera Aurore Bergé en conseil des ministres le 9 juillet. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, a toujours soutenu la politique israélienne que nous dénonçons, et elle était signataire de la PPL Yadan. Le titre du projet dissocie l’antisémitisme et le racisme, ce qui sous-entend que l’antisémitisme est un racisme supérieur aux autres (racisme anti-musulman-es, anti Noir-es, anti-rroms, etc)

Dans une interview à « La Tribune Dimanche » Aurore Bergé précise que le nouveau projet  « enverra un signal de concorde » et protégera mieux les victimes de racisme et d’antisémitisme, qui pourront avoir recours à des associations pour les défendre – et elle ne cite que le CRIF …

Et elle n’oublie pas l’élargissement du déni de négationnisme pour condamner les crimes contre l’Humanité.

Elle compte aussi reprendre la proposition, lancée par Emmanuel Macron, d’une peine d’inéligibilité pour « les infractions les plus graves, c’est-à-dire l’antisémitisme, le racisme, le négationnisme et l’apologie de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité » et prône des sanctions plus fortes contre des propos « antisémites ou racistes ».

FACE A CETTE SITUATION, TENONS NOUS MOBILISES PENDANT LES ÉTAPES DU PROJET POUR EXIGER :

  • Que les actes et propos racistes visant les populations issues de l’immigration postcoloniale, les musulman-es, les Noire-es, les Rroms, etc, soient condamnés beaucoup plus sévèrement que jusqu’à présent.
  • Que les négations d’actes criminels perpétrés pendant les périodes coloniales soient traitées en tant que négations de crimes contre l’Humanité.
  • Que les militant-es des droits du peuple palestiniens ne soient plus poursuivis.
  • Et que la liberté d’expression soit préservée au lieu d’être muselée par certains « grands médias ».

Paris, le 29 juin 2026,

Jean-Guy Greilsamer, militant de l’UJFP