« Si les droits humains, la morale ont un sens, Gaza est l’endroit où ces valeurs doivent subsister ou mourir. Car si le monde peut nous regarder disparaître sans rien faire, rien de ce qu’il prétend défendre n’est réel. » Nour Elassy, citée par Annie Ernaux
« C’est lorsque le monde dort que naissent les monstres. Et des monstres, nous en avons déjà beaucoup parmi nous. Le premier d’entre eux : notre indifférence. » Francesca Albanese, in « Quand le monde dort / Récits, voix et blessures de la Palestine », Ed. Mémoire d’Encrier, octobre 2025, Montréal (Québec)
« Aux Palestiniens refuser les maisons, la terre, le passeport, le pays, la nation, tout ! Mais le rire et l’éclat des yeux ? » Jean Genet, « Un captif amoureux », Paris, Ed. Gallimard 1986, folio 2023, p. 498.
Si vous avez déjà oublié le rôle joué par le protagoniste Israël dans le génocide à Gaza et dans le nettoyage ethnique de la Cisjordanie ‒ oubli légitimé et entretenu par nos principales instances politiques et médiatiques ‒ ou celui du marionnettiste états-unien cocufié ou encore des servantes occidentales dont la France, rien de tel qu’une synthèse de nos 30 premières brèves de presse. On serait surpris en les parcourant à nouveau de redécouvrir d’horribles méfaits que même avec la meilleure volonté il n’est pas humainement possible de les conserver tous en mémoire. Mais là n’est pas l’objet de ce Point des Brèves, éditées de novembre 2024 à mai 2026. Non, ce qui nous intéresse à la relecture de ces Brèves qui s’appuient par définition sur la presse qui rend compte du nettoyage ethnique et du génocide1, c’est que les sionistes et les soutiens du génocide n’ont pas de prise sur elles. Obligés de se taire. Rien à dire à leur encontre. Obligés de subir la vérité, même s’ils se consolent par le fait qu’ils tiennent le pavé de la désinformation dans l’opinion française. Voyons cela.
Une critique radicale et documentée
Les Brèves de presse de l’UJFP ne se contentent pas de relayer l’actualité : elles démontent les mécanismes de désinformation et dénoncent les complicités politiques et médiatiques autour du conflit israélo-palestinien. Elles soulignent comment l’idéologie sioniste utilise la désinformation, l’intimidation et la manipulation de l’opinion publique pour justifier des crimes de guerre, un génocide en cours à Gaza et un nettoyage ethnique en Cisjordanie. En citant des sources indépendantes et variées, l’UJFP corrobore ses analyses par des faits vérifiables, ce qui renforce la crédibilité de sa démonstration.
Exemple marquant :
L’UJFP met en lumière l’inversion de la présomption d’innocence dans les médias dominants : là où la presse traditionnelle a longtemps légitimé le « droit d’Israël à se défendre » sans remettre en cause ses méthodes, les Brèves de presse montrent comment, depuis les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (novembre 2024), l’information commence à objectiver les crimes israéliens — et comment cela dérange les partisans inconditionnels d’Israël.
Un ton subversif et décomplexé
Là où beaucoup de médias adoptent un langage prudent, voire complaisant envers le pouvoir, nos Brèves de presse assument un ton sans concession. Elles qualifient sans détour la politique israélienne de génocide, de nettoyage ethnique, ou encore de terreur d’État, des termes rarement employés dans les grands médias français. Cette radicalité lexicale conforme à la vérité n’est pas gratuite : elle s’appuie sur des faits (bombardements massifs, ciblage des journalistes et des civils, enlèvements et incarcérations de civils, colonisations illégales) et sur des prises de position juridiques internationales (CPI, rapports de l’ONU, etc.).
Comparaison avec d’autres productions :
- Médias traditionnels (Le Monde, Libération, Nouvel Obs, etc…) : souvent prudents, ils utilisent des euphémismes (« conflit », « opération militaire », « riposte ») et évitent de nommer explicitement le génocide, par crainte de représailles ou par alignement sur la ligne éditoriale pro-occidentale. S’agissant du journal Le Monde2, il se musèle lui-même par son positionnement atlantiste adopté dans les années 19803.
- Médias alternatifs (Mediapart, Le Média, etc…) : plus critiques, mais parfois moins systématiques dans leur dénonciation des complicités françaises et européennes.
- Réseaux sociaux et blogs militants : souvent plus radicaux, mais moins sourcés et structurés que les Brèves de presse de l’UJFP.
L’UJFP se situe donc à un carrefour unique : la rigueur journalistique (sources, citations, recoupements) alliée à une radicalité politique rare dans le paysage médiatique français.
Une pédagogie de la résistance
Les Brèves de presse ne se contentent pas de constater l’injustice : elles appellent à la résistance et à l’action. En citant des figures comme Annie Ernaux ou des intellectuels engagés, elles rappellent que le silence et l’inaction face au génocide sont des complicités. Chaque numéro est une invitation à réveiller les consciences, à questionner les narratifs dominants, et à agir concrètement (manifestations, boycott, pression politique, etc…).
Exemple :
La phrase récurrente de Nour Elassy, citée par Annie Ernaux — « Si les droits humains, la morale ont un sens, Gaza est l’endroit où ces valeurs doivent subsister ou mourir. Car si le monde peut nous regarder disparaître sans rien faire, rien de ce qu’il prétend défendre n’est réel. » — résume à elle seule cette volonté de briser l’indifférence.
Un contre-pouvoir face à la doxa médiatique
L’un des apports les plus subversifs des Brèves de presse est leur rôle de contre-pouvoir. Tout modeste qu’il soit, il est particulièrement éclairé :
- Les Brèves de presse dénoncent l’instrumentalisation de l’antisémitisme par certains groupes sionistes pour discréditer toute critique d’Israël.
- Elles mettent en lumière les contradictions des dirigeants français (Macron, Barrot, Braun-Pivet, Larcher, etc…) qui soutiennent Israël malgré les condamnations internationales.
- Elles démystifient les récits dominants (comme celui du « 7 octobre » utilisé pour justifier tous les excès israéliens).
Comparaison :
Alors que la plupart des médias français normalisent le discours pro-israélien (en invitant surtout des experts pro-sionistes, en minimisant les crimes de guerre, en diabolisant la résistance palestinienne), les Brèves de presse de l’UJFP offrent une contre-narration systématique, documentée et accessible.
Une accessibilité et une régularité remarquables
Contrairement à des essais ou des livres militants, qui demandent un investissement important, les Brèves de presse sont :
- Courtes et synthétiques : chaque numéro fait le point sur l’actualité récente, avec des extraits d’articles, des analyses et des liens vers des sources.
- Régulières : publiées parfois plusieurs fois par mois, elles permettent un suivi continu de l’actualité.
- Gratuites et ouvertes : accessibles à tous sur le site de l’UJFP, sans abonnement ni inscription.
En résumé
Les Brèves de presse de l’UJFP se distinguent par leur alliance unique de rigueur, de radicalité et d’accessibilité. Elles ne sont pas seulement une source d’information alternative : elles sont un outil de résistance intellectuelle et politique, qui défie les narratifs dominants et redonne du pouvoir aux citoyens pour comprendre — et agir — face à l’injustice.
En perspective
Face à cela, la propagande sioniste n’a pas d’autre choix que le silence. Contester nos Brèves reviendrait à devoir argumenter et ouvrir un débat qui ferait apparaître l’inanité des arguments et la brutalité d’un raisonnement fondé sur le déni d’humanité. Ce déni d’humanité s’est encore récemment exprimé à travers des propos de Ben Gvir qu’il emprunte au nazisme. L’indépendant, le 17 août 2026 : Guerre à Gaza : « Il y a des gens là-bas qui ne méritent pas de vivre », le ministre israélien de la Sécurité appelle à exécuter « 30 à 40 » Palestiniens chaque nuit.
Ben Gvir encore, en appelle à l’exécution sommaire des Palestiniens et organise le système de mise à mort par pendaison dans les prisons où sont détenus les Palestiniens. On se rappelle que la pendaison était très prisée des nazis. C’était le plus sûr moyen de nier l’humanité d’une personne, condamnée ou non. Agence Médias Palestine, le 24 août 2026 : Itamar Ben-Gvir appelle au meurtre des Palestiniens, qu’il soit encadré ou non par la loi israélienne
Le déni d’humanité et l’éloge israélien du nazisme se sont exprimés une fois de plus dans le cadre du nettoyage ethnique en Cisjordanie avec l’inscription de numéros sur les bras ou les fronts d’otages palestiniens qualifiés de « suspects ». I24 News, le 18 août 2026 : Tsahal reconnaît que des soldats ont inscrit des numéros sur des suspects palestiniens.
Alors qu’on se soucie en France de ne pas faire de comparaison entre Israël et l’Allemagne nazie, on ne peut que constater qu’Israël s’expose lui-même à la comparaison par des propos et des actes « nazifiants » qu’il assume. Quant aux bombardements assistés ou automatisés par l’intelligence artificielle, ou à la destruction toute récente d’une usine de dessalement d’eau, ces agissements criminels n’ont pas de modèle. Est-ce pour cela que la France officielle les ignore, n’y trouvant rien de comparable au nazisme ? Pas même aux bombardements russes de l’Ukraine ? RFI, le 26 août 2026 : La population de Gaza exaspérée après la destruction d’une usine de dessalement par Israël.
Il serait dommage qu’une France sociétale apathique se réfugie dans le seul souvenir de l’histoire combative du Général De Gaulle qu’elle est pourtant allée voir massivement au cinéma, sans établir aucun lien avec le chemin néo-pétainiste emprunté par nos dirigeants actuels. À quand le réveil citoyen ? Wikipedia, en 2026 au cinéma : La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer et La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom.
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L’UJFP ouvre une nouvelle saison des Brèves en cette année de tous les dangers.
- Sans compter l’écocide correspondant que les incendies vécus cet été par la population française en France devraient rendre décemment palpable pournotre conscience collective. Encore que le déni soit pavlovien à l’égard de la Palestine. Pour qu’il le reste il suffit de bien montrer aux Français qu’on mettout mettre en œuvre contre la Russie, rien envers Israëlmalgré l’ampleur du crime contre un peuple sans défense et de tendre une main contractuelle à Mohammed ben Salmane commanditaire du meurtre d’un journaliste sans défense ; ce que sans complexe fait Macron et ça passe ! sans subir la critique de nos piliers médiatiques. Le cynisme élyséen fait, lui, le service après-vente, le 24 août 2026 : Visite officielle de Mohammed ben Salman, Prince héritier d’Arabie saoudite.[⇧]
- Dans « Un captif amoureux », Jean Genet raconte : « Le journal Le Monde dans son numéro du 31 octobre 1985 compte trois pages d’informations financières. Les feddayin ne comptaient même pas leurs morts. » « Un captif amoureux », Paris, Ed. Gallimard 1986, folio 2023, p. 337.[⇧]
- Le Monde Diplomatique, août 2026 : L’élection qui faillit changer « Le Monde »[⇧]
