
Le rapport complet en anglais ICI.
Points saillants
- Quatre mois après le début de l’année 2026, à peine plus de 10 % des fonds nécessaires pour mener à bien les opérations humanitaires essentielles cette année ont été obtenus.
- À Gaza, deux employés d’ONG ont été tués dans des incidents distincts, ce qui a entraîné la suspension des services de santé et d’approvisionnement en eau.
- Les restrictions imposées à l’entrée des générateurs, de l’huile moteur et des pièces de rechange entraînent des pannes généralisées du système, réduisant les services de santé et d’assainissement, le déblaiement des débris et les déplacements des équipes humanitaires.
- En Cisjordanie, l’année 2026 a jusqu’à présent enregistré la moyenne mensuelle la plus élevée de personnes déplacées en raison de démolitions sans permis depuis plus de 17 ans, période pour laquelle des données de l’ONU sont disponibles.
- Entre le 21 et le 27 avril, les forces israéliennes et des colons ont tué quatre Palestiniens, dont deux enfants, et une Palestinienne est décédée des suites de blessures subies lors d’une opération israélienne en 2023.
- Les attaques des colons contre l’éducation exercent une pression croissante sur les familles rurales, les incitant à quitter leurs foyers et leurs communautés.
Aperçu
Les conditions humanitaires dans le territoire palestinien occupé demeurent catastrophiques et souvent mortelles, tandis que l’action humanitaire reste entravée. Les difficultés rencontrées vont des restrictions à l’importation et des entraves à la circulation des agences des Nations Unies et des ONG à l’intérieur et à l’extérieur du territoire, aux grèves et autres perturbations affectant la prestation de services. Dans les camps de déplacés surpeuplés, les femmes signalent régulièrement un sentiment d’insécurité dû à un éclairage insuffisant, ce qui accroît considérablement les risques de violences sexistes, notamment la nuit. Parallèlement, le financement demeure extrêmement insuffisant, avec moins de 10 % des ressources nécessaires mobilisées à ce jour en 2026.
Cisjordanie
En Cisjordanie, la situation humanitaire continue de se détériorer, sur fond d’escalade de la violence des colons, d’opérations des forces israéliennes et de restrictions de circulation. Cette situation engendre des pertes humaines, des déplacements de population et des dégâts aux habitations et aux infrastructures essentielles, tout en limitant davantage l’accès aux moyens de subsistance et aux services essentiels, notamment à l’éducation . Les communautés vulnérables, en particulier dans la zone C, à Jérusalem-Est et dans les camps de réfugiés, sont de plus en plus exposées à un climat de coercition qui accroît les risques pour leur protection et alimente les déplacements de population. Les partenaires humanitaires poursuivent leur action par le biais d’une aide d’urgence, d’une présence protectrice, d’un soutien psychosocial et de la fourniture de services, notamment en s’efforçant de maintenir l’accès à l’éducation.
Victimes et attaques de colons
Entre le 21 et le 27 avril, les forces israéliennes ont tué par balle un enfant palestinien à Naplouse lors d’un raid. Par ailleurs, des colons israéliens ont tué par balle trois Palestiniens, dont un enfant, lors de deux incidents distincts à Al Mughayyir et Deir Dibwan, dans le gouvernorat de Ramallah, et blessé d’autres personnes, notamment des enfants. L’un de ces incidents s’est produit à proximité d’une école, en pleine journée scolaire. De plus, une Palestinienne est décédée des suites de blessures reçues en 2023 lors d’une opération menée par les forces israéliennes dans le camp de Jénine. Au 27 avril 2026, le nombre total de Palestiniens tués par les forces israéliennes ou les colons s’élevait ainsi à 42, dont 10 enfants et 2 femmes.
Le 29 avril, après la période couverte par ce rapport, lors de deux incidents distincts, les forces israéliennes ont abattu deux Palestiniens, dont un enfant, lors de deux raids menés dans les gouvernorats de Ramallah et d’Hébron.
Le village d’Al Mughayyir, dans le gouvernorat de Ramallah, est de plus en plus exposé à des attaques récurrentes de colons israéliens, en particulier ceux qui seraient installés à Adei Ad et dans d’autres avant-postes de colonisation environnants, parallèlement à l’intensification des opérations menées par les forces israéliennes.
- Depuis mi-2024, l’établissement de plusieurs nouveaux avant-postes de colonisation aux alentours, dont un dans la partie nord-ouest du village, en zone B, a accentué la pression sur la communauté, affectant également les villages voisins tels que Khirbet Abu Falah et Turmus’ayya. Cette situation a exacerbé un climat de coercition déjà tendu, caractérisé par des violences récurrentes, des restrictions d’accès et des menaces pesant sur les moyens de subsistance des Palestiniens – autant de facteurs qui contraignent les habitants à quitter leurs foyers et leurs communautés.
- Depuis janvier 2023, OCHA a recensé au moins quatre déplacements de population à Al Mughayyir suite à des attaques de colons. Au total, 113 Palestiniens, dont 57 enfants, ont été déplacés de force. Parmi ces incidents figure un déplacement de grande ampleur survenu en avril 2024, qui a entraîné le déplacement de 86 personnes après une violente attaque de colons. Des maisons, des véhicules et des structures agricoles ont été incendiés, et des biens et moyens de subsistance ont été détruits à grande échelle. D’autres incidents ont suivi, illustration du déplacement répété de familles d’éleveurs : en août 2024, deux familles de 10 personnes ont été déplacées après que des colons israéliens ont incendié des tentes et endommagé des structures financées par des donateurs ; en janvier 2025, une famille d’éleveurs de sept personnes a été déplacée après un raid mené par des colons israéliens, accompagnés de forces israéliennes, qui ont endommagé des abris et contraint la famille à fuir sous la menace ; et en février 2026, deux familles d’éleveurs de 10 personnes ont été déplacées de force après que des colons israéliens ont attaqué et endommagé leurs abris, les rendant inhabitables.
- Depuis le début de l’année 2026, OCHA a recensé 17 attaques de colons à Al Mughayyir, soit une moyenne d’environ cinq incidents par mois. Ce chiffre marque une augmentation constante par rapport à la moyenne mensuelle enregistrée au cours des trois années précédentes, qui était d’un à deux incidents par mois, et fait suite à une forte escalade en 2025, année où une quarantaine d’attaques de colons ayant entraîné des victimes ou des dégâts matériels ont été recensées. Ces incidents ont causé des pertes parmi les Palestiniens, d’importants dégâts matériels et des pertes agricoles considérables, par le biais notamment d’incendies et d’actes de vandalisme sur des terres cultivées, de l’arrachage d’oliviers et de la mort de bétail. Les incidents n’ayant entraîné ni victimes ni dégâts matériels ne sont pas comptabilisés dans ce décompte, bien qu’ils soient également considérés comme faisant partie du climat de coercition à l’origine des déplacements de population.
- Depuis 2017, 11 Palestiniens ont été tués à Al Mughayyir, dont au moins six dans le contexte d’attaques de colons, avec une concentration notable de décès ces derniers temps, notamment quatre en 2025 et jusqu’à présent en 2026. Cela reflète un changement non seulement dans la fréquence des incidents, mais aussi dans leur gravité.
Entre le 21 et le 27 avril, au moins 57 Palestiniens, dont sept enfants, ont été blessés. Parmi eux, 37 l’ont été par des colons israéliens lors d’attaques perpétrées par ces derniers, et 20 par les forces israéliennes, principalement dans le cadre d’opérations de recherche et autres raids menés par les forces israéliennes ou des colons. Soixante-dix pour cent des Palestiniens blessés par des colons israéliens lors de ces attaques (26 sur 37) ont été recensés lors de deux attaques survenues les 21 et 27 avril dans les villages de Beit Imrin et Jalud, tous deux situés dans le gouvernorat de Naplouse. Les colons israéliens, vraisemblablement originaires d’avant-postes de colonisation voisins, ont blessé au moins 26 Palestiniens, dont trois enfants, et au moins sept maisons et quatre véhicules ont été endommagés.
Durant la même période, OCHA a recensé au moins 30 attaques de colons israéliens contre des Palestiniens ayant entraîné des victimes, des dégâts matériels, ou les deux, portant le nombre total d’attaques depuis début 2026 à plus de 700 dans plus de 200 localités. Cela représente en moyenne six incidents par jour.
Accès à l’éducation
Depuis janvier 2023, le Groupe sectoriel Éducation a constaté une série d’attaques répétées de colons israéliens affectant l’éducation en Cisjordanie. Ces attaques comprennent des raids contre des écoles, le vandalisme ciblant des salles de classe et du matériel, l’intimidation des élèves et des enseignants, l’obstruction de l’accès aux écoles et la destruction des infrastructures connexes. Parmi les 45 communautés entièrement déplacées en raison de ces attaques récurrentes et des restrictions d’accès qui en découlent, dix écoles ont été totalement abandonnées ; huit d’entre elles ont été vandalisées et deux ont été démolies après avoir été abandonnées.
Ces attaques ont touché des communautés bédouines et d’éleveurs déjà vulnérables dans la zone C, où des écoles ont été créées pour desservir les populations isolées. À plusieurs reprises, les attaques ont perturbé les cours, entraîné des fermetures temporaires, endommagé des infrastructures financées par des donateurs ou contribué au déplacement de populations, compromettant davantage l’accès des enfants à l’éducation. Le Groupe sectoriel Éducation a récemment noté que la démolition de l’école Al-Maleh à Hammamat al Maleh, en avril, faisait suite à des mois d’actes de vandalisme, de vols et d’attaques répétés, et avait « de facto anéanti toute possibilité d’accès à l’éducation pour la communauté ». L’école accueillait des enfants des communautés bédouines environnantes du nord de la vallée du Jourdain. Pour plus d’informations sur cette démolition, veuillez consulter le rapport de la semaine dernière .
Dans le nord de la Cisjordanie, 10 des 38 établissements scolaires de l’UNRWA sont confrontés à des restrictions d’accès. Dans le camp de Jénine, quatre bâtiments scolaires de l’UNRWA demeurent inaccessibles. De ce fait, environ 1 600 élèves ont été temporairement relogés dans des espaces d’apprentissage alternatifs hors du camp ; ces élèves suivent trois jours de cours en présentiel par semaine et un jour d’enseignement en ligne, conformément à la semaine scolaire de quatre jours actuellement en vigueur à l’UNRWA en raison de contraintes budgétaires. Dans le camp de Tulkarem, quatre bâtiments scolaires de l’UNRWA sont accessibles et accueillent environ 2 300 élèves de six écoles des camps de Tulkarem et de Nur Shams ; ces élèves suivent des cours en présentiel quatre jours par semaine. Par ailleurs, 350 élèves des deux camps ont été temporairement relogés dans des espaces d’apprentissage alternatifs, où ils suivent un enseignement hybride : trois jours en présentiel et un jour en ligne. Dans le camp de Nur Shams, deux bâtiments scolaires de l’UNRWA demeurent inaccessibles. À Jérusalem-Est, six écoles de l’UNRWA restent fermées, ce qui affecte environ 800 élèves, qui ont été transférés dans d’autres écoles disponibles de leur quartier.
Dans le sud du gouvernorat d’Hébron, au sein de la communauté bédouine d’Umm al Khair, des élèves ont manifesté le 20 avril après que des colons israéliens eurent bloqué l’accès principal à leur école le 13 avril à l’aide d’une barrière métallique, ne laissant subsister qu’un itinéraire alternatif dangereux passant près d’un avant-poste de la colonie. Lorsque les élèves et leurs familles ont tenté d’accéder à l’école après le blocage, les forces israéliennes accompagnant les colons ont tiré des grenades lacrymogènes dans leur direction, affectant 55 élèves, dont 23 filles, qui ont inhalé des gaz lacrymogènes et présenté des symptômes de stress aigu ; aucun cas n’a nécessité de soins médicaux. Selon le Groupe sectoriel de l’éducation, cet incident met en lumière l’exposition des enfants à l’usage de la force aux abords des écoles et les risques persistants qui pèsent sur leur accès à l’éducation en toute sécurité. En réponse, les partenaires du secteur de l’éducation ont apporté un soutien coordonné aux enfants touchés, notamment un accompagnement psychosocial, et une aide financière pour le transport a été mise en place et se poursuivra jusqu’à la fin de l’année scolaire, parallèlement à la distribution de kits récréatifs, de fournitures scolaires et de cartables.
Le Groupe sectoriel Éducation signale également qu’avant la démolition de l’école Al-Maleh, 85 écoles en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, étaient menacées de démolition, accueillant au total plus de 13 000 élèves. Il alerte sur le fait que les incidents récurrents affectant l’éducation, conjugués au climat de coercition engendré par la violence des colons et les restrictions de circulation, aggravent les risques pour la sécurité des enfants et des enseignants et réduisent encore davantage l’accès à l’éducation dans les communautés touchées. Pour répondre à ces chocs et à d’autres besoins de longue date, les partenaires continuent d’apporter un soutien psychosocial, de réhabiliter les infrastructures endommagées lorsque cela est possible, ainsi que d’offrir une aide juridique, un soutien au transport, des fournitures scolaires, des cours de soutien et de rattrapage, des espaces d’apprentissage temporaires, un plaidoyer et une présence protectrice au sein des communautés, afin de garantir aux enfants un accès à une éducation sûre.
Déplacement

À Deir Hajla (gouvernorat de Jéricho), un garçon se tient à vélo près des vestiges de bâtiments démolis par les autorités israéliennes faute de permis de construire, rarement accordés aux Palestiniens. Avril 2026. Photo : OCHA
Entre le 21 et le 27 avril, six bâtiments appartenant à des Palestiniens ont été démolis faute de permis de construire, documents quasi impossibles à obtenir pour les Palestiniens. Parmi eux figuraient un bâtiment abritant des activités génératrices de revenus dans la zone C et cinq autres à Jérusalem-Est. À Jérusalem-Est, trois maisons ont été démolies par leurs propriétaires, laissant 18 personnes sans abri, dont 10 enfants.
Le 23 avril, les autorités israéliennes ont notifié à sept familles palestiniennes supplémentaires du quartier de Batn al Hawa, à Silwan (Jérusalem-Est), un avis d’expulsion définitif jusqu’au 17 mai, afin de permettre aux colons de s’emparer des bâtiments. Quarante-deux personnes, dont 21 enfants, se retrouvent ainsi menacées d’expulsion imminente. Depuis le début de l’année, 17 familles, soit 77 personnes, dont 30 enfants, ont été expulsées de force de leurs logements à Batn al Hawa pour permettre à Ateret Cohanim, une organisation de colons dont les revendications de propriété ont été validées par les tribunaux israéliens, de prendre possession des lieux.
À Jérusalem-Est, entre début 2026 et le 27 avril, 98 structures ont été démolies, déplaçant plus de 230 personnes, dont une centaine d’enfants. À titre de comparaison, 63 structures avaient été démolies durant la même période en 2025, déplaçant 178 personnes, dont environ 90 enfants. Parmi les 98 structures démolies en 2026, 55 étaient des habitations. Environ la moitié des démolitions (53) ont été réalisées par leurs propriétaires, et un quart environ se situaient dans le quartier de Silwan.
En Cisjordanie, plus de 620 Palestiniens ont été déplacés suite à des démolitions dues à l’absence de permis de construire en 2026, soit une moyenne de 160 personnes déplacées par mois. Ce chiffre est supérieur à toutes les moyennes mensuelles annuelles enregistrées depuis que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a commencé à recenser les déplacements de population en 2009 et représente le double de la moyenne mensuelle de 2022 (77 personnes) – voir graphique. L’année 2025 a enregistré le deuxième niveau le plus élevé, et depuis 2022, on observe une nette tendance à la hausse. Les maisons des personnes déplacées ont été démolies principalement dans la zone C et à Jérusalem-Est, où le régime israélien d’urbanisme impose de sévères restrictions à la construction palestinienne.
NOMBRE DE PALESTINIENS DÉPLACÉS SUITE A DES DÉMOLITIONS POUR CAUSE D’ABSENCE DE PERMIS DE CONSTRUIRE
(MOYENNE MENSUELLE)

(AVRIL 2026)
Impacts humanitaires des raids et autres opérations
Entre le 21 et le 27 avril, OCHA a recensé au moins 100 raids ainsi que des opérations de recherche et autres menées par les forces israéliennes, entraînant des détentions massives, des évacuations temporaires de domicile et des restrictions de déplacement, notamment dans les gouvernorats de Jérusalem et de Naplouse.
Dans le nord de la Cisjordanie, des opérations menées dans plusieurs localités ont fait au moins trois blessés par balles réelles parmi les Palestiniens et ont conduit à des arrestations. Ces événements ont fortement perturbé la vie quotidienne et l’accès aux services essentiels. Le 22 avril, aux abords du camp de réfugiés de Jénine, zone militaire fermée depuis janvier 2025, les forces israéliennes ont averti que jusqu’à 20 immeubles d’habitation pourraient être évacués si les tentatives d’accès au camp se poursuivaient. Dans les villages de Madama et Duma, à Naplouse, les opérations ont entraîné des bouclages prolongés de plus de 30 heures, le scellement des entrées, le blocage des principaux axes routiers par des remblais et la fermeture forcée des commerces et des boulangeries, ainsi que des perquisitions et des arrestations.
Dans le gouvernorat de Jérusalem, le 27 avril, les forces israéliennes ont mené un raid de 18 heures dans trois zones situées en Cisjordanie, de l’autre côté de la barrière : le camp de Qalandiya, Kafr Aqab et Ar Ram. L’opération a consisté en des perquisitions de maison en maison à grande échelle. Au moins 120 habitations ont été perquisitionnées et saccagées, causant d’importants dégâts aux portes, aux structures intérieures, aux murs, au mobilier et aux effets personnels. Des arrestations, des restrictions de déplacement, des agressions physiques et des blessures ont également été constatées. Les forces israéliennes ont expulsé de force une centaine de Palestiniens de trois immeubles résidentiels (21 logements) du camp de Qalandiya, les déplaçant temporairement pendant que les bâtiments servaient de postes militaires. Au moins 60 Palestiniens ont été arrêtés, dont une trentaine à Qalandiya, agressés et interrogés, et au moins une trentaine à Ar Ram. Ils ont été menottés, détenus et ont subi, selon certaines sources, des traitements dégradants. L’opération a gravement perturbé la vie quotidienne, forçant les cliniques et les écoles à fermer, tandis que les forces israéliennes refusaient l’accès aux journalistes et aux ambulances, les expulsant de la zone, limitant ainsi la couverture médiatique et l’intervention médicale d’urgence.
Pour les chiffres clés et des décomptes supplémentaires concernant les victimes, les déplacements et les violences des colons entre janvier 2005 et mars 2026, veuillez vous référer au rapport OCHA sur la Cisjordanie de mars 2026.
Traduction RZ pour l’UJFP
