Le Rapport complet en anglais ICI.

Remarque : En raison de l’Aïd al Adha à venir, le prochain rapport sur la situation humanitaire sur le territoire palestinien occupé sera publié vers le premier week-end de juin 2026, couvrant deux semaines.
Faits saillants
En une semaine seulement, plus de 50 attaques de colons à travers la Cisjordanie ont fait des victimes ou des dommages matériels ; ce sont notamment des incendies criminels qui ont endommagé une mosquée, des maisons, des terres agricoles et des véhicules. L’OCHA a documenté une moyenne de six attaques quotidiennes de ce type en 2026.
Les inquiétudes concernant le risque de déplacement forcé de centaines de Palestiniens dans le gouvernorat de Jérusalem-Est se sont intensifiées après que le ministre israélien des Finances a appelé à la mise en œuvre rapide d’ordonnances de démolition prises de longue date contre Khan al Ahmar.
À Gaza, les partenaires humanitaires ont lancé une campagne de lutte antiparasitaire dans plus de 1 700 lieux, tout en avertissant que leurs efforts sont limités par les pénuries et les restrictions.
Seule la moitié de tous les camions d’aide venant d’Égypte ont pu décharger au point de passage de Kerem Shalom contrôlé par Israël au cours des 18 premiers jours de mai, sur la base des données suivies par le pôle logistique.
Vue d’ensemble
Le territoire palestinien occupé reste fortement fragmenté ; avec des personnes non autorisées à se déplacer entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, la circulation dans chacune de ces zones, encore plus restreinte par les divisions militaires, les barrières physiques et les zones fermées. Combinées à la violence continue, qui continue de faire des victimes civiles, ces conditions aggravent les besoins humanitaires des gens tout en rendant à la fois difficile et dangereux pour eux d’accéder à l’aide.
La semaine dernière a vu de nouvelles vagues de déplacements avant même que les précédentes ne soient terminées, alors que les attaques et les menaces ont une fois de plus forcé les gens à quitter leur domicile ou leurs refuges.
Pour les partenaires humanitaires, il reste extrêmement difficile d’obtenir du personnel ainsi que toute la gamme des fournitures essentielles là où elles sont nécessaires.
La Bande de Gaza
La situation humanitaire à Gaza reste critique, de nombreuses familles déplacées continuant à s’abriter sous des tentes, dans des écoles ou des structures endommagées surpeuplées en raison du manque d’alternatives sûres. L’accès aux services essentiels reste également sévèrement limité : la disponibilité de l’eau potable est limitée, les systèmes de gestion des déchets sont inadéquats et incapables de faire face efficacement aux risques croissants pour la santé publique, notamment la propagation des parasites et des rongeurs. De nombreuses zones résidentielles de Gaza restent dangereuses et exposées à des frappes, des bombardements et des fusillades récurrents dans ou à proximité des zones habitées.
L’insécurité et les contraintes d’accès persistantes perturbent certaines activités humanitaires et communautaires, tandis que les travailleurs humanitaires continuent de signaler d’importants obstacles à l’accès aux zones où les autorités israéliennes exigent des équipes humanitaires qu’elles coordonnent leurs mouvements avec elles.

Entre le 16 et le 17 mai, des partenaires humanitaires ont enregistré le déplacement de plus de 150 familles de l’est de Khan Younis et de l’est de la ville de Gaza. Les familles touchées ont déclaré qu’elles avaient fui à cause des mouvements de chars ou des bombardements. Quarante familles nouvellement déplacées ont été identifiées par des partenaires comme ayant besoin d’une aide d’urgence car elles se sont enfuies avec seulement ce qu’elles pouvaient transporter, et une réponse de plusieurs partenaires a été initialisée.
Simultanément, des frappes israéliennes ont encore été signalées pendant la période de référence, affectant les zones résidentielles et les abris de fortune. Lors d’un incident le 18 mai, une frappe aérienne a touché le camp de Jabalya, endommageant les tentes et les bâches de 35 familles et en déplaçant des dizaines.
Les données du ministère de la Santé (MoH) à Gaza indiquent qu’entre le 12 et le 20 mai, 24 Palestiniens ont été tués, cinq corps ont été retrouvés, deux sont morts de blessures et 159 personnes ont été blessées. Cela porte le nombre global de victimes signalé depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 881 décès et 2 621 blessés, selon le ministère de la santé.
De graves pénuries d’huile moteur continuent de perturber les services critiques d’eau, d’assainissement et d’hygiène (Water, Sewage and Hygien, WASH) dans toute la bande de Gaza. Le Groupe WASH estime qu’environ 7 000 litres sont nécessaires chaque mois et que les actions engagées pour sauver des vies sont de plus en plus réduites. L’infrastructure clé est déjà affectée, comme le démontre la fermeture du lagon d’eaux pluviales Sheikh Radwan dans la ville de Gaza le 11 mai pour préserver la durée de vie du générateur après un fonctionnement prolongé. Les niveaux d’eau et d’eaux usées se sont, depuis, considérablement élevés, augmentant le risque d’inondations dans les semaines à venir et posant de graves menaces pour la santé publique, selon le Groupe WASH.
Dans le même temps, la gestion des déchets solides continue de s’appuyer sur des décharges temporaires situées à proximité de sites de déplacement actifs. Les partenaires humanitaires signalent que les familles déplacées sont de plus en plus touchées par des infections cutanées et d’autres maladies, car les rats et les insectes entrent dans les refuges et contaminent les aliments. Alors que des efforts sont en cours pour améliorer l’assainissement et la lutte antiparasitaire, des réponses plus durables nécessitent un accès restauré aux décharges sanitaires de Gaza près du périmètre où les forces israéliennes restent déployées, ainsi que l’entrée de machines d’enlèvement de débris et d’autres éléments critiques tels que des camions, des compacteurs, des chargeurs, des conteneurs ou des équipements de protection individuelle.
Pour lutter contre les infestations de ravageurs, les partenaires du Groupe WASH et les organisations locales, en coordination avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ont lancé un plan d’intervention ciblant plus de 1 700 lieux dans la bande de Gaza, le 17 mai. Cela implique la pulvérisation, le contrôle des rongeurs et des activités de sensibilisation. Des fournitures pour la campagne – 3 tonnes de rodenticides et 3 000 litres de pesticides – ont été apportées à Gaza la semaine dernière par le PNUD. Les partenaires indiquent qu’une solution complète contre les rongeurs et les nuisibles exige que les autorités israéliennes facilitent l’accès aux décharges de Gaza où les déchets peuvent être éliminés en toute sécurité et approuvent les demandes de faire entrer à Gaza les éléments nécessaires à l’enlèvement des débris et à l’élimination des engins explosifs – ainsi que les intrants nécessaires pour faire fonctionner cet équipement.
Selon le Groupe de Gestion de Sites (Site Management Cluster, SMC), quelque 1 600 sites de déplacement dans Gaza accueillent actuellement environ 1,7 million de personnes, soit 354 480 ménages. Ceci est basé sur des données non exhaustives recueillies lors de visites en personne ou – dans certains cas – d’entretiens téléphoniques, entre le 3 février et le 10 mai. Près de 88 % de ces personnes résident dans des sites de fortune, tandis que d’autres sont logées dans des centres collectifs ou des lieux dispersés. Les mouvements de population au cours du mois précédent indiquent des modèles de déplacement largement localisés, la plupart des sites ne signalant aucun changement significatif, bien que certains continuent de connaître des entrées et des sorties.
Les approvisionnements
Kerem Shalom et Zikim restent les seuls points d’entrée opérationnels pour les biens humanitaires et commerciaux à Gaza.
Entre le 11 et le 17 mai, les taux de déchargement étaient de 81 % dans tous les couloirs, tous les autres camions en provenance d’Égypte étant toujours dans l’incapacité de décharger aux passages israéliens le long du périmètre de Gaza, sur la base des données suivies par le groupe logistique ; cela n’inclut pas les dons humanitaires bilatéraux ni le secteur privé.
Sur le plan commercial, selon la Chambre de commerce et d’autres évaluations du marché effectuées par les partenaires humanitaires, les prix sont restés élevés mais généralement stables, les produits frais continuant à montrer la plus grande volatilité.
Le Groupe de travail sur la Trésorerie (Cash Working Group, CWG) continue de plaider pour une augmentation du nombre de camions commerciaux entrant à Gaza pour soutenir la reprise du marché, pour une réduction des frais appliqués aux produits essentiels et pour un équilibre plus approprié entre les articles essentiels et non essentiels importés pour mieux répondre aux besoins prioritaires et stabiliser les marchés.
Entre le 7 et le 20 mai, le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (United Nations Office for Project Services, UNOPS) a apporté plus de 2,1 millions de litres de gazole à Gaza et a distribué un peu plus de 2 millions de litres de diesel (y compris à partir de stocks apportés avant cette période) à l’appui des opérations humanitaires.
L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour leur ventilation, consulter le tableau de bord en ligne du mécanisme 2720 de l’ONU .
Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.
Le financement

| 92 % des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 8 % à la Cisjordanie | 90 % des fonds s’adressent aux besoins de la bande de Gaza et 10 % à ceux de la Cisjordanie |
Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés
Annexes
Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza par groupe
Cette section couvre la période du 11 au 17 mai, sauf indication contraire.
La sécurité alimentaire
À la date du 18 mai, les partenaires ont fourni une aide alimentaire générale à 122 000 ménages (440 000 personnes) dans le cadre de la distribution mensuelle de mai. Chaque famille reçoit deux colis, un sac de farine de 25 kilogrammes et 2,5 kilogrammes de biscuits à haute teneur énergétique, couvrant 75 % des besoins caloriques minimum – comme en avril. Les besoins caloriques supplémentaires sont toujours couverts par d’autres modalités.
Au 13 mai, les partenaires ont continué à préparer et à servir environ 1 million de repas chaque jour dans 103 cuisines et dans près de 1 800 lieux différents. Bien que ces efforts restent essentiels, les partenaires ont réduit la production de repas cuits en raison des contraintes de financement et de la hausse des coûts d’exploitation. Dans le même temps, les intervenants cherchent à diversifier les modalités d’assistance, pour inclure davantage d’aides financières et de soutien aux moyens de subsistance.
Les partenaires humanitaires continuent de soutenir la production de pain par le biais de boulangeries subventionnées, de fours communautaires et de boulangeries de partenaires, produisant au moins 300 tonnes de pain par jour, soit environ 36 % des besoins estimés pour la bande de Gaza, en pain. Plus de 35 boulangeries commerciales sont impliquées dans ces efforts, ainsi que des distributions de farine par des partenaires et des acteurs gouvernementaux bilatéraux pour aider les familles à préparer du pain à la maison. Au 17 mai, 28 boulangeries subventionnées produisaient environ 130 000 paquets de pain de deux kilogrammes par jour, dont environ 80 % vendus à un prix subventionné de 3 NIS (0,84 €) par 168 détaillants sous contrat et les 20 % restants étaient distribués gratuitement à plus de 300 refuges et sites communautaires. Pendant ce temps, dans le cadre du modèle « diesel uniquement », cinq boulangeries privées soutenues avec du carburant gratuit par des partenaires humanitaires ont repris leurs activités fin avril et ont progressivement augmenté leur production, malgré les défis continus liés aux coûts élevés de carburant, de pièces de rechange et d’huile moteur.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : la mise à l’échelle du jardinage domestique nécessite un soutien technique renforcé, y compris des canaux de conseil en temps réel, l’utilisation de compost organique, des pratiques de conservation des semences et la fourniture de semis pour améliorer les taux de germination. Des évaluations appropriées de sites sont également essentielles pour assurer la faisabilité, en tenant compte de la qualité de l’eau et du sol, de l’espace disponible et d’un accès sûr pour les ménages. À un niveau plus large, le rétablissement de la production alimentaire locale dépend de l’entrée en temps opportun et sans restriction des intrants agricoles par des canaux commerciaux et humanitaires, tout en permettant aux importateurs locaux de s’approvisionner et d’importer directement les matériaux nécessaires pour redémarrer et maintenir la production à grande échelle.
L’eau, l’assainissement et l’hygiène (Water, Sanitation and Hygien, WASH)
Cinquante-quatre partenaires fournissent environ 24 000 mètres cubes d’eau par jour aux personnes dans plus de 2 000 lieux, car 74 %, voire tous les ménages de Gaza dépendent de telles livraisons.
Entre le 4 et le 17 mai, l’UNICEF a distribué 15 343 kits d’hygiène, 2 448 kits de dignité et 7 350 bidons au profit de près de 116 000 personnes.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : les pièces de rechange et consommables de générateurs et de véhicules – y compris l’huile moteur, les filtres à air et les pneus – sont nécessaires de toute urgence, ainsi que des kits de réparation d’urgence pour les conduites d’eau israélienne Mekorot et des Émirats Arabes Unis ainsi que des conduites d’eau de différentes tailles. Les priorités supplémentaires comprennent les unités d’osmose inverse, des pièces de rechange et des accessoires pour les systèmes existants, des compacteurs de déchets solides, ainsi que l’accès aux décharges près du périmètre de Gaza pour alléger la pression sur les décharges temporaires dans le sud de Gaza.
La santé
Entre le 11 et le 17 mai, les partenaires ont soutenu l’évacuation médicale de 59 patients, dont six enfants, vers l’Égypte via le point de passage de Rafah, aux côtés de 87 soignants.
Les partenaires ont assuré des consultations médicales, les maladies à déclarer représentant 21,4 % des consultations sur 181 sites de déclaration. Des tendances croissantes ont été observées dans les maladies de la peau, la diarrhée aqueuse aiguë et la diarrhée sanglante, tandis que les infections respiratoires aiguës ont diminué, reflet probable de la variation saisonnière.
Les résultats de la surveillance environnementale pour mars et avril 2026 ont confirmé que tous les échantillons étaient négatifs pour la poliomyélite, marquant 12 mois consécutifs sans détection ; conformément aux directives de l’OMS, l’épidémie peut être considérée comme terminée dans l’attente de l’examen documentaire de l’évaluation de la réponse à l’épidémie de poliomyélite (OBRA). Une évaluation des risques de maladies associées aux rongeurs est toujours en cours.
Des partenaires ont suivi une formation sur la prévention et le contrôle des infections (Infections Prevention and Control, IPC) et les protocoles d’isolement pour plus de 400 membres du personnel clinique dans cinq grands hôpitaux, ainsi qu’à plus de 100 employés au nettoyage de l’environnement et personnel des services médicaux d’urgence.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : l’équipement de test de l’eau et les fournitures de chlore liquide font défaut dans les hôpitaux, dans les centres de soins de santé primaires et aux points médicaux, en raison des obstacles administratifs des autorités israéliennes.
Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Santé
L’Hébergement
Entre le 11 et le 17 mai, les partenaires ont fourni à 14 429 ménages un abri et une aide non alimentaire par des dons en nature et en espèces. L’assistance comprenait 14 936 articles de literie, 3 173 kits de literie, 2 922 bâches, 1 114 kits de scellement et 839 kits de vêtements.
Le mécanisme de distribution conjointe rapide a soutenu 55 ménages par un abri d’urgence et des articles ménagers essentiels, y compris 10 paquets de tentes et d’articles non alimentaires et 45 kits de scellement.
Les partenaires ont installé 115 abris d’urgence à Gaza et à Khan Younis en utilisant les conceptions et les spécifications du kit d’abri d’urgence.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : Des articles ménagers plus essentiels sont nécessaires, car les stocks disponibles ne suffisent qu’à soutenir moins de 3 400 ménages supplémentaires. Les obstacles administratifs imposés par les autorités israéliennes devraient être levés ainsi que les restrictions sur les articles d’hébergement.
Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement.
La protection
Entre le 11 et le 17 mai, 11 partenaires de la protection ont fourni des services vitaux et liés à la protection à près de 11 000 personnes :
- Le soutien en santé mentale et psychosocial (Mental Health and PsychoSocial Support, MHPSS), dont les premiers secours psychologiques et le conseil individuel et de groupe, a été fourni à 8 259 personnes ;
- Une aide juridique et un soutien à la sensibilisation au droit ont été prodigués à 219 personnes ;
- Des orientations et un suivi de cas ont été fournis à 232 personnes ;
- Un autre soutien a été adressé à 341 personnes handicapées ;
- Des séances de soutien psychosocial de groupe ont été dispensées à 350 personnes ;
- L’action anti-mines et l’éducation sur les risques liés aux engins explosifs ont été dispensées à 168 personnes ;
- Des secours ont été distribués à 1 265 personnes ;
- Des activités de soutien au personnel ont été menées à l’intention de 25 intervenants.
Au cours de la même période, les partenaires ont offert des services à 146 rapatriés d’Égypte ; depuis la réouverture de la frontière de Rafah et à la date du 14 mai, 2 429 rapatriés ont été aidés, dont 885 reçoivent actuellement des services de protection de suivi.
Les activités de surveillance de la protection se sont poursuivies par le biais de huit discussions de groupe et de 130 entretiens avec des formateurs clés dans 16 quartiers, touchant 1 155 personnes.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : Il est essentiel de s’attaquer à la détresse psychologique qui affecte les membres du personnel, ainsi qu’aux pénuries persistantes de carburant, à la hausse des coûts de transport, aux contraintes de flux de trésorerie et à la disponibilité limitée de matériaux essentiels et de pièces de rechange.
Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.
La protection de l’enfance
Entre le 11 et le 17 mai, les partenaires ont :
- Fourni des services de santé mentale et de soutien psychosocial (Mental Health and PsychoSocial Support, MHPSS) à plus de 4 000 enfants et à environ 1 500 soignants. Ces services comprenaient des séances de soutien psychosocial structuré, des activités récréatives et de renforcement de la résilience, des interventions artistiques et théâtrales, des conseils individuels, des premiers secours psychologiques, un soutien parental et des programmes psychosociaux communautaires ;
- Effectué de la sensibilisation à la protection de l’enfance et des activités de protection communautaire pour 4 700 autres enfants et soignants par le biais de séances de sensibilisation, d’activités d’atténuation des risques, de séances de parentalité positive, d’exercices de cartographie de la sécurité et de sensibilisation communautaire dans les refuges, les camps, les écoles et les sites de déplacement ;
- Fourni un soutien individuel à la gestion des cas à 56 enfants à haut risque nouvellement identifiés, tout en poursuivant le suivi de plus de 3 000 cas actifs de protection de l’enfance impliquant des enfants sans soins parentaux, des enfants en forte détresse et des enfants exposés à la violence, à la négligence, à l’exploitation, à la séparation familiale et à des conditions de vie dangereuses ;
- Procédé à 135 contacts de suivi auprès d’enfants non accompagnés et séparés de leur famille, afin d’évaluer leur bien-être, les modalités de prise en charge et les problèmes liés à leur protection.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : Un financement supplémentaire et un soutien opérationnel sont nécessaires pour maintenir la gestion des cas de protection de l’enfance à haut risque, les services MHPSS, les activités de sensibilisation et les espaces adaptés aux enfants, dont beaucoup sont confrontés à des perturbations. Les partenaires ont également besoin d’une augmentation du carburant, du transport et des fournitures opérationnelles pour maintenir les visites à domicile, les références et les activités de suivi, en particulier dans les zones mal desservies et nouvellement déplacées. Des travailleurs sociaux formés supplémentaires, des spécialistes du MHPSS, des espaces sûrs accessibles et du matériel psychosocial sont également nécessaires pour répondre aux préoccupations croissantes en matière de protection des enfants et des adolescents dans Gaza.
L’action anti-mines
L’UNMAS (United Nations Mine Action Service) a effectué 36 évaluations des risques liés aux engins explosifs dans le cadre des opérations de déblaiement et d’autres activités partenaires, ainsi que trois missions inter-agences.
Les partenaires ont mené des activités d’éducation sur les risques de munitions explosives, touchant près de 3 480 personnes entre le 10 et le 14 mai.
Depuis l’annonce du cessez-le-feu d’octobre 2025, 109 accidents ont été enregistrés, qui ont blessé 265 Palestiniens et en ont tué 49.
Les télécommunications d’urgence
Entre le 11 et le 17 mai, le Groupe Télécommunications d’Urgence (Emergency Telecommunications Cluster, ETC) a poursuivi une étroite collaboration avec le système de gestion de la sécurité de l’ONU (United Nations Security Management System, UNDSS) sur le plan de communication, fournissant des apports techniques finaux dont l’achèvement est attendu d’ici le 31 mai.
La coordination s’est également poursuivie avec la Société du Croissant Rouge Palestinien (PRCS, Palestinian Red Crescent Society) et le CICR (Comité International de la Croix Rouge) pour soutenir la récupération technique du réseau VHF endommagé à Gaza, en s’appuyant sur des évaluations antérieures de la couverture du VHF effectuées le long de la route de Gaza-ville à Zikim.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : malgré les progrès, la connectivité à Gaza reste sévèrement restreinte, ce qui limite la coordination humanitaire. Le réseau VHF n’est que partiellement fonctionnel en raison de contraintes de sécurité et d’une capacité technique limitée.






