L’État français s’acharne : la répression contre le mouvement de solidarité avec la Palestine se poursuit

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Nicolas Shashahani, cofondateur et vice-président de la CAPJPO-EuroPalestine a été arrêté à 6h ce matin par la police à son domicile : mise à sac de la maison, insultes, négligence de l’état de santé de Nicolas qui est âgé et en traitement pour une longue maladie, rien ne lui a été a épargné ainsi qu’à sa conjointe, Olivia Zemor, elle-même attaquée en justice.

La police de l’État s’acharne de plus en plus contre le mouvement de soutien à la Palestine : accusation d’apologie du terrorisme contre  l’UJFP, interdictions ou menaces sur plusieurs mouvements, poursuites de syndicalistes, d’élu.es, et de personnalités diverses…

Rappelons que l’association « Jeunesse Française Juive », a porté plainte contre plus de 40 personnes ou associations. Non seulement elle défend une entreprise militaire qui présente tous les signes d’un risque plausible de génocide mais elle implique scandaleusement les Juif.ves dans une politique colonisatrice de remplacement. Le fait que cette plainte soit relayée par le parquet antiterroriste à l’encontre de ces 40 personnalités ou associations est bien sûr une nouvelle tentative de criminaliser les voix de celles et ceux qui expriment leur indignation devant le génocide en cours à Gaza. Elle montre le décalage répressif de la politique française par rapport aux prescriptions du droit international auxquelles elle se dit pourtant souscrire.

Contrairement aux offensives administratives visant à criminaliser le mouvement de soutien à la Palestine, les cours nationales et européennes garantissent la liberté d’expression et la légalité des mobilisations pour son application : par exemple, dans l’arrêt Baldassi et autres c. France, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a  considéré que la pénalisation de l’appel au boycott des produits israéliens constituait une atteinte injustifiée à la liberté d’expression ; le tribunal de Clermont-Ferrand dans un jugement du 17 septembre 2025 reconnaît que l’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme car la loi pénale étant d’interprétation stricte, la culpabilité de Z ne peut reposer sur une interprétation subjective des propos litigieux ou sur une confusion entre l’antisionisme et l’antisémitisme, qui reviendrait à exclure toute possibilité d’expression dans le débat public d’intérêt général ; ou le secrétaire départemental de la CGT du Nord, Jean-Paul Delescaut, condamné en première instance à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme après la diffusion d’un tract de soutien au peuple palestinien, a été relaxé lundi 2 mars 2026 en appel par la cour d’appel de Douai.

Comme les Palestiniens qui s’accrochent à leur terre et résistent face au génocide à Gaza et à sa réplique rampante en Cisjordanie, face aux chaos et aux crimes suscités par l’attaque israélo-étatsunienne sur l’Iran et le Liban, nous ne nous laisserons pas bâillonner ni enfermer sans résister,  même si la violence de la répression ne faiblit pas et alors que les tentatives visant  à nier la réalité du génocide à Gaza se poursuivent dans une France partenaire de ce génocide,

L’UJFP est pleinement engagée dans cette résistance.

Vive la Palestine libre !

Total soutien  à Nicolas.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 17 mars 2026

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