Le plan Trump pour Gaza date du 29 septembre. Ce n’est pas seulement un plan de dépossession des Palestiniens de leur terre et de leur destin. Ce n’est pas non plus seulement un plan de ré-occupation de ce territoire meurtri : C’est de plus une gigantesque supercherie !
La frontière de Rafah devait ouvrir. Elle est toujours fermée et l’occupant n’envisage de l’ouvrir que dans un sens, celui de la sortie, son but étant toujours de faire partir les Gazaouis.
La ligne jaune qui coupe le territoire est devenue une véritable frontière. L’armée israélienne vide le territoire qu’elle contrôle de toute population et détruit méthodiquement les bâtiments qui s’y trouvent.
Les meurtres continuent, il n’y a que l’intensité qui a baissé : en trois mois de « cessez-le-feu », environ 400 civil.es ont été assassiné.es.
L’aide humanitaire, alimentaire et médicale devait pouvoir entrer. Des centaines de camions remplis de cette aide continuent d’être bloqués dans le Sinaï alors que la situation à Gaza s’est considérablement dégradée avec les pluies torrentielles sur les camps de tentes.
37 ONG interdites à Gaza : un crime contre l’humanité
Avec une population qui vit dans sa quasi-totalité dans des tentes ou dans les ruines, la population est dépendante de l’aide internationale. La liste des 37 ONG qui risquent d’être expulsées de Gaza, —si nous, solidaires, ne jetons pas toutes nos forces dans la bataille— est impressionnante. Elle comprend Médecins du monde, Médecins sans frontières, Handicap International, Care, Oxfam, Save the Children et bien d’autres. Elle s’ajoute à l’expulsion de l’UNRWA dont l’existence même est remise en cause. La condition exigée par le gouvernement israélien d’avoir la liste des Palestiniens œuvrant pour lesdites ONG n’est qu’une manière de cibler ces Palestiniens et leurs familles. Une manipulation que les ONG récusent. Après l’interdiction des journalistes, Israël procède à celle des ONG. Ni témoins, ni secours !
Pendant des mois, l’occupant a installé en territoire occupé GHF (Gaza Humanitarian Foundation), une officine de mercenaires qui a assassiné plus de 2 000 civil.es venu.es chercher un espoir de survivre à la famine.
Dès le début du génocide, les dirigeants israéliens ont considéré que les Palestiniens étaient des animaux humains. En les privant de nourriture, de soins, d’eau potable et d’électricité, ils essaient de détruire la société de Gaza qui continue pourtant, dans les pires conditions, à ne pas s’effondrer.
Et toujours la complicité.
La veille de ce nouveau crime, Nétanyahou rendait visite à Trump, l’homme qui met la planète à feu et à sang en piétinant partout le droit international. Et son avion a survolé la France qui n’a rien fait pour l’arrêter au mépris des textes qu’elle a votés.
Les dirigeants européens se disent « préoccupés ». Le ministre des Affaires étrangères français (Jean-Michel Barrot) se félicite que la France ne boycotte pas l’Eurovision. Un ancien président de la République (François Hollande) dépose un projet de loi criminalisant l’antisionisme avec une députée (Caroline Yadan) qui a traité le docteur Abu Safiya1 de « colonel du Hamas ». Le Premier ministre britannique Keir Starmer criminalise les militant.es de Palestine Action qui ont attaqué Elbit, l’usine d’armement israélienne et laisse mourir les grévistes de la faim simplement coupables de solidarité. Et le chancelier allemand va visiter Nétanyahou et continue de lui vendre des armes.
En Cisjordanie, chaque jour, les colons et l’armée attaquent une ville, un village, des terres agricoles …Plus de 1 000 civil.es ont été tué.es en deux ans.
L’Occident est co-auteur du génocide.
L’UJFP appelle l’ensemble du mouvement de solidarité à tout entreprendre pour mettre en échec ce nouveau pas dans le crime et la destruction des droits les plus fondamentaux. Quand les dominants de ce monde se vautrent dans l’appui décomplexé aux génocidaires, l’UJFP continuera à soutenir la société civile palestinienne et à participer à toutes les actions de soutien à la Palestine.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 4 janvier 2026
- Directeur de l’hôpital Kamal Adwan, arrêté sur son lieu de travail en décembre 2024 et détenu depuis dans le centre de torture de Sde Teiman.[⇧]











