GAZA, comment se taire ? Comment ne pas vouloir hurler ? Comment ne pas descendre en masse dans la rue pour exiger la fin immédiate des bombardements et du blocage de l’aide humanitaire !

000 372V78H GAZA, comment se taire ? Comment ne pas vouloir hurler ? Comment ne pas descendre en masse dans la rue pour exiger la fin immédiate des bombardements et du blocage de l’aide humanitaire !
Des personnes déplacées par le conflit et fuyant Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza arrivent avec leurs affaires dans la ville de Gaza le 18 mars 2025. © BASHAR TALEB / AFP

L’Assemblée générale de l’UJFP s’est tenue ces 22 et 23 mars au moment où l’État d’Israël a repris les bombardements sur Gaza.

Gaza, le génocide en cours à Gaza, l’accélération de la colonisation de remplacement en Cisjordanie, à Jérusalem, sur le plateau du Golan, au sud Liban et en Israël même, ont été au cœur de la réflexion de notre assemblée générale.

Gaza était déjà là vendredi soir quand dans la conférence tenue avec Yael Lerer, Nabil Bouklili du Parti des Travailleurs Belge, Rima Hassan et Pierre Stambul ont conclu que nous vivions une nouvelle phase dramatique de la Nakba continue que vit le peuple palestinien.

Gaza l’était encore dans les rapports présentés à cette assemblée générale, dans le rapport financier faisant le point des centaines de milliers d’euros que nous avons pu réunir, dans le rapport d’activités montrant que dans toutes les régions les camarades de l’UJFP ont été partie prenante des mobilisations, dans le rapport moral expliquant le rôle que l’État d’Israël joue en pointe avancée de la réaction mondiale et du trumpisme destructeurs du droit international et de toute référence à quelque référence aux droits humains.

Gaza l’était également dans les deux ateliers tenus samedi après-midi, où nous avons accueilli des représentant.es suisses, belge, catalan du réseau des des Juifs européens pour la Palestine, où nous avons entendu un médecin de l’association PALMED qui a effectué deux missions en 2024 à Gaza et un compte rendu du groupe Gaza de l’UJFP qui démontre la nécessité de poursuivre et d’adapter le soutien si particulier – pratique et politique – que l’UJFP n’a pas cessé d’apporter à ce territoire martyr.

Mais l’heure n’est pas aux discussions de salon. Il est impossible de rester spectateurs d’un génocide qui se déroule en direct sous nos yeux avec plus qu’une complicité, une participation directe de la France par la fourniture d’armes, la coopération économique, et les tentatives de criminaliser la solidarité avec le peuple martyrisé, qui plus est en cherchant à le taxer d’antisémitisme.

L’Assemblée générale de l’UJFP mandate sa coordination nationale pour que les organisations juives décoloniales réalisent une mobilisation spécifique comme celles que dans d’autres pays l’ont réussi des organisations sœurs.

L’Assemblée générale de l’UJFP mandate sa coordination nationale pour proposer que dans l’urgence, l’ensemble du mouvement de solidarité, partis, syndicats, associations, amplifie la mobilisation pour porter l’exigence du respect de l’accord de trêve qui inclut le cessez-le-feu immédiat et l’évacuation des troupes israéliennes de Gaza à la hauteur de ce dont le mouvement social français a été capable en d’autres circonstances et en fasse une priorité.

Déclaration de l’Assemblée générale de l’UJFP, le 23 mars 2025

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