Judaïsme – Judéité
Seder laïque de l’UJFP à Paris
Animé par Richard Wagmann, créateur de l’association et ex-président de l’Union juive française pour la paix, ce Seder qui commémore la sortie (mythique) des Hébreux de l’esclavage en Egypte, et par conséquent toute lutte de libération nationale (et sociale) s’est déroulé comme depuis plusieurs années à Paris devant une vingtaine de personnes, juives ou pas. On a suivi le rituel de cette soirée avec les modifications non religieuses et antisionistes qui s’imposent afin de soutenir la lutte de libération du peuple palestinien opprimé par l’État sioniste depuis 1947-48, en souhaitant l’an prochain à Jérusalem (Al-Qod) aux Palestiniens et à tous leurs amis dans le monde.
PARIS : SÉDER LAÏQUE POUR PESSAH LE 21 AVRIL 2019
« L’année prochaine à Jérusalem !… L’expérience contemporaine nous confirme une fois de plus que la liberté, telle qu’elle a été gagnée par nos ancêtres dans l’Égypte ancienne, est toujours à défendre et que le pharaon, quel que soit le nom qu’il porte, est toujours à combattre. » Ces paroles sont tirées de la « Haggadah de Libération ». Rédigée pour Pessah dans les années 1980 pendant la première Intifada, cette haggadah pas comme les autres est « dédiée au peuple palestinien et à sa lutte exemplaire pour l’autodétermination. » Dans notre esprit, Pessah n’est pas seulement la célébration de la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte (événement réel ou mythique) mais dans la mesure où le message de Pessah appartient désormais au patrimoine universel de l’humanité, c’est également un appel à la libération de tous les peuples opprimés.
Au Maghreb, une civilisation judéo-musulmane oubliée
Le terme de « civilisation judéo-chrétienne » est né au siècle dernier. Pourtant, quand on parle du Maghreb, il serait serait plus juste de parler de civilisation « judéo-musulmane ».
HISTOIRE > RELIGION > JULIEN LACASSAGNE > 8 MARS 2019
On recourt fréquemment à l’expression « civilisation judéo-chrétienne » pour désigner un socle culturel européen. On peut, de fait, considérer que dans le bassin méditerranéen antique, une « effervescence culturelle »[[Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé ?, Fayard, 2008.]] judéo-chrétienne s’était constituée. L’antagonisme entre ces deux monothéismes prosélytes s’accentua par la suite pour se conclure par le triomphe, à partir du IVe siècle, du christianisme qui accéda au pouvoir en devenant religion de l’empire romain. Le christianisme relégua dès lors le judaïsme, rival vaincu ramené à l’état de témoin du triomphe de l’Église, dans des périphéries géographiques. L’histoire de la chrétienté puis celle des États européens furent davantage marquées par les persécutions antijuives que par l’édification d’une « civilisation judéo-chrétienne ».
SI ON VEUT S’INSPIRER DES RABBINS – RON NAIWELD
Paru sur le site lundimatin, le 11 février 2019
À propos de Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur
A la fin de son dernier livre, Réflexions sur la question antisémite (Grasset 2019), Delphine Horvilleur appelle les Juifs qui la lisent – « de rappeler constamment la faille constitutive, celle qu’ils ont su incarner à travers l’Histoire et qui, seule, peut assurer un barrage contre le totalitarisme mais aussi garantir la persévérance juive ». La réception médiatique du livre, élogieuse et sans la moindre critique sérieuse, a pourtant renforcé l’effet totalisant de la vision qu’il propose de l’histoire juive et de la réalité contemporaine. Cela devrait intriguer son auteur.
Le rabbin Gabriel Hagai : « La Torah ne saurait légitimer le massacre des Palestiniens »
Le rabbin Gabriel Hagai est engagé dans le dialogue judéo-musulman. Homme d’une grande spiritualité, il dénonce, dans un texte que publie avec son autorisation Mizane.info, les derniers massacres de Palestiniens ordonnés par le gouvernement israélien au moment des célébrations du transfert illégal de capitale de Tel Aviv à Jérusalem. Un bilan meurtrier porté à une soixante de morts Palestiniens.
Ce que les juifs doivent aux musulmans
ORIENT XXI > MAGAZINE > HISTOIRE > JULIEN LACASSAGNE > 31 MAI 2018
Le 23 avril dernier, Le Parisien publiait un « Appel des 300 contre le nouvel antisémitisme » suggérant que l’antisémitisme imprègne la tradition musulmane. C’est oublier que l’expansion de l’islam joua un rôle dans la construction du judaïsme.
Lettre à une juive de Paris
Lettre à une juive de Paris
Madame, bonjour,
En passant par l’écrit j’espère nous permettre de dépasser votre « colère » (selon votre mot) qui, suite à la vue de mon sac sérigraphié « Boycott Israël Apartheid – Justice en Palestine », est allée jusqu’à vous rendre « folle » (votre mot) en découvrant que ma compagne juive et israélienne pense la même chose que moi de la politique coloniale, meurtrière et illégale israélienne. Dépasser votre colère pour nous permettre d’échanger autrement que sous le coup de votre émotion, de manière un tant soit peu distanciée.
Un voyage à Hebron pour manifester notre position en tant que juifs contre l’occupation israélienne
Tandis que leur bus roulait vers la ville palestinienne de Hebron, les militants juifs américains se mirent à chanter « Olam Khessed Yibaneh », un chant hébreu sur la construction d’un monde de miséricorde. Plus loin, arrêtés par la police israélienne, ils entonnèrent « Lo Yisa Goy » le chant hébreu bien connu des camps d’été qui annonce que « une nation ne devrait pas lever l’épée contre une autre nation ».
Hommage à mon père, hommage au Grand Rabbin (à l’occasion de l’inauguration de l’Allée Max Warschawski à Strasbourg)
Monsieur le Grand Rabbin, Monsieur le Maire, ma très chère famille, ma chère Ursule,
Faire l’hommage de son père est toujours un exercice difficile. Faire celui du Grand Rabbin Warschawski quasiment impossible. Impossible, car il était tout à la fois un érudit, un maître adulé par ses centaines d’élèves, un homme engagé dans la société française, le chef de la tribu des Warschawski, et, plus que tout, un rabbin.
Israël contre les Juifs
C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine.
On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable








