Mer Méditerranée, le 30 avril 2026
Dans la nuit du 29 au 30 avril 2026, l’armée israélienne a attaqué les navires de la Global Sumud Flotilla. Plus d’une vingtaine ont été arraisonnés par la force et leurs équipages kidnappés. Certains ont été sabotés et leurs équipages laissés à la dérive sans moyens de communication. En menant ces opérations de piraterie, l’État israélien ne s’en prend pas seulement à un groupe de militants défenseurs de la cause palestinienne. L’État israélien et tous ceux qui s’en font complices, en les laissant agir en toute impunité, s’attaquent frontalement à l’intelligence, aux espoirs des peuples qui croient en la Paix, à tout ce que l’humanité porte de créativité et de rêves d’avenir.
Depuis plusieurs semaines, les artistes et militants embarqués sur l’Hétérotope, le voilier du Centre Culturel Embarqué, côtoient sur les chantiers de préparation des flottilles, à Marseille, à Barcelone, en Sicile celles et ceux qui ont décidé de mettre les voiles en direction de Gaza pour casser le blocus imposé par Israel à la population palestinienne coincée dans cette enclave dévastée.
Depuis plusieurs semaines, ils récoltent leurs mots, leurs récits, leurs dessins, leurs photographies, leurs gestes. La solidarité qui s’exprime au sein des flottilles est chargées d’une vitalité créatrice et complexe venue de tous les horizons. C’est à cette richesse que l’État israélien s’est attaquée cette nuit.
C’est dans la nature du fascisme de grandir sur ses tentatives d’anéantissement des imaginaires. C’est dans la même logique que l’État israélien cible volontairement, dans son projet génocidaire, les journalistes, les chercheurs, les artistes et les enfants, tout ceux qui portent en eux la lumière contre l’obscurantisme, tout ceux qui portent en eux la promesse d’un monde mue par les rencontres et le partage.
Notre veille et notre indignation persistera tant qu’il restera sur la Méditerranée des bateaux qui ne sont pas secourus, quel que soit la nationalité des personnes en danger.
Ils nous attaquent mais ils n’empêcheront pas le vent de souffler dans nos voiles. Ils n’empêcheront pas la mer de porter nos espoirs. Leur violence est vaine et notre désir de vie bien plus puissant que leurs fusils.









