COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la Flottille mondiale Sumud

GSF photo 2026 05 13 19 06 16 COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la Flottille mondiale Sumud


Le siège sera brisé : la Flottille mondiale Sumud annonce la dernière étape vers Gaza après des actes de piraterie d’État, des enlèvements et des actes de torture commis par Israël dans les eaux internationales
La flottille part demain avec 54 bateaux et près de 500 participants issus de 45 pays, à la veille de la Nakba.
13 mai 2026 – MARMARIS – La Flottille mondiale Sumud (Global Sumud Flotilla – GSF) a publié aujourd’hui une déclaration définitive depuis le port de Marmaris, confirmant que sa mission non violente visant à briser le siège illégal imposé à Gaza par Israël se poursuivra. La flotte partira demain et rejoindra la Freedom Flotilla Coalition pour lancer 54 bateaux transportant près de 500 participants venus de 45 pays. Alors que le monde se mobilise après 78 années de dépossession, d’occupation et d’effacement du peuple palestinien, la flottille sera en mer, en route vers Gaza, affirmant que les commémorations sans action ne suffisent plus.
Après un mois marqué par des violences maritimes, des enlèvements illégaux et la torture documentée de défenseurs internationaux des droits humains par les forces d’occupation israéliennes (IOF), notre flotte s’est réorganisée et élargie en préparation de la dernière étape de son voyage vers les côtes de Gaza, où elle livrera de la nourriture et de l’aide aux enfants et familles palestiniens continuant de vivre sous la brutale occupation israélienne.
Le mandat stratégique de l’action
La décision de poursuivre cette mission repose sur des impératifs urgents. Alors que le système de santé de Gaza continue de s’effondrer totalement, la flotte médicale de la flottille constitue une intervention humanitaire directe menée par des civils. Les organisateurs de la GSF ont souligné que, alors que le régime israélien tente de transformer le blocus en statu quo permanent, le risque stratégique de l’inaction est désormais bien plus grand que les risques liés à la navigation.
Cette détermination fait suite au retour des membres du comité directeur Saif Abukeshek et Thiago Ávila, libérés le 10 mai après dix jours de détention illégale ainsi que de violences systémiques et de torture infligées par l’État israélien, ainsi qu’aux passages à tabac et abus sexuels subis par des volontaires de la flottille interceptés et détenus illégalement dans les eaux internationales européennes le 29 avril. Leur retour témoigne de la mobilisation internationale, mais leur libération ne constitue pas une véritable liberté alors que plus de 9 500 Palestiniens demeurent enfermés dans un système de torture et d’impunité.
Pour la flottille, l’impératif moral d’une action directe contre le régime israélien dépasse largement les risques du silence face à ce qu’elle qualifie de génocide et de nettoyage ethnique en cours. Parallèlement au départ maritime, un convoi terrestre est actuellement rassemblé en Afrique du Nord. Composé de dizaines de camions et de centaines de participants issus de plus de 30 pays, ce convoi progresse à travers la Libye en direction du poste-frontière de Rafah.
Défier la machine de l’impunité
La mission a également évolué vers une lutte universelle pour la libération. Des représentants de la communauté rohingya ainsi que d’autres peuples opprimés ont rejoint la flotte, présentant Gaza comme l’avant-garde d’un soulèvement mondial contre le génocide.
Un défi direct à la complicité mondiale et à la piraterie d’État
Les organisateurs de la flottille ont explicitement condamné la complicité du gouvernement grec, de l’Union européenne et d’autres États du pavillon dont le silence a permis aux forces d’occupation israéliennes de procéder à des enlèvements dans les eaux internationales, à plus de 1 000 km de Gaza, en toute impunité.
Parallèlement aux préparatifs techniques, des experts juridiques internationaux ont finalisé une stratégie mondiale de responsabilité lors d’un symposium juridique tenu la semaine dernière. Celle-ci comprend des poursuites judiciaires immédiates et de potentielles procédures devant la Cour pénale internationale contre l’État israélien ainsi que contre les gouvernements fournissant une couverture diplomatique et logistique à ces crimes ; l’exploration d’actions judiciaires dans plus de 30 pays ; ainsi que la poursuite des demandes de sanctions et de réparations contre l’État israélien pour ce qu’ils décrivent comme un génocide continu du peuple palestinien.
La GSF continue d’exiger que des comptes soient rendus pour les violences et abus sexuels infligés aux participants. Elle affirme que les missions maritimes civiles sont pleinement protégées par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS), un cadre juridique que l’État israélien et ses alliés seraient en train de démanteler.
Un défi direct à la lâcheté politique
La mission se veut également un défi lancé aux dirigeants mondiaux qui, selon la GSF, se sont contentés de déclarations mesurées et de lettres tout en assistant à la poursuite du génocide et de la famine à Gaza.
Alors que 14 rapporteurs spéciaux de l’ONU, les Premiers ministres de l’Espagne et du Brésil, ainsi que 19 membres du Congrès américain ont pris position, le Département d’État américain aurait adressé des menaces à ses propres citoyens plutôt que de les protéger contre des attaques menées dans les eaux internationales. Cette réaction est, selon la GSF, documentée comme un fait juridique et politique.
En l’absence d’intervention étatique, des citoyens engagés agissent comme une barrière physique entre la brutalité militaire et les vies palestiniennes. Alors que la flottille prend la mer, des responsables des mouvements sociaux et de la société civile palestinienne coordonnent des manifestations mondiales sur terre, avec plus de 400 actions prévues dans 47 pays les 15 et 16 mai. L’horizon n’est pas négociable.
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