Comment Netanyahu sabote la phase deux du cessez-le-feu à Gaza

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Le 2 février 2026

En sapant un nouvel organisme technocratique palestinien, Israël tente de faire paraître Gaza ingouvernable — et de prouver la nécessité de sa domination militaire durable.

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Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, et l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, s’entretiennent avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 7 juillet 2025. image : Daniel Torok / Photo officielle de la Maison Blanche

Par Muhammad Shehada, le 29 janvier 2026 

Lorsque l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé le début de la phase deux du plan de cessez-le-feu du président Donald Trump pour Gaza à la mi-janvier, cela a marqué l’inauguration du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) — un organisme technocratique palestinien de 15 membres chargé de fournir des services et de gérer la reconstruction dans l’enclave dévastée, supervisé par le Conseil de la paix et le Conseil exécutif de Gaza de Trump.

Dans les heures suivant l’annonce, toutes les principales factions palestiniennes, y compris le Fatah et le Hamas, ont salué la formation du NCAG. Bon nombre des membres du comité sont des personnalités reconnues et respectées qui ont rapidement gagné le soutien populaire. Le président Ali Shaath lui-même a perdu son père pendant le génocide perpétré par Israël à Gaza et exige qu’Israël soit « tenu responsable », tout en ayant ouvertement critiqué le « plan Gaza Riviera » de Trump. Le commissaire à la santé du comité, Dr Aed Yaghi, est un militant de longue date de la société civile qui a dirigé la Société palestinienne de secours médical à Gaza. Ayed Abu Ramadan, commissaire au commerce et à l’industrie, était président de la Chambre de commerce de Gaza et a été un opposant véhément à la politique israélienne de soutien aux gangs criminels dans la bande.

La population à Gaza a également poussé un soupir de soulagement lorsque la première décision du comité a été d’exonérer tous les particuliers et entreprises des taxes ou frais imposés par le gouvernement du Hamas (à la fois avant le 7 octobre et depuis le cessez-le-feu), et lorsque Shaath a promis la réouverture du point de passage de Rafah lors de sa première apparition télévisée au Forum économique mondial de Davos.

Mais depuis sa formation il y a deux semaines, Israël n’a toujours pas permis au NCAG d’entrer à Gaza, encore moins de la reconstruire.

Bien que Benjamin Netanyahu ait accepté de rejoindre le Conseil de la paix sur invitation de Trump, le Premier ministre israélien a publiquement réprimandé le président et critiqué le Conseil exécutif de Gaza comme allant « à l’encontre de la politique israélienne ». Peu après, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich a déclaré « Gaza est à nous » et a qualifié le plan Trump de « mauvais pour Israël ». Smotrich a exigé que le plan soit abandonné au profit de la reprise d’« une offensive à pleine puissance sur Gaza » et de la reconstruction de « colonies israéliennes permanentes » dans l’enclave.

Le journal israélien Maariv a même rapporté qu’Israël « se prépare actuellement à l’effondrement du plan Trump » et a déjà pris des dispositions pour reprendre son offensive sur Gaza « sans restrictions », cherchant cette fois à occuper directement l’ensemble de la bande. La chaîne 14 israélienne a en outre souligné que le chef d’état-major de l’armée a approuvé des plans pour une attaque à grande échelle sur l’enclave, y compris l’invasion de zones dans lesquelles les forces israéliennes ne sont pas entrées pendant deux ans de combats.

En d’autres termes, Israël n’a fait aucun secret de son intention de maintenir Gaza dans l’impasse indéfiniment. Le gouvernement israélien prend de manière proactive des mesures pour s’assurer que la phase deux du plan Trump ne se déroulera pas comme prévu — et au mieux, comme Netanyahu l’a remarqué avec dédain, restera un « spectacle » symbolique — afin de convaincre les Américain·es que Gaza est ingouvernable, et ainsi prouver la nécessité d’une domination militaire israélienne durable.

Une technocratie triée sur le volet

La formation du NCAG est attendue depuis longtemps. Il aurait pu être nommé pour remplacer le gouvernement du Hamas à Gaza il y a plus de deux ans : en décembre 2023, la direction du Hamas a accepté à l’unanimité de transférer les fonctions gouvernementales à un organisme administratif technocratique intérimaire, selon plusieurs dirigeants du groupe.

Plusieurs dirigeants palestiniens m’ont dit que les noms des membres potentiels du comité étaient sur le bureau de Netanyahu depuis août 2024. L’Égypte a facilité les discussions entre le Hamas, le Fatah et les autres factions palestiniennes pour parvenir à un accord sur la composition du comité, élaborant une liste de 41 noms qui a ensuite été réduite à 15. Selon les dirigeants palestiniens, Netanyahu n’a pas donné de réponse avant deux semaines.

Même après que Trump a incorporé le comité administratif dans son plan en 20 points, Israël a continué à tergiverser pendant plus de 100 jours jusqu’à ce que Witkoff presse Netanyahu de prendre une décision, espérant que la création du NCAG créerait un « élan » après qu’Israël a mené le cessez-le-feu au bord de l’effondrement par des violations répétées de la première phase et en retardant l’arrivée de la seconde.

L’agence de sécurité israélienne Shin Bet a à plusieurs reprises opposé son veto à la plupart des noms proposés pour le comité — y compris l’avocat des droits humains Amjad Shawa, directeur du Réseau palestinien des organisations non gouvernementales à Gaza, qui était censé présider le comité, ou Maged Abu Ramadan, ancien maire de Gaza-ville et actuel ministre de la Santé de l’Autorité palestinienne. Israël a cherché à manipuler davantage la liste de noms pour mettre le comité sur une trajectoire de collision avec le Hamas et d’autres factions à Gaza.

Selon une source palestinienne bien informée et un haut responsable britannique, la moitié des membres du comité technocratique ont été triés sur le volet par les Émirats arabes unis et appartiennent à la faction autour de Mohammed Dahlan — autrefois dirigeant important du Fatah à Gaza, opposé au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant d’être exilé aux Émirats arabes unis en 2011, où il est proche du président Mohamed ben Zayed.

Israël sait que le Hamas se méfie du rôle des Émirats arabes unis et croit qu’ils cherchent la disparition du groupe, notamment compte tenu de leur soutien présumé au gang criminel Abu Shabab soutenu par Israël et de leur investissement dans le camp de concentration dystopique « Nouveau Rafah ». Pourtant, le Hamas a consenti à beaucoup de ces noms, car il ne veut pas être perçu comme un obstacle au progrès. Cependant, le rôle qui préoccupe le plus le Hamas est celui de commissaire à la sécurité du NCAG, qui prendrait en charge la police et d’autres agences de sécurité et superviserait un démantèlement, de type Irlande du Nord, des armes offensives du Hamas.

Ce portefeuille devait être confié au général de l’Autorité palestinienne à la retraite Mohammed Tawfiq Heles. Cependant, son nom a été échangé à la dernière minute pour l’agent des renseignements de l’Autorité palestinienne à la retraite Sami Nasman, malgré l’engagement d’Israël d’opposer son veto à tous les affiliés de l’Autorité palestinienne dans le comité. (Shaath a failli être bloqué pour cette raison, mais Israël l’a jugé suffisamment proche de Dahlan pour contrebalancer son affiliation à l’Autorité palestinienne.)

Le Hamas et d’autres factions à Gaza considèrent Nasman comme une figure « compromise » et l’accusent de « collaborer avec Israël », selon deux sources proches du groupe. En 2016, un tribunal de Gaza a condamné Nasman par contumace à 15 ans de prison pour espionnage présumé et pour recrutement de cellules chargées d’incendier des véhicules et d’attaquer les infrastructures publiques pour créer des troubles et déstabiliser le gouvernement du Hamas. Une source bien informée m’a dit qu’après que Nasman ait pris sa retraite, il s’est également rapproché du cercle de Dahlan, et que les Émirats arabes unis ont fait pression pour sa nomination au NCAG.

L’inclusion de Nasman dans le comité a provoqué une frustration importante parmi la direction et les membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien, et le Hamas pourrait tenter de l’empêcher d’entrer à Gaza. C’est précisément l’objectif d’Israël : s’assurer que les militants du Hamas n’auront aucune confiance dans le NCAG et refuseront de coopérer dans un processus de démantèlement dirigé par leur ennemi juré, ce qu’Israël utiliserait alors comme prétexte pour reprendre son offensive.

Retarder, attaquer, obstruer

Netanyahu a bien d’autres tours dans son sac pour empêcher le NCAG de pouvoir faire son travail. Lors de son passage de Ramallah vers la Jordanie pour prendre l’avion vers l’Égypte pour la première réunion du comité le 15 janvier, Shaath a été retenu par Israël pendant six heures au point de passage d’Allenby. De même, Israël a empêché Husni Al-Mughni, le commissaire du NCAG aux affaires tribales (qui fait également partie de l’orbite de Dahlan), de passer de Gaza vers l’Égypte, probablement parce qu’il avait approuvé la répression du Hamas contre les collaborateurs d’Israël dans la bande.

Ce n’était qu’un prélude à de nouvelles restrictions israéliennes sur le NCAG dans le but de l’empêcher de remplir son mandat et finalement de conduire à son effondrement. Israël bloque actuellement le NCAG d’employer des fonctionnaires du Hamas ou de l’Autorité palestinienne, ce qui signifie que les 15 membres du comité seraient seuls sans aucun personnel sur le terrain pour gérer l’enclave. Même si Israël recule sur ce point, il insistera pour vérifier chaque fonctionnaire employé·e par le NCAG, donnant à Netanyahu plus de pouvoir pour limiter son travail.

Dès l’annonce du comité, Israël a également déchaîné ses gangs criminels mandataires à Gaza pour l’attaquer publiquement et promettre de le boycotter et de le saper. Israël a récemment utilisé ces gangs pour mener des assassinats et des opérations de sabotage dans les parties de Gaza sous le contrôle du Hamas tout en maintenant une dénégation plausible, ce qui ne présage rien de bon pour la sécurité des membres du NCAG.

En effet, les membres du comité qui entreraient à Gaza seraient d’abord contraint·es de passer par la zone occupée par la milice Abu Shabab, juste à côté du point de passage frontalier de Rafah. Le gang a installé plusieurs postes de contrôle dans cette zone, arrêtant régulièrement les délégations internationales et les convois d’aide. Et bien que l’accord Trump stipule explicitement qu’Israël rouvrira le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte pour permettre la circulation des personnes dans et hors de l’enclave, Israël a maintenu le passage fermé pendant plus de 100 jours après son annonce — et a continué à le faire pendant deux semaines depuis la formation du NCAG.

Le prétexte d’Israël était que le Hamas n’avait pas rendu le corps de Ran Gvili, le dernier captif israélien encore à Gaza. Cependant, le journal israélien Israel Hayom a révélé lundi que l’armée connaissait l’emplacement approximatif du corps de Gvili depuis plus d’un mois, mais Netanyahu a refusé d’autoriser une mission pour récupérer ses restes jusqu’à la dernière minute lorsque Trump a fait pression pour l’ouverture du passage.

Malgré cette pression, Israël a imposé de nombreuses restrictions destinées à faire de l’ouverture de Rafah un geste purement symbolique. Par exemple, le gouvernement prévoit d’autoriser seulement 50 Palestinien·nes à entrer à Gaza depuis l’Égypte chaque jour ; étant donné qu’il y a environ 150 000 Gazaoui·es en Égypte seulement, cela signifierait qu’il faudrait près d’une décennie pour que tou·tes rentrent chez elles.eux.

Israël insiste également pour que trois fois plus de personnes soient autorisées à quitter Gaza chaque jour que celle et ceux qui y retournent, tout en cherchant à interdire l’entrée à tou·te Gazaoui·e né·e hors de la bande au cours des deux dernières années — ainsi qu’à celleux né·es à l’étranger qui n’étaient pas à Gaza au début de la guerre — même s’ils et elles ont une carte d’identité palestinienne, ce qui signifie que la plupart des familles avec de jeunes enfants seraient de facto banniess de leur patrie.

Le gouvernement israélien conservera également le contrôle total sur qui est autorisé·e à entrer ou à quitter Gaza, car tous les noms seraient envoyés au Shin Bet et au COGAT, l’unité de coordination civile de l’armée, pour approbation préalable. Les passeports seraient également scannés et envoyés aux autorités israéliennes avant d’être tamponnés par le personnel local au passage.

Toute personne entrant à Gaza devrait également passer par un poste de contrôle israélien pour inspection manuelle par des soldats — une étape destinée à dissuader les gens de revenir, car Israël a montré sa volonté d’enlever et d’emprisonner des Palestinien·nes sans procédure régulière ni conseil juridique. Prises ensemble, ces politiques suggèrent que l’ambition de longue date d’Israël de nettoyer ethniquement Gaza de ses habitant·es palestinien·nes ne s’est pas apaisée.

Des propositions délibérément inapplicables

Selon un haut responsable arabe et deux diplomates européens, les Israéliens ont une approche consistant à contourner toute demande de progrès à Gaza en jouant à ce qu’ils décrivent comme un jeu de « taupe », ou en adoptant une position de « Excellent, mais… »

Le premier fait référence à la stratégie d’Israël consistant à faire traîner les discussions avec les médiateurs ou au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) de Trump en Israël avec des éléments de langage vides et de la propagande pour justifier le maintien des restrictions. Il faut ensuite des jours aux membres du CMCC — l’organisme chargé de mettre en œuvre le plan Trump — pour formuler une réponse qui démystifie ou fournit une solution technique aux objections israéliennes, moment auquel les Israélien·nes leur en lanceront de nouvelles.

Par exemple, Israël restreint actuellement l’entrée de maisons préfabriquées temporaires à Gaza et même limite l’entrée de tentes sous le prétexte que le Hamas peut extraire la petite quantité d’aluminium ou d’acier utilisée pour les ériger et la recycler en armes et missiles. L’absurdité de cette affirmation est immédiatement clarifiée par le fait qu’Israël autorise de grandes quantités de nourriture en conserve à entrer à Gaza — ainsi que par les propres renseignements d’Israël, qui indiquent que le Hamas ne se réarme pas et n’a même pas « la capacité de produire des roquettes et des RPG ».

La deuxième stratégie israélienne de « Excellent, mais… » fait référence à l’approche d’Israël consistant à contourner toute demande de progrès avec des idées délibérément inapplicables. Par exemple, lorsque des diplomates européens ont évoqué la nécessité de relancer le secteur bancaire de Gaza, les Israélien·nes ont répondu : « Excellent, mais nous créerons une nouvelle banque à Gaza avec un système de portefeuille numérique crypto » — une proposition sapée par le manque d’internet et d’électricité stables dans la bande, sans parler des autres vulnérabilités de la cryptomonnaie.

De même, un diplomate arabe de haut rang m’a dit que lorsqu’il a insisté sur l’unification à long terme de la Cisjordanie et de Gaza sous un seul gouvernement, la réponse a été : « Excellent, mais sous le comité administratif technocratique », un organisme dont la seule véritable autorité est de fournir des services humanitaires. Les Israélien·nes et les Américain·es lui ont expliqué que Gaza pourrait servir de projet pilote : si le comité y réussit, il pourrait potentiellement remplacer l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Le diplomate a ajouté que lorsqu’il a soulevé la nécessité pour Israël de libérer des milliards de shekels de revenus fiscaux retenus de l’Autorité palestinienne, la réponse a été : « Excellent, mais nous les libérerons au Conseil de la paix et au NCAG puisque Gaza fait également partie du territoire palestinien. »

Cette approche israélienne est facilitée par Aryeh Lightstone, l’homme d’affaires américain et rabbin de droite qui sert de lien entre le CMCC, Jared Kushner et Witkoff. Lightstone, qui était conseiller principal de l’ancien ambassadeur américain en Israël, David Friedman, est si proche de Netanyahu que ce dernier lui a demandé de diriger sa campagne électorale de 2022. Il aurait été impliqué dans la création de la tristement célèbre Fondation humanitaire de Gaza, responsable du massacre de centaines de Gazaoui·es affamé·es sur des sites de distribution d’aide.

Deux experts israéliens qui ont rencontré Lightstone l’ont décrit comme « plus idéologique et plus à droite que Netanyahu », expliquant qu’il tue toute plainte soulevée par le CMCC à Washington. Lightstone a récemment été nommé conseiller spécial du Conseil de la paix de Trump, lui donnant encore plus de pouvoir sur Gaza et permettant à Israël une marge de manœuvre encore plus grande.

Cimenter l’occupation perpétuelle

Peut-être le plus grand obstacle auquel le NCAG est confronté est le fait que l’armée israélienne occupe toujours environ 60% de Gaza, et ne prévoit pas de se retirer de sitôt. Entre-temps, elle consolide sa présence avec plusieurs avant-postes dans la zone, tout en cultivant plus de collaborateurs et de gangs pour faire ses quatre volontés de l’autre côté de la soi-disant «Ligne jaune».

Israël a conditionné tout retrait à la création et au déploiement de la Force internationale de stabilisation (ISF), mais Netanyahu cherche à empêcher cela par tous les moyens. Cela comprend l’opposition à la participation de la Turquie et du Qatar à l’ISF et l’insistance pour que la force agisse en tant que sous-traitante de l’armée et de l’occupation israéliennes — en surveillant les Palestinien·nes, en confisquant les armes du Hamas et en détruisant les tunnels. Israël a même poussé l’Azerbaïdjan à se retirer de l’ISF pour s’assurer qu’elle reste mort-née à l’arrivée, selon un haut responsable arabe.

Sans retrait israélien, le NCAG serait soit interdit d’accès à plus de 60 % de Gaza, soit contraint de fonctionner dans cette zone sous contrôle israélien, conduisant ainsi ses membres à être perçu·es par la population comme des collaborateur·rices.

Israël fait également pression pour la création d’un camp de concentration à Rafah, dans lequel seul·es les individu·es filtré·e·s par les agences de sécurité israéliennes seraient autorisé·es à s’installer. Si le NCAG devait y opérer, cela éroderait également considérablement sa légitimité, ainsi que son incapacité à fournir un abri et des services adéquats ailleurs.

Israël insiste en outre pour qu’aucune reconstruction ne soit autorisée à Gaza tant que le désarmement complet du Hamas n’est pas achevé, un processus sensible qui prendra probablement des années. Et au lieu de se concentrer initialement sur les armes offensives du Hamas (comme les roquettes), Netanyahu insiste pour collecter 60 000 fusils, dont certains sont entre les mains de familles puissantes, de clans ou de particuliers.

Par un sabotage délibéré, le déchaînement de mandataires criminels et un réseau de conditions impossibles, Netanyahu s’assure que le plan Trump est mort-né, fabriquant le chaos même qu’il prétend nécessiter un contrôle militaire israélien indéfini. Ce n’est pas simplement un désaccord politique ; c’est une stratégie délibérée pour cimenter l’occupation perpétuelle.

Traduction pour l’Agence Média Palestine : L.D

Source : +972 Magazine

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