Un combat acharné contre les nazis et les collabos
Dès les premiers jours, après le suicide d’Adam Czerniakow, président du Judenrat de Varsovie, placé là par les nazis, les insurgés durent se débarrasser des policiers du Jüdishe Ordnungdienst (Police juive) qui avaient collaboré à la déportation sur l’Umschlagplatz1.
L’Organisation juive de combat (Żydowska Organizacja Bojowa, ŻOB) et d’autres groupes armés tinrent presque un mois entier, entre le 19 avril et le 16 mai 1943. Les nazis durent engager des milliers d’hommes contre les centaines d’insurgés.
« Sachez donc qu’aujourd’hui comme hier, chaque seuil du Ghetto sera une forteresse. Sachez que nous tous, nous voilà prêts à mourir au combat, et sans jamais nous rendre ! »
La grande figure de Marek Edelman
Toutes les tendances de gauche participèrent à l’insurrection. Nous retenons comme participant à l’histoire d’un courant politique dans lequel nous nous reconnaissons, la grande figure de Marek Edelman, commandant en second de la révolte armée. Issu du Bund, il était clairement antisioniste et le demeura après la guerre. Il a explicitement demandé à être enterré au cimetière juif de Varsovie, aux côtés des combattants du ghetto, et non en Israël..
Aujourd’hui, combattre au nom de la dignité
L’histoire ne se répète jamais, elle peur être un outil de vigilance. Les insurgés de Varsovie ne pensaient pas gagner, sauf sur un point : ils ne se sont pas laissés mener à l’abattoir comme il est parfois affirmé. Ils se battaient pour la dignité.
Nous retenons de l’insurrection du ghetto qu’il faut combattre les fascismes, l’impérialisme, le colonialisme, même quand ils sont supérieurement armés.
Aujourd’hui, résister au génocide, c’est résister au fascisme.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 19 avril 2026
- Point de transbordement[⇧]










