Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 23 juillet 2026

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matin demolition 14 july 2026 1 Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 23 juillet 2026
Un enfant se tient debout au milieu des décombres après que les autorités israéliennes ont démoli la maison de sa famille ainsi que d’autres bâtiments résidentiels et des structures financées par des donateurs dans une communauté bédouine du gouvernorat de Qalqiliya, le 14 juillet 2026. Photo : OCHA

Le Rapport complet en anglais ICI.

Faits saillants

Les décès liés aux attaques de colons en 2026 ont déjà dépassé le total enregistré pendant toute l’année 2025, avec 18 Palestiniens tués à la date du 20 juillet, contre 17 tout au long de 2025.

Environ 90 Palestiniens ont été déplacés par des démolitions et des attaques de colons au cours de la période considérée, la plupart à la suite d’une démolition à grande échelle effectuée par les autorités israéliennes dans une communauté bédouine du gouvernorat de Qalqiliya.

Les démolitions et les attaques de colons ont continué à affecter les maisons, les réseaux d’approvisionnement en eau, les écoles et les moyens de subsistance palestiniens, sapant davantage l’accès aux services essentiels et la résilience communautaire.

À Gaza, la détérioration des conditions de la santé sexuelle et reproductive expose les femmes enceintes à un risque croissant : au premier semestre 2026, près de 4 000 cas de fausses couches ont été enregistrés, une morbidité maternelle sévère a atteint 82 cas pour 1 000 accouchements et plus de 57 % des femmes enceintes étaient anémiques.

Près de 630 000 tonnes de débris ont été débarrassées des routes et des installations de services essentiels à ce jour dans la bande de Gaza, mais cela n’est qu’une fraction des plus de 60 millions de tonnes générées depuis octobre 2023, dont une grande partie reste inaccessible.

Vue d’ensemble

Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé (TPO, OPT en anglais), les besoins humanitaires continuent de s’aggraver à mesure que l’insécurité, les restrictions d’accès, les déplacements répétés et l’érosion des services essentiels affectent les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, les opérations des forces israéliennes, les démolitions, la violence des colons et l’extension des colonies ont continué à générer des déplacements, des pertes et des dommages matériels, les communautés bédouines et d’élevage dans la zone C étant parmi les plus touchées. Au cours de la période considérée, les démolitions et les attaques de colons ont déplacé environ 90 Palestiniens et endommagé des maisons, des infrastructures d’approvisionnement en eau et en assainissement et des moyens de subsistance. Pendant ce temps, le nombre de décès liés aux attaques de colons en 2026 a déjà dépassé le total enregistré pendant toute l’année 2025.

Dans la bande de Gaza, les civils ont continué à faire face à de graves risques en matière de protection face à des opérations militaires, à des déplacements répétés et à une insécurité généralisée, tandis que les contraintes d’accès, les pénuries de fournitures essentielles et les pénuries de financement continuaient d’entraver la réponse humanitaire. La détérioration des indicateurs de santé sexuelle et reproductive souligne des risques croissants pour les femmes et les jeunes filles, dont des niveaux élevés de fausses couches, de complications chez les mères et d’anémie. Dans le même temps, des sites de déplacement surpeuplés, la capacité limitée d’hébergement, les infrastructures d’eau et d’assainissement endommagées et l’accumulation massive de débris continuent de nuire à la sécurité des conditions de vie et à l’accès aux services de base, malgré les efforts continus pour dégager les routes, restaurer les infrastructures essentielles et faciliter la prestation de l’aide humanitaire.

La Bande de Gaza

Cette section couvre la période du 13 au 19 juillet, sauf indication contraire.

La situation humanitaire dans toute la bande de Gaza reste critique, avec des opérations militaires en cours, de l’insécurité et des déplacements répétés qui continuent de générer des besoins humanitaires, d’augmenter les risques liés à la protection et de perturber l’accès aux services essentiels. Les civils, y compris les enfants et les fournisseurs de services de première ligne, continuent de faire face à de graves risques pour la sécurité, tandis que les indicateurs de santé sexuelle et reproductive se détériorent au sein des effets cumulatifs du déplacement, de l’insécurité alimentaire et de la dégradation des services de santé.

Dans le même temps, de graves contraintes de financement, des restrictions d’accès, des pénuries d’approvisionnement et des défis opérationnels limitent la capacité des partenaires à maintenir et à étendre l’assistance, y compris dans les sites de déplacement où les conditions de vie restent désastreuses. Bien que certains progrès aient été réalisés dans l’élimination des débris et les approvisionnements, les besoins continuent de dépasser les ressources disponibles, plaçant de nombreuses personnes vulnérables dans l’incapacité d’accéder au soutien et aux services dont elles ont besoin.

Selon le ministère de la Santé (Ministry of Health, MoH) à Gaza, qui opère sous les autorités israéliennes de facto, 59 Palestiniens ont été tués, y compris ceux qui sont morts de blessures et qui ont été extraits des décombres, et plus de 190 personnes ont été blessées entre le 15 et le 22 juillet. Cela porte le nombre global de victimes signalé depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 1 180 décès et 3 810 blessés.

Dans ce contexte, les civils, y compris les enfants, et les fournisseurs de services ont continué à faire face à d’importants risques pour la sécurité dans tout Gaza, avec des incidents affectant à la fois les lieux d’habitation et les points de prestation de services. Le 14 juillet, un enfant aurait été tué par des coups de feu perdus dans la zone d’Al Mawasi, à Rafah. Le lendemain, le 15 juillet, une enseignante a été blessée après avoir été touchée par une balle tirée par les forces israéliennes alors qu’elle travaillait à l’intérieur d’un espace d’enseignement temporaire (Temporary Learning Space, TLS) à l’ouest de Khan Younis, à environ 3,3 kilomètres de la « ligne jaune ». Par ailleurs, le 13 juillet, une balle a atterri dans la cour d’un autre TLS à Rafah, forçant la suspension de toutes les activités et sa fermeture provisoire. Plusieurs autres cas d’enfants tués ou blessés ont également été signalés au cours de la période considérée, soulignant le besoin urgent de mesures de protection renforcées et d’un accès sûr aux services.

Les indicateurs de santé sexuelle et reproductive continuent de se détériorer à Gaza

Les indicateurs de santé sexuelle et reproductive ont continué de se détériorer dans la bande de Gaza au cours du premier semestre 2026, reflétant les effets cumulatifs de la crise, du déplacement, de l’insécurité alimentaire et de la dégradation des services de santé essentiels. Entre janvier et juin 2026, plus de 3 950 cas de fausses couches ont été enregistrés dans le tableau de bord Bayan, c’est la plate-forme d’information sur la santé reproductive du ministère de la Santé, qui consolide les données des partenaires fournissant des services de santé reproductive dans la bande de Gaza. Le taux de fausses couches a atteint 208,5 pour 1 000 naissances vivantes, soit une multiplication par 3,3 des données du second semestre 2025 ; ce taux a culminé à 377,3 pour 1 000 naissances vivantes en avril 2026. Près de 74 % des fausses couches se sont produites au cours du premier trimestre, tandis que 57,1 % des femmes enceintes étaient anémiques, ce qui souligne la détérioration de la santé et de l’état nutritionnel des femmes dans toute la bande de Gaza.

Le nombre d’accouchements a diminué de 3,2 % au cours des six premiers mois de 2026 par rapport au premier semestre de 2025, avec des diminutions mensuelles plus fortes observées depuis avril. Parallèlement à l’augmentation des fausses couches, la morbidité maternelle sévère a atteint 82 cas pour 1 000 accouchements, tandis que les césariennes représentaient 49,2 % de tous les accouchements, en grande partie en raison de procédures d’urgence chez les femmes arrivant dans un état critique. Les hémorragies, l’hypertension et les infections représentaient 92 % des complications maternelles graves, ce qui souligne la gravité croissante des risques pour la santé maternelle.

Pour mieux comprendre les facteurs de ces résultats défavorables, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) (UNFPA en anglais), en collaboration avec des partenaires humanitaires, commande une étude complète pour identifier les facteurs de risque, les lacunes dans les services et les obstacles aux soins, et pour fournir une réponse fondée sur des preuves pour renforcer les services de santé maternelle et néonatale. Pendant ce temps, le FNUAP continue de distribuer des fournitures de santé reproductive, en envoyant des médicaments, des contraceptifs, du matériel pour les sage-femmes et de l’équipement permettant d’apporter un soutien à environ 1 950 femmes et jeunes filles entre le 13 et le 19 juillet. Ces fournitures ont été fournies aux hôpitaux Al Helou, Al Awda et Nasser, ainsi qu’aux points médicaux exploités par Médecins Sans Frontières (MSF). En outre, plus de 3 700 kits post-partum ont été distribués dans 15 maternités, sur la base des récents chiffres d’accouchement du tableau de bord Bayan.

La gestion des débris soutient l’accès et la récupération précoce au milieu de contraintes majeures.

Les actions de gestion des débris du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (UNDP en anglais)continuent de jouer un rôle essentiel dans le rétablissement de l’accès humanitaire et l’amélioration de l’accès aux services essentiels, aux marchés et aux quartiers de la bande de Gaza. Malgré des conditions d’exploitation très contraintes, des progrès significatifs ont été réalisés dans le nettoyage des débris générés par le conflit et dans le soutien aux interventions de récupération précoce.

À ce jour, les routes et les services essentiels ont été débarrassés de près de 630 000 tonnes de débris, dans le respect des mesures de gestion des risques. Parallèlement, 231 334 tonnes de débris de béton ont été écrasées sur cinq sites dédiés à l’écrasement des débris, générant des matériaux qui sont réutilisés pour soutenir les actions de récupération au niveau local. Cela comprend 184 191 tonnes de béton broyé utilisées pour paver 264 873 mètres carrés de routes et fournir des fondations de logements et d’infrastructures de services essentiels, contribuant ainsi à améliorer la mobilité et la prestation de services dans les zones touchées.

Cependant, les opérations de gestion des débris continuent de faire face à des défis importants. Des conditions de sécurité volatiles, des contraintes d’accès, des restrictions à l’entrée de machines et de pièces de rechange essentielles et de graves pénuries de carburant et d’huile moteur continuent de limiter le rythme et l’ampleur des activités.

L’ampleur des besoins reste également écrasante. Le volume de débris éliminés à ce jour ne représente qu’une petite fraction des plus de 60 millions de tonnes de débris générés, dont une grande partie reste inaccessible. Cela souligne l’ampleur de l’effort de rétablissement requis et la nécessité d’un accès durable, d’équipements et de ressources pour étendre les opérations de gestion des débris à travers la bande de Gaza.

Les conditions désastreuses dans les sites de déplacement augmentent les risques pour la santé et la protection

Les conditions de vie dans les sites de déplacement à travers la bande de Gaza restent extrêmement préoccupantes, en particulier dans les centres collectifs où les contraintes d’accès et la capacité limitée de gestion des sites continuent d’entraver l’identification des besoins urgents et la rapidité de la réponse. Au cours de la période considérée, le Groupe Gestion de sites a analysé 181 centres collectifs non-UNRWA abritant environ 28 000 ménages (138 258 personnes). Nombre de ces sites manquent de soutien actif à la gestion du site pour la surveillance quotidienne, l’engagement communautaire, les soins et l’entretien, ainsi que l’orientation des besoins prioritaires. Bien que 93 % des sites évalués aient déclaré avoir des comités de gestion de site, seuls 42 % de ces comités avaient reçu une formation sur les approches de la gestion de site, les principes humanitaires, les principes de protection et les codes de conduite, laissant de nombreux sites dépendre de structures communautaires trop chargées pour relever les défis quotidiens.

Les résultats récents de la surveillance de sites mettent en évidence de graves risques pour la santé, la sécurité et la dignité. 69 % des sites évalués ont signalé des eaux usées visibles à l’intérieur de l’enceinte, en grande partie en raison de systèmes d’égouts endommagés ou bloqués, ce qui augmente le risque de contamination et de transmission de maladies. Des installations sanitaires inadéquates ont forcé certaines familles à improviser des toilettes à l’intérieur de leurs abris ou à utiliser des seaux et des sacs en plastique, tandis que des infestations de rongeurs ont été signalées sur plusieurs sites. En outre, 80 % des sites manquent d’éclairage fonctionnel, ce qui limite la sûreté des mouvements la nuit et augmente les risques liés à la protection, en particulier pour les femmes, les jeunes filles, les personnes âgées et les personnes ayant des besoins spécifiques. Les espaces sûrs existants pour femmes et jeunes filles couvrent moins de la moitié des 537 sites bénéficiant de la présence active du Groupe Gestion de sites, selon la dernière cartographie conjointe des services par le Groupe Gestion et Protection de sites. Cela équivaut à environ 270 sites, soit seulement environ 17 % des quelque 1 600 sites de déplacement cartographiés dans la bande de Gaza, laissant de nombreuses femmes et jeunes filles privées d’accès aux services de soutien essentiels. Certains bâtiments scolaires qui accueillent actuellement des familles déplacées présentent également des dommages structurels résultant d’opérations militaires précédentes, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’effondrement potentiel des bâtiments.

Les partenaires du Groupe Gestion de sites continuent de soutenir les centres collectifs dans la mesure du possible, notamment par des activités de soins et d’entretien mises en œuvre par des initiatives Cash for Work (de l’argent en échange de travail), qui ont touché 42 % des sites évalués. Cependant, les besoins continuent de dépasser de loin la capacité disponible, ce qui souligne le besoin urgent d’un soutien supplémentaire pour améliorer les conditions de vie et remédier aux risques majeurs liés aux infrastructures, à la protection et à la santé publique dans les sites de déplacement dans toute la bande de Gaza.

Les approvisionnements

Ashdod est resté la principale voie d’acheminement du fret humanitaire entrant à destination de Gaza pendant la période considérée : 334 camions de l’ONU et des partenaires humanitaires ont été déchargés, ce qui indique une amélioration continue après la panne de scanner entre le 16 juin et le 2 juillet, qui avait perturbé le flux de marchandises et contribué à du retard. Cela représente une augmentation de 21 % par rapport à la semaine précédente, lorsque 276 camions ont été déchargés, et une augmentation de 81 % par rapport à deux semaines plus tôt, où 185 camions avaient été déchargés.

Malgré cette amélioration, les contraintes d’accès et de logistique ont continué à affecter la prévisibilité et le volume des approvisionnements. Le 19 juillet, un dysfonctionnement du scanner au pont Sheikh Hussein qui franchit le Jourdain a empêché le passage de 14 camions de deux partenaires transportant de l’eau, des articles d’hygiène et de logement. Bien que le scanner ait ensuite été réparé et que les opérations aient repris, le retard a fait qu’aucun article de fret venant de Jordanie, désigné comme « à double usage » n’a été déchargé pendant la période considérée. Ces articles, une fois dédouanés par les autorités israéliennes, ne sont actuellement autorisés à être déchargés à Kerem Shalom qu’une fois par semaine ; par conséquent, la cargaison retardée a manqué la fenêtre de déchargement disponible. Les partenaires humanitaires continuent de plaider pour l’autorisation d’avoir deux jours de déchargement hebdomadaires pour les articles « à double usage », en particulier pour réduire l’arriéré de la Jordanie.

La fermeture du point de passage de Zikim le 24 mai a encore réduit le débit de l’aide et supprimé l’accès direct au fret vers le nord de Gaza, le fret approuvé étant désormais canalisé par le seul passage disponible, Kerem Shalom, dans le sud.  Suite à l’annonce du cessez-le-feu d’octobre 2025, lorsque Zikim et Kerem Shalom étaient tous deux opérationnels et que Kissufim était utilisé par intermittence, le débit de l’aide de l’ONU et des partenaires était en moyenne de 749 camions par semaine. Après que Zikim a été temporairement fermé à la suite de l’escalade régionale du 28 février et a ensuite rouvert pendant six semaines du 12 avril au 22 mai, le débit hebdomadaire était en moyenne de 639 camions. Depuis la fermeture finale de Zikim le 24 mai, le débit hebdomadaire moyen est tombé à 517 camions, ce qui représente une diminution de 31 % par rapport à la période où Zikim et Kerem Shalom étaient tous deux opérationnels, et une diminution de 19 % par rapport à la période de six semaines où Zikim a temporairement rouvert.

Sur le plan commercial, les données de la Chambre de commerce de Gaza, partagées avec le Groupe de Travail sur la Trésorerie (Cash Working Group, CWG), indiquent que le secteur privé a fait entrer 828 camions à Gaza entre le 13 et le 19 juillet. Parmi ceux-ci, 419 camions (50 %) contenaient des produits alimentaires, 21 (2,5 %) du gaz de cuisson, 46 (5,5 %) des produits d’hygiène et 88 (11 %) des articles pour le logement. En plus petites quantités se trouvaient des articles de soins pour bébés, des insecticides, des fournitures stationnaires et du carburant solide. En outre, 238 camions (28 %) contenaient des marchandises non essentielles, conformément à la tendance observée au cours des semaines précédentes.

Selon la Chambre de commerce de Gaza, les prix sont restés relativement stables, avec seulement des différences mineures (+/- 5 %) pour les produits frais, par rapport à la semaine précédente. Cependant, les prix des couches pour bébés et des préparations pour nourrissons ont augmenté respectivement de 12 et 8 %, probablement en raison de la réduction de l’offre face à une demande continue. L’inflation globale s’est légèrement modérée en juillet, avec une moyenne de 187 % contre 194 % en juin. La combinaison de l’inflation et des possibilités limitées de génération de revenus continue de minorer le pouvoir d’achat et d’accroître la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire.

L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour leur ventilation, consulter le tableau de bord en ligne du Mécanisme 2720 de l’ONU.

Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.

Le financement

image 5 Rapport sur la situation humanitaire à Gaza | 23 juillet 2026
92% des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 9% à la Cisjordanie91% des fonds sont consacrés aux besoins dans la bande de Gaza et 9% à ceux de Cisjordanie

Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés

Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza, par groupe

Cette section couvre la période du 13 au 19 juillet, sauf indication contraire.

Le soutien intersectoriel

Des partenaires de toute la communauté humanitaire sont intervenus lors de 22 incidents touchant 279 ménages à travers Gaza au moyen du mécanisme de distribution conjointe rapide. Les incidents signalés comprenaient 11 cas de bombardements, neuf incendies domestiques et deux problèmes lors de déplacements.

L’aide a été adaptée aux besoins évalués et à la gravité de l’impact. Les ménages qui ont tout perdu ont reçu un une réponse multisectorielle d’ensemble comprenant des tentes, des couvertures, des matelas, des kits d’hygiène, des kits de dignité, des bidons, des kits de vêtements et des bâches, tandis que d’autres ménages touchés ont reçu une aide ciblée en matière d’hébergement et d’articles non alimentaires (Non Food Items, NFI) en fonction des résultats de l’évaluation et des besoins identifiés.

La sécurité alimentaire

Entre le 1er et le 19 juillet, les partenaires ont fourni une assistance alimentaire générale à plus de 443 000 personnes via 36 sites de distribution dans le cadre du cycle de distribution mensuel. Chaque famille a reçu deux colis, un sac de farine de 25 kilogrammes, couvrant 75 % des besoins caloriques minimum.

Au 16 juillet, les partenaires préparaient 705 000 repas chaque jour dans 100 cuisines et les livraient dans près de 1 100 lieux. Dans l’ensemble, les niveaux de production de repas sont restés largement stables depuis la fin du mois de mai, malgré des fluctuations mineures d’une semaine à l’autre.

Les partenaires humanitaires soutiennent actuellement la production d’environ 300 tonnes (Metri Tons, MT) de pain par jour, couvrant environ 36 % des besoins en pain estimés dans la bande de Gaza. Sur ce total, environ 110 000 paquets de pain de deux kilos sont produits quotidiennement par 28 boulangeries subventionnées. Environ 80 % du pain sont vendus par plus de 150 détaillants sous contrat à un prix subventionné de 3 NIS (0,81 €) le paquet, tandis que les 20 % restants sont distribués gratuitement dans environ 320 refuges et sites communautaires.

Dans le cadre du modèle de production « carburant uniquement », 10 boulangeries privées, dont quatre qui ont rejoint le programme le 14 juillet, reçoivent du carburant gratuit de la part de partenaires humanitaires pour produire du pain pour la communauté tout en gérant de manière indépendante leurs opérations, y compris la tarification du pain. Ces boulangeries produisent en moyenne 35 tonnes de pain par jour.

La dernière cargaison de fourrage pour animaux est entrée à Gaza le 4 juin. Entre le 13 et le 19 juillet, environ 447 tonnes de fourrage restant ont été distribuées à environ 2 200 éleveurs de bétail ; chacun a reçu deux sacs de 50 kilogrammes d’orge et deux sacs de 50 kilogrammes d’aliments concentrés. Les retards continus dans l’entrée du fourrage sont susceptibles de contraindre les distributions en août, mettant en danger l’amélioration récente des taux de survie du bétail et le rétablissement des troupeaux.

Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : les récentes améliorations en matière de sécurité alimentaire et de nutrition restent fortement dépendantes d’une aide humanitaire soutenue et pourraient être annulées si les contraintes de financement entraînent une réduction ultérieure significative du soutien en 2026. Pour préserver les progrès et permettre une reprise progressive de la production alimentaire locale, les principales priorités comprennent la garantie d’un accès sûr aux moyens de subsistance agricoles et de la pêche, y compris par l’action anti-mines et l’enlèvement des débris ; le maintien des flux continus et prévisibles de multiples intrants agricoles par les canaux humanitaires et commerciaux ; la protection et la réhabilitation des infrastructures majeures pour ce qui est de l’eau et de l’énergie. L’engagement renforcé du secteur privé, ainsi que le soutien aux agriculteurs et aux éleveurs avec des intrants, l’accès au marché, l’irrigation et des solutions énergétiques, restent essentiels pour rétablir la production agricole à grande échelle et améliorer la résilience des systèmes alimentaires locaux.

La santé

Entre le 6 et le 19 juillet, la cellule de coordination de l’équipe médicale d’urgence (Emergency Medical Team, EMT) a coordonné cinq rotations de personnel humanitaire, facilitant l’entrée de 28 membres du personnel de l’EMT à Gaza et le départ de 24 personnes. Au 20 juillet, 16 organisations partenaires EMT soutenaient 31 activités à travers Gaza, par le déploiement de 73 employés internationaux. Environ 70 % des activités de l’EMT ont été dispensés par l’intermédiaire d’équipes de soins spécialisées intégrées aux installations du ministère de la Santé. L’un des deux déploiements nationaux d’EMT reste actif, tandis que l’autre a été fermé en raison d’une insuffisance de financement. Les restrictions sur les trajets liées à Ebola et les perturbations régionales des voyages continuent de retarder certains déploiements de ces équipes.

Au cours de la période considérée, 108 patients, dont 12 enfants, ont bénéficié d’évacuations médicales de Gaza par le passage de Rafah, aux côtés de 170 soignants.

Les partenaires de la santé ont continué à fournir des services essentiels aux personnes atteintes de maladies non transmissibles malgré les pénuries persistantes de médicaments, de fournitures et d’équipements. Au cours de la période considérée, les Émirats Arabes Unis (United Arab Emirates, UAE) ont aidé le ministère de la santé en fournissant 60 000 seringues à insuline et des fournitures d’hémodialyse indispensables, dont du bicarbonate de sodium pour les appareils de dialyse Fresenius, des aiguilles pour fistules et un stock de deux mois de cyclosporine pour les patients transplantés. L’OMS continue également d’acheter et de faciliter la livraison de produits supplémentaires en hémodialyse et, au cours de la semaine considérée, elle a facilité l’entrée d’une deuxième livraison de seringues à insuline, d’aspirine pour bébé et d’autres fournitures essentielles. Néanmoins, des pénuries critiques subsistent, dont des analogues de l’insuline pour les patients atteints de diabète de type 1, des médicaments cardiovasculaires, des glucomètres, des bandelettes de test de glycémie, des tensiomètres et des monofilaments utilisés pour le dépistage du pied diabétique.

L’eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH)

Les bassins de rétention des eaux pluviales de Sheikh Radwan et Saftawi dans le nord de Gaza ont progressivement repris leurs activités vers la troisième semaine de juillet après l’arrivée d’huile moteur et l’achèvement de travaux de réparation. En raison de dommages subis par le réseau d’eaux usées, les bassins continuent de recevoir des eaux usées et, lorsqu’ils ne sont pas opérationnels, ils présentent un risque d’inondation important pour les quartiers environnants. La reprise du pompage de l’eau accumulée, vers la mer permettra aux partenaires de WASH d’entreprendre des activités de préparation à l’hiver sur les deux sites. Parallèlement, des travaux sont en cours pour réparer les stations de pompage des eaux usées et détourner les eaux usées des bassins vers le Wadi Gaza, dans le but ultime d’assurer un traitement tertiaire avant le rejet dans la mer.

Les partenaires ont enlevé environ 75 % des déchets accumulés sur le site de décharge temporaire du marché de Firas dans la ville de Gaza et les ont transférés sur un nouveau site d’urgence à Abu Jarad dans la zone du corridor de Netzarim. Les préparatifs de la phase 2 du site d’Abu Jarad attendent l’arrivée de matériaux pour géomembranes, pour s’assurer que des mesures appropriées de protection de l’environnement soient en place avant que la phase 1 n’atteigne sa pleine capacité.

Les partenaires sont également sur le point d’achever cinq puits d’eau domestique secondaires dans la zone d’Al Mawasi, qui devraient desservir 17 sites de déplacement. Une fois les travaux de réhabilitation du réseau terminés, le projet devrait réduire la dépendance à l’égard du camionnage d’eau dans la région.

Plus de 60 partenaires livrent actuellement de l’eau potable par camion à 2 707 points de collecte, fournissant un total de 20 368 mètres cubes (m³) par jour à 1,6 million de personnes soit au moins 6 litres par personne et par jour. Cela représente une augmentation d’environ 3 000 m³ par jour par rapport à juin.

Les partenaires de WASH ont distribué 1 239 kits d’hygiène, 8 000 kits de traitement des poux, 19 300 kits de matériel de nettoyage, 763 conteneurs de déchets solides ménagers et 10 latrines, au profit d’au moins 8 000 personnes.

L’hébergement

Entre le 11 et le 18 juillet, les partenaires ont fourni à environ 1 380 ménages du matériel d’hébergement et d’autres articles essentiels. Les articles distribués comprenaient 933 articles de literie, 384 tentes, 32 bâches, 100 ustensiles de cuisine et 150 bons vestimentaires. Les ménages desservis représentaient moins de 7 % de la capacité de réponse que les partenaires du groupe pourraient atteindre si suffisamment de matériel d’hébergement était disponible.

Alors que le nombre de personnes ayant besoin d’aide en matière d’hébergement continue d’augmenter, les partenaires des refuges sont confrontés à des difficultés importantes dans la réponse aux besoins humanitaires croissants. Les stocks d’abris et d’articles non alimentaires (NFI) ont été considérablement réduits, avec moins de 1 000 tentes restantes et d’autres articles ménagers essentiels ne permettant d’apporter de l’aide qu’à 7 000 ménages.

Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement.

La protection

Les partenaires de la protection ont touché plus de 17 900 personnes et 550 familles grâce à une combinaison de services de protection directe, d’aide tenant compte des besoins de protection et de soutien intersectoriel dans toute la bande de Gaza. Cela comprend :

  • Des services de santé mentale et de soutien psychosocial (Mental Health and PsychoSocial Services, MHPSS), des premiers soins psychologiques, des conseils et services structurés de soutien psychosocial pour 11 044 personnes ;
  • La sensibilisation à la protection, la réduction des risques, l’éducation au risque d’engins explosifs (Explosive Ordnance Risk Education, EORE), la sécurité numérique et des activités visant l’engagement des jeunes, concernant 5 170 personnes ;
  • Des services de gestion de cas, de suivi et d’orientation pour 652 personnes ;
  • Des services de conseil juridique, de médiation et de soutien social pour 464 personnes ;
  • Des consultations psychologiques, sanitaires et juridiques intégrées pour 114 personnes ;
  • Des services de réadaptation, d’orthophonie et de communication pour 229 personnes ;
  • Des activités visant à favoriser le bien-être des travailleurs de première ligne, de la supervision professionnelle et du soutien au renforcement des capacités pour 131 personnes ;
  • Des initiatives d’autonomisation économique liées à la protection touchant 60 femmes et de l’aide financière pour la protection de 40 personnes.

L’assistance matérielle tenant compte des besoins de protection et le soutien intersectoriel ont touché 17 302 personnes et 517 familles, par la distribution d’articles alimentaires et d’hygiène, de vêtements, d’eau potable, d’ustensiles de cuisine et d’approvisionnement en eau, de bâches, d’articles de dignité et de ménage, de produits de nettoyage, de tentes et de kits d’éclairage. En outre, 25 trousses de premiers soins psychologiques ont été distribuées aux comités communautaires, et trois cliniques intégrées de santé et de protection ont été créées autour des camps de déplacement.

Les partenaires ont continué à coordonner le bureau de protection, soutenant 279 rapatriés par des premiers secours psychologiques, de l’assistance d’urgence et des services de référence. Cela porte le nombre cumulé de rapatriés assistés depuis la réouverture du passage de Rafah à 4 386 personnes, dont 1 533 reçoivent actuellement un soutien de protection continu, y compris des évaluations initiales des besoins et des services psychosociaux spécialisés.

Cinq discussions de groupe (Focus Group Discussion, FGD) et 95 entretiens avec des informateurs clés (Key Informants Interviews, KII) ont été menées avec 798 membres de la communauté dans neuf quartiers pour évaluer les risques de protection associés aux activités militaires en cours, aux conditions d’hébergement inadéquates, à un accès à l’eau non sécurisé, à l’insécurité alimentaire et à l’accès limité aux services essentiels.

Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.

La protection de l’enfance

Les partenaires ont entrepris les activités suivantes :

  • Des services de gestion de cas de protection des enfants pour 420 enfants à risque nouvellement identifiés, garantissant l’accès à un accompagnement de suivi, aux interventions de protection et à l’orientation vers des services spécialisés, au besoin ;
  • Du conseil individuel en santé mentale et soutien psychosocial (Mental Health and PsychoSocial Support, MHPSS) pour 4 008 enfants, les aidant à faire face à la détresse et à renforcer leur bien-être émotionnel au sein de la poursuite du conflit et des déplacements ;
  • Des séances de sensibilisation à la situation d’enfants non accompagnés et séparés de leur famille (Unaccompanied And Separated Children, UASC) concernant 936 soignants, ce qui a permis d’améliorer leurs connaissances en matière d’identification, de parcours d’orientation et de services de soutien disponibles pour les enfants vulnérables.
  • En réponse à la détérioration de l’environnement sécuritaire, certaines activités de protection de l’enfance à Rafah ont été suspendues à la suite des modifications apportées à la « ligne jaune » et de l’escalade des hostilités, ce qui a encore restreint l’accès aux services de protection essentiels pour les enfants vulnérables et leurs familles.

S’attaquer à la violence sexiste

Les partenaires ont entrepris les activités suivantes :

  • Accroissement du nombre d’espaces de sécurité pour femmes et jeunes filles (Women and Girls Secure Spaces, WGSS) de 79 à 84, tout en maintenant le fonctionnement de deux refuges qui ont globalement reçu plus de 200 femmes et jeunes filles par jour avec un soutien en santé mentale et psychosocial (MHPSS), des activités de développement des compétences, la gestion des cas de violence sexiste (Gender Based Violence, GBV) une aide financière en espèces et en bons d’achat et des services d’orientation ;
  • Achèvement de l’évaluation sur les espaces sûrs pour femmes et jeunes filles, qui a confirmé que ces espaces restent des plateformes très pertinentes et irremplaçables pour améliorer la sécurité et le bien-être des femmes et des jeunes filles dans toute la bande de Gaza ;
  • Élaboration de directives opérationnelles contextualisées pour les espaces sûrs pour femmes et jeunes filles ; ces directives sont basées sur des principes centrés sur les survivantes de la violence sexiste, pour aider les partenaires à établir et à gérer des espaces de sécurité efficaces, percutants et spécifiques au contexte. Les directives devraient être publiées sous peu ;
  • Malgré les difficultés opérationnelles actuelles, dont les pénuries de carburant, les pannes de courant fréquentes, la connectivité Internet limitée et la demande croissante de services dépassant la capacité des partenaires, les partenaires de la lutte conte les violences sexistes ont continué à fournir un soutien essentiel aux femmes et aux jeunes filles à travers Gaza. Des lacunes ont persisté dans des domaines clés tels que les normes de sécurité et de confidentialité, l’inclusion des personnes handicapées, les parcours de prise en charge, la protection des données et les mécanismes de responsabilisation. La prestation de services a été, en outre, affectée par les contraintes d’accès et de financement, le fonctionnement de deux espaces sûrs pour femmes et jeunes filles étant perturbé en raison de l’expansion de la « ligne jaune » et de la fermeture de 17 espaces supplémentaires, notamment en raison de pénuries de financement.

L’action anti-mines

Les partenaires ont effectué 21 évaluations des risques d’explosions dans l’accompagnement à l’enlèvement des débris et d’autres activités des partenaires. Ont été recensées : douze activités de gestion de la qualité, une équipe d’intervention d’urgence en appui au service des Nations Unies pour la sûreté et la sécurité (United Nations Department of Safety and Security, UNDSS) et deux missions interagences pour accompagner les évaluations humanitaires dans la bande de Gaza. Des évaluations d’écoles, de mosquées et d’autres lieux ont également permis d’éclairer les évaluations des dommages et la planification de la reconstruction.

Entre le 12 et le 16 juillet, les partenaires ont organisé des séances d’éducation sur les risques d’engins explosifs auprès de plus de 3 300 personnes et ont mené d’autres activités de préparation et de protection contre les conflits par le biais de séances en personne, de formations de formateurs, de campagnes médiatiques de masse et d’initiatives de sensibilisation aux situations d’urgence pour réduire les risques créés par les munitions explosives. Les actions de coordination et de collecte de données ont permis de s’assurer que les interventions atteignent les populations les plus vulnérables.

Les partenaires ont continué à orienter les victimes d’incidents d’engins explosifs vers les services appropriés en matière de santé, d’aide psychosociale et de réadaptation à Gaza.

L’éducation

Les partenaires ont distribué du matériel éducatif essentiel à 15 069 enfants d’âge scolaire dans 13 espaces d’enseignement temporaires (Temporary Learning Spaces, TLS) dans le gouvernorat du nord de Gaza.

Les partenaires ont également continué à intensifier les activités du programme d’été et à impliquer les enfants dans des activités structurées d’apprentissage, de loisirs et de soutien psychosocial pour les aider à maintenir les habitudes quotidiennes et à les préparer à la nouvelle année scolaire.

Le Groupe Télécommunications d’urgence (Emergency Telecommunications Cluster, ETC)

Le 6 juillet, le Groupe Télécommunications d’Urgence et le département de l’ONU chargé de la sûreté et de la sécurité ont dispensé une formation sur le système de communication de base (Security Communications System, SCS) au centre de formation de Khan Younis (Khan Yunis Training Center, KYTC) pour 13 membres du personnel des agences des Nations Unies et des ONG internationales. La formation a couvert les opérations radio, les procédures de communication et les protocoles de communication de sécurité, le renforcement des compétences des participants et la promotion de l’utilisation efficace des systèmes de communication de sécurité inter-agences qui soutiennent les opérations humanitaires à Gaza.

Le 8 juillet, le Groupe Télécommunications d’Urgence a engagé des discussions avec la direction de la Coordination des activités gouvernementales dans les Territoires (Coordination Of Governmental Activities in the Territories, COGAT) sur les restrictions affectant l’approbation, l’entrée et l’utilisation des équipements de communication de sécurité, y compris les radios et les téléphones satellites. La discussion visait à identifier des solutions aux contraintes d’accès à l’équipement et à faciliter le déploiement en temps opportun des moyens de communication essentiels nécessaires au maintien des services de communication de sécurité et au soutien de la sécurité du personnel humanitaire opérant à Gaza.

Entre le 4 et le 8 juillet, le Groupe a soutenu le Département de l’ONU chargé de la sûreté et de la sécurité dans la normalisation des communications radio à très haute fréquence (Very High Frequency, VHF) des Nations Unies à travers Gaza grâce à la reconfiguration et à l’alignement des canaux de l’équipement de communication de sécurité. Environ 65 % de la flotte radio VHF de l’ONU a maintenant été reconfigurée, avec des activités en cours dans neuf des 14 agences des Nations Unies. Pendant la période considérée, 52 radios ont été programmées ou reprogrammées, ce qui a amélioré l’interopérabilité et renforcé les communications de sécurité coordonnées dans toute la communauté humanitaire.

Traduction SF, pour l’UJFP

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