Le rapport complet en anglais ICI.

Les faits saillants
Les interventions humanitaires se poursuivent dans tout le territoire palestinien occupé malgré les restrictions persistantes et les pénuries de financement.
À Gaza, la plupart des gens sont encore des déplacés internes, dans des conditions de vie difficiles et ils sont toujours exposés à des frappes militaires ; début juillet, 90 % des habitants souffraient d’une insécurité modérée à élevée en matière d’accès à l’eau, contre 84 % en juin, selon une enquête.
On estime que depuis octobre 2023, un Palestinien blessé sur quatre à Gaza vit avec des lésions de la moelle épinière ou du cerveau dans des conditions susceptibles de changer sa vie, tandis que l’entrée de fournitures de réadaptation et de produits d’assistance est encore restreinte.
En Cisjordanie, une opération des forces israéliennes à grande échelle dans le camp de Qalandiya a blessé 51 Palestiniens et perturbé les services de santé. Neuf structures ont également été démolies à proximité de Kafr Aqab et près du point de contrôle de Qalandiya, affectant 71 personnes.
En une semaine seulement, 38 attaques de colons ont été signalées, entraînant des pertes, des dommages matériels ou les deux. À Tuba, dans la zone de Masafer Yatta, des colons ont blessé cinq Palestiniens et détruit trois maisons, déplaçant 23 personnes, dont 14 enfants.
Les autorités israéliennes ont démoli 25 structures appartenant à des Palestiniens lors de huit incidents qui ont déplacé 29 personnes, dont 17 enfants. Les démolitions ont porté sur une partie d’une école à Masafer Yatta, affectant 54 étudiants.
Vue d’ensemble
Dans un communiqué publié le 12 août à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le coordinateur spécial adjoint, résident et coordinateur humanitaire Ramiz Alakbarov, a déclaré que pour la jeunesse palestinienne, les espoirs de dignité, d’opportunités et d’un avenir pacifique restent limités « par l’occupation, le conflit, le déplacement, la violence et la profonde incertitude ».
À Gaza, les jeunes ont supporté « les conséquences dévastatrices du conflit en cours, y compris la violence persistante, la perte d’êtres chers, les déplacements répétés et la destruction généralisée des maisons, des écoles et des universités ». Le Dr. Alakbarov a averti que l’avenir d’une génération entière à Gaza est menacé par « l’effondrement des services essentiels, la perturbation de l’éducation et la perte de moyens de subsistance ». En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, « les jeunes continuent de faire face à l’escalade de la violence, à l’augmentation de la présence des colons, à de sévères restrictions de mouvements et de restrictions d’accès ainsi qu’à la réduction des opportunités économiques ».
Le Dr. Alakbarov, qui est également le coordonnateur spécial par intérim des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, a réaffirmé l’engagement de l’ONU à travailler aux côtés des jeunes en Palestine, en défendant leurs droits et en soutenant l’accès à l’éducation, à la santé, à du travail décent, à une participation significative et aux voies vers la reprise économique et sociale.
La Bande de Gaza
La période considérée dans cette section va du 3 au 9 août, sauf indication contraire.
La situation humanitaire à Gaza est toujours critique, les activités militaires se poursuivant dans toute la bande, causant toujours plus de victimes et de déplacements.
Selon le ministère de la Santé (Ministry of Health, MoH) de Gaza, qui dépend des autorités de facto, sept Palestiniens ont été tués, y compris ceux qui sont morts de blessures et qui ont été retrouvés sous les décombres, et 28 personnes ont été blessées entre le 5 et le 12 août. Cela porte le nombre global de victimes signalé depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à un total de 1 259 décès et 4 148 blessés, selon le ministère de la santé.
Jusqu’à présent, en 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 45 attaques affectant les soins de santé dans la bande de Gaza, dont près de la moitié à Rafah. Dans la plupart des cas, le transport sanitaire a été affecté et la prestation des soins de santé a été entravée. En majorité, les incidents signalés se sont produits lors d’opérations d’évacuation médicale à proximité du passage de Rafah, les convois ont été obstrués, retardés ou fouillés et, dans certains cas, des patients ou leurs accompagnants ont été détenus.
L’accès à l’eau potable reste difficile à Gaza. L’ enquête de suivi allégée réalisée par le Groupe Eau, Assainissement et Hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH) au début du mois de juillet montre que 90 % de la population connaissent des perturbations fréquentes et imprévisibles dans l’accès à une eau sûre, propre et fiable pour la consommation quotidienne, la cuisine et l’hygiène, soit une augmentation de 84 % par rapport au mois précédent. Au niveau des gouvernorats, la ville de Gaza a obtenu le score le plus bas, avec 92 % des ménages interrogés qui se sont montrés modérément à très peu sûrs de l’eau, suivi de Khan Younis à 90 % et de Deir al Balah à 87 %.
Malgré les efforts continus destinés à augmenter les opérations de camionnage d’eau pour répondre aux besoins considérables (voir la plus bas la section de ce Groupe), les défis persistent. Depuis début juillet, par exemple, les partenaires de l’eau, l’assainissement et l’hygiène n’ont pas été en mesure d’accéder à quelque 5 000 personnes réfugiées dans six sites de déplacement dans le nord de Rafah, en raison de l’insécurité continue et de balles perdues.
En ce qui concerne les conditions d’hygiène et d’assainissement, la proportion de ménages signalant des eaux usées ou des boues à moins de 10 mètres de leur abri a diminué à 43 %, contre 52 % en juin, tandis que ceux qui signalent des tas de déchets solides à proximité sont passés de 43 à 26 %. La collecte régulière des déchets ménagers au niveau des ménages s’est également légèrement améliorée, passant de 65 à 68 %. Restent essentiels : un financement constant, davantage d’autorisations à l’entrée de pièces de rechange et un accès renouvelé aux décharges de Gaza situées dans les zones à accès restreint.
Selon le groupe de travail du Groupe Santé sur la réhabilitation, on estime qu’un quart des personnes blessées à Gaza depuis l’intensification des hostilités en octobre 2023 sont appelées à vivre avec des blessures susceptibles de bouleverser leur vie telles que des amputations, des lésions de la moelle épinière et des lésions cérébrales traumatiques. Selon le dernier rapport du groupe de travail, les données du ministère de la santé suggèrent que les enfants représentent 18 % des personnes amputées et 31 % de celles ayant des lésions traumatiques de la moëlle épinière et du cerveau. Le rapport note qu’il n’y a pas de services spécialisés de réadaptation pédiatrique disponibles à Gaza.
Dans l’ensemble, le groupe de travail estime qu’environ 2 % de la population de Gaza – comme c’était le cas avant l’intensification d’octobre 2023 – vit maintenant avec de graves blessures liées au conflit.
L’importation d’équipements de réhabilitation, de fournitures et de produits d’assistance fait toujours face à des contraintes importantes, notamment en ce qui concerne l’huile moteur et les pièces de rechange pour les générateurs. Aucun équipement de réparation des installations de réadaptation n’est entré à Gaza entre mai 2024 et le 14 avril 2026, note le groupe de travail, ajoutant que le temps d’attente moyen pour les expéditions en attente contenant des aides fonctionnelles est de 136 jours (au 14 avril 2026). Selon le rapport, des services de réadaptation surchargés, combinés à des pénuries d’équipements essentiels, d’aides fonctionnelles et de consommables, contribuent à des complications secondaires évitables et augmentent encore la pression sur la capacité de réadaptation déjà limitée ; actuellement, environ 30 % des lits d’hospitalisation dans les services de réadaptation spécialisés restants seraient occupés par des patients atteints d’escarres à un stade avancé. La limitation du nombre de lits est également à l’origine d’une sortie précoce, ce qui augmente les risques de détérioration, de perte de fonction et de réadmission évitable, selon le rapport.
Le 4 août, dans le nord de Gaza, un enfant de 13 ans a été blessé par la détonation d’un engin explosif abandonné sur son site de déplacement, comme l’ont rapporté les partenaires de l’Action Anti-mines. Depuis octobre 2023, les partenaires ont signalé un total de 589 incidents dus à des engins explosifs à travers Gaza, entraînant la mort de 274 personnes et des blessures à 1 142 personnes. Pour le contexte, consulter le rapport de la semaine dernière. Voir ci-après la réponse de l’action anti-mine pendant la période considérée.
Les approvisionnements
Selon les données recueillies par le Groupe Logistique, le taux de déchargement de l’aide de l’ONU et des partenaires, soit la proportion de camions qui ont déchargé avec succès à Kerem Shalom par rapport à ceux autorisés à se présenter chaque jour, est passé de 77 % au cours de la période précédente à 87 % au cours de la période actuelle. Le corridor égyptien continue de connaître les niveaux les plus élevés de retours de camions et de rejets avec un taux de déchargement de 72 %. La route jordanienne a été la route la plus utilisée pour le fret humanitaire de l’ONU et de ses partenaires entrant à Gaza au cours de la semaine, avec 170 camions déchargés. Kerem Shalom est resté le seul point de passage opérationnel pour le fret.
Sur le plan commercial, les données de la Chambre de commerce de Gaza, partagées avec le Groupe de Travail sur la Trésorerie, indiquent que le secteur privé a rassemblé 878 camions à Gaza entre le 3 et le 9 août. Dans l’ensemble, le nombre de camions commerciaux signalés à l’entrée à Gaza est resté stable ces dernières semaines, seules des variations mineures étant intervenues. Cela reste insuffisant pour faire face à la demande. De plus, de tous les camions du secteur privé, 264 (30 %) transportaient encore des articles non essentiels, au détriment de fournitures plus importantes comme les abris et les matériaux WASH. Seuls huit camions auraient transporté des aliments pour animaux et deux, des équipements médicaux.
Selon la Chambre de commerce, les prix des produits de base sur le marché local sont restés relativement stables, seules des variations mineures intervenant par rapport à la semaine précédente. Selon l’indice de consommation de Gaza, le taux d’inflation a dépassé celui d’avant octobre 2023 de 209 %. Les frais d’encaissement restent également stables autour de 7 à 8 %, selon le groupe de travail sur la trésorerie, mais ils sont à nouveau étroitement surveillés au vu de l’évolution annoncée du système bancaire.
L’ONU n’est en mesure de confirmer que l’entrée des fournitures suivies par l’ONU 2720. Pour leur ventilation, consulter le tableau de bord en ligne du Mécanisme 2720 de l’ONU.
Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.
Le Financement

| 92 % des fonds requis vont à l’aide humanitaire à Gaza et 8 % à la Cisjordanie | 91 % des fonds sont consacrés aux besoins dans la bande de Gaza et 9 % à ceux de Cisjordanie |
Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés
Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza par groupe
La période considérée pour cette section est du 3 au 9 août, sauf indication contraire.
Le soutien intersectoriel
Grâce au mécanisme de distribution conjointe rapide, des partenaires de toute la communauté humanitaire ont répondu à 16 demandes d’assistance à la suite de 13 incidents liés à des bombardements qui ont touché 287 ménages, ainsi que deux incendies domestiques et un déplacement déclenché par l’installation de nouveaux « blocs jaunes », qui ont touché sept ménages au total. La plupart des appels proviennent du nord de Gaza et de Deir al Balah. Pour fournir un soutien personnalisé, les partenaires ont effectué des évaluations rapides et ont identifié 89 ménages comme ayant les besoins les plus élevés.
La sécurité alimentaire
Entre le 1er et le 9 août, les partenaires ont fourni une aide alimentaire générale à 58 000 ménages (environ 189 000 personnes) dans le cadre du cycle de distribution mensuel. Chaque famille a reçu trois colis et un sac de farine de 25 kilogrammes, couvrant plus de 100 % des besoins caloriques minimum.
Au 6 août, 23 partenaires ont poursuivi la préparation de 691 000 repas chaque jour dans 97 cuisines, livrés sur 1 065 sites. Cela comprend 259 000 repas distribués dans 346 lieux du nord de Gaza et 432 000 repas dans 719 lieux dans les gouvernorats du centre et du sud de la bande de Gaza. Dans l’ensemble, les niveaux de production de repas sont restés globalement stables depuis la fin du mois de mai, malgré des fluctuations mineures d’une semaine à l’autre.
Au 10 août, 28 boulangeries subventionnées ont continué à produire environ 100 000 paquets de pain de deux kilogrammes par jour à travers Gaza. Environ 75 % du pain sont vendus par 166 détaillants sous contrat à un prix subventionné de 3 NIS (0,80 €) le paquet, tandis que les 25 % restants sont distribués gratuitement dans plus de 300 refuges et sites communautaires. En outre, grâce au modèle de production « carburant uniquement », 10 boulangeries privées reçoivent du carburant gratuit de la part de partenaires humanitaires pour produire du pain pour la communauté. Tout en gérant leurs opérations de manière indépendante, ces boulangeries ont régulièrement augmenté leur production, atteignant un total de 53 tonnes de pain par jour.
À partir de fin juillet, les partenaires mènent une nouvelle série de distribution de fourrage pour animaux ciblant environ 2 200 éleveurs de bétail à Gaza. Chaque éleveur reçoit un sac de 50 kilos d’orge et un sac de 50 kilos d’aliments concentrés.
Un exemple de ce qui est encore nécessaire : l’entrée continue du fourrage pour animaux.
L’eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygiene, WASH)
Dans le cadre du plan de développement du camionnage d’eau d’été du groupe, les partenaires ont pu répondre à 88 % des 240 nouvelles demandes d’approvisionnement en eau reçues depuis le 20 juillet ; ils ont ainsi pu soutenir plus de 193 000 personnes en transportant 1 160 mètres cubes supplémentaires d’eau potable par jour.
Les partenaires ont distribué 2 005 kits d’hygiène, 215 320 kilogrammes de lessive, 1 000 récipients d’eau domestique d’une capacité de 10 litres chacun, 47 400 sacs poubelles et 87 poubelles domestiques, 14 700 litres d’eau de javel et 24 kits de latrines.
L’hébergement
Les partenaires ont fourni à environ 3 350 ménages un abri d’urgence et un soutien en articles non alimentaires par des distributions en nature et par des bons. Les articles distribués comprenaient plus de 324 kits de literie, 11 504 articles de literie, 481 tentes, 501 bâches, 1 501 ustensiles de cuisine et 3 571 lampes solaires.
Quelques exemples de ce qui est encore nécessaire : Davantage de financement est nécessaire pour se procurer de nouveaux stocks d’urgence, qui doivent être prépositionnés d’urgence avant la prochaine saison des pluies. Il faut également s’attaquer à l’insécurité, aux problèmes d’accès et aux contraintes logistiques, qui compliquent la vérification de l’identité des bénéficiaires, l’évaluation des besoins, le ciblage et la prestation sûre et rapide de l’aide.
Pour plus d’informations, consulter le site internet du Groupe Hébergement
La gestion de sites
Au cours de la période considérée, le Groupe Gestion de Sites (Site Management Cluster, SMC) a finalisé une évaluation des risques d’inondation pour soutenir la préparation de la saison des pluies d’hiver en se fondant sur des éléments probants sur les sites de déplacement, grâce à une présence active de partenaires.
La protection
Les partenaires ont apporté à au moins 11 131 personnes des services de protection directe. Cela comprend :
- La santé mentale et le soutien psychosocial (Mental Health ans Psychsocial Services, MHPSS) pour près de 12 300 personnes, dont les premiers secours psychologiques, le conseil individuel et de groupe, et d’autres interventions MHPSS structurées et communautaires ;
- La gestion de cas, des services d’orientation et le suivi de 647 personnes ;
- L’aide juridique, le logement, les droits fonciers et de propriété et les services liés à la médiation pour 251 personnes ;
- Des services inclusifs pour les personnes handicapées, réadaptation et soutien spécialisé pour 438 personnes.
- Aide aux travailleurs, soutien et activités de renforcement des capacités pour 218 travailleurs de première ligne, fournisseurs de services et acteurs communautaires ;
- Des activités de sensibilisation aux risques, avec des séances d’éducation au risque à grande échelle et sensibilisation à la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (Prevention of Sexual Exploitation and Abuse, PSEA) et à la sécurité numérique pour près de 20 000 personnes.
Pour répondre aux besoins liés à la protection immédiate, les partenaires ont fourni une aide matérielle à 1 384 personnes supplémentaires comprenant : la gestion de la santé menstruelle, des kits d’hygiène, des articles de dignité, des aides financières pour obtenir une protection et d’autres aides financières, un soutien à la lutte contre les parasites et les rongeurs, une aide aux abris d’urgence et des couches pour adultes pour personnes handicapées et d’autres personnes vulnérables.
Les partenaires ont offert un soutien à 251 rapatriés par des services de premiers soins psychologiques, d’assistance d’urgence et d’orientation. Cela porte le nombre cumulé de rapatriés aidés depuis la réouverture du passage de Rafah à 5 092 personnes, dont 1 851 reçoivent actuellement un soutien de protection continu comportant notamment des services psychosociaux spécialisés.
Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.
La protection de l’enfance
Entre le 3 et le 9 août, les partenaires de la protection de l’enfance ont touché au moins 8 700 enfants et 3 000 soignants par des séances structurées sur la santé mentale et de soutien psychosocial, des conseils individuels, des premiers secours psychologiques, de la thérapie par le jeu, du soutien de groupe, des activités de loisirs et des activités adaptées aux enfants.
Au total, 230 nouveaux cas de protection d’enfants à haut risque ont été identifiés et inscrits dans la gestion des cas individuels pour répondre à leurs besoins spécifiques, dont 28 enfants non accompagnés et séparés de leurs parents et d’autres enfants à risque qui ont été inscrits à des services de soins alternatifs. 2 700 autres cas précédemment ouverts ont reçu un suivi, deux enfants ont été réunis avec leurs parents ou d’autres membres de la famille, et 191 ménages s’occupant d’enfants à risque ont reçu une aide financière intégrée pour atténuer les risques liés à la protection ou prévenir la séparation de la famille.
Les partenaires ont également fourni un soutien ciblé à des enfants handicapés et des enfants ayant subi des blessures liées au conflit, avec une aide financière à 250 enfants handicapés ou souffrant de maladies chroniques, des dispositifs d’assistance ou des services de réadaptation spécialisés à au moins 67 enfants, et de l’orthophonie à 63 enfants sans soins parentaux. L’aide a fourni des fauteuils roulants, des béquilles et d’autres dispositifs de soutien fonctionnels.
Au moins 20 676 enfants et soignants ont participé à des activités de sensibilisation sur ce qui concerne la protection de l’enfance, y compris la prévention de la séparation des familles, la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (Prevention of Sexual Exploitation and Abuse, PSEA), l’hygiène et l’eau sûre, la préparation aux situations d’urgence, la gestion du stress et la violence fondée sur le sexe. Dans dix sites de déplacement, ont été mis en œuvre des projets de marche pour la sécurité des enfants, des plans d’action et des outils de cartographie de la sécurité, qui sont des cadres conçus pour protéger les enfants en identifiant les dangers environnementaux, en établissant des protocoles d’urgence clairs et en transmettant une sensibilisation à la situation. 275 enfants ont été concernés, ce qui leur a permis de participer à l’identification des problèmes de sécurité et à l’information sur les actions d’atténuation. Les comités communautaires, les discussions de groupes et les entretiens avec des informateurs clés ont également continué à soutenir l’identification des préoccupations en matière de protection, l’orientation et le suivi. Environ 117 000 soignants ont été contactés par le biais de messages médiatiques de masse sur la santé mentale, le soutien psychosocial et la protection de l’enfance.
Quelques exemples de ce qui est nécessaire : davantage de financement. Les pénuries d’appareils d’assistance essentiels, dont les appareils auditifs, continuent de restreindre la communication, la mobilité et l’accès aux services de protection des enfants.
S’attaquer à la violence sexiste
En juillet, les partenaires ont touché 72 116 personnes avec des services traitant ou prévenant la violence sexiste (Gender-Based Violence, GBV). Ceux-ci comprenaient :
- La gestion des cas et des services de santé mentale et de soutien psychosocial spécialisé pour 26 908 personnes ;
- Des activités dans les 85 espaces sécurisés fonctionnels pour femmes et jeunes filles – auxquelles 15 519 femmes et jeunes filles ont participé – y compris des séances de groupe en santé mentale et soutien psychosocial et une formation professionnelle, en particulier en artisanat, boulangerie et cuisine ;
- Des services de soins et de bien-être du personnel pour 6 164 intervenants de première ligne ;
- De la formation sur les services spécialisés pour traiter ou prévenir la violence sexiste adressée à156 intervenants ;
- Des initiatives de sensibilisation au niveau communautaire axées sur la prévention et l’orientation de 3 523 personnes ;
- De l’aide en nature, dont la fourniture de 1 901 kits de dignité et 406 kits de gestion menstruelle pour les femmes et les jeunes filles ;
- De l’aide financière apportée à 215 survivant.e.s de violences sexistes en les dotant des ressources financières nécessaires pour échapper à des situations abusives, couvrir les coûts d’hébergement sûr et réduire la dépendance financière à l’égard des agresseurs.
L’action anti-mines
Les partenaires ont effectué 18 évaluations des risques d’engins explosifs pour faciliter les opérations d’enlèvement des décombres, les activités liées à l’hébergement et les activités de soutien à l’agriculture et à l’élevage.
Les partenaires ont mené 630 séances d’éducation en personne sur les risques d’engins explosifs pour 15 395 personnes.
L’éducation
Les partenaires ont installé des structures donnant de l’ombre dans 10 espaces d’apprentissage temporaires dans le nord de Gaza et dans la ville de Gaza pour améliorer les conditions d’apprentissage et assurer la participation continue des enfants aux activités d’enseignement à l’intérieur et à l’extérieur, en raison de la chaleur intense de l’été. Plus de 300 000 enfants ont continué à participer aux programmes d’apprentissage d’été.
Le Groupe Télécommunications d’urgence (Emergency Telecommunications Cluster, ETC)
Le Groupe Télécommunications d’Urgence (Emergency Telecommunications Cluster, ETC) a continué à soutenir le Département des Nations unies pour la sûreté et la sécurité (United Nations Department for Safety and Security, UNDSS) dans la normalisation des communications radio de très haute fréquence (Very High Frequency, VHF) des Nations unies. Au total, 14 radios VHF ont été configurées dans quatre agences des Nations unies, renforçant l’interopérabilité, la coordination des communications et l’utilisation efficace des communications de sécurité inter-agences pour les opérations humanitaires. Environ 80 % de la flotte de radio VHF de l’ONU ont été reconfigurés jusqu’à présent – la plupart depuis juillet – avec des activités en cours dans 13 des 15 agences des Nations unies.
Le 3 août, le Groupe Télécommunications d’Urgence et le Département des Nations unies pour la Sûreté et la Sécurité ont formé 10 membres du personnel de l’ONU sur les communications de sécurité de base, y compris sur la façon de faire fonctionner la radio et de suivre les procédures de communication et les protocoles de communication de sécurité.
Traduction SF pour l’UJFP


