Nakba76 : Exigez que des mesures soient prises et que des comptes soient rendus pour mettre fin au #GazaGenocide et #DismantleApartheid

Alors que nous commémorons la Journée de la Nakba, nous refusons de rester les bras croisés, simples témoins de l’injustice. Nous exigeons que des mesures soient prises, que des comptes soient rendus et que des changements soient opérés afin de garantir un avenir de dignité, de justice et de libération pour le peuple palestinien.

Date d’origine : 15/05/2024

Auteur : Palestine BDS National Committee (BNC)

Traduit par : Caroline

L’expulsion forcée d’environ 750 000 autochtones palestiniens de leurs maisons a marqué le début officiel d’un régime de colonialisme, d’apartheid, d’occupation militaire et maintenant de génocide qui persiste encore aujourd’hui. Nous dénonçons la complicité des États, des entreprises et des institutions qui ont permis à Israël de poursuivre sa Nakba et l’ont protégé de toute responsabilité pendant 76 ans. Le mouvement BDS réitère l’esprit inflexible du peuple palestinien dans sa lutte légitime pour la liberté, le retour, la justice et l’autodétermination, à un moment où nous vivons le premier génocide au monde retransmis en direct.

Alors qu’Israël bombarde Rafah avec des bombes fournies par les États-Unis et l’Europe, nous attirons d’urgence l’attention sur une catastrophe imminente pour les 1,4 million de Palestinien-nes qui y cherchent refuge. Nous demandons une intervention internationale urgente sous la forme de sanctions et d’un embargo sur les armes afin de mettre un terme aux massacres aveugles et à la destruction des dernières installations sanitaires de Gaza.

Malgré les preuves accablantes des atrocités et des massacres perpétrés par Israël, malgré l’arrêt de la Cour internationale de justice selon lequel Israël commet vraisemblablement un génocide, de nombreux États, en particulier les États-Unis et toute l’Europe, ont constamment manqué à leurs obligations en vertu du droit international et de la convention sur le génocide en particulier. Bien que des dizaines d’expert-es des droits de l’homme des Nations unies et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies aient directement appelé à mettre fin à « la vente, au transfert et au détournement d’armes, de munitions et d’autres équipements militaires au profit d’Israël, la puissance occupante… afin d’empêcher de nouvelles violations du droit humanitaire international et des violations et atteintes aux droits de l’homme », les États-Unis et l’Europe continuent de fournir des armes et une couverture diplomatique à Israël, lui permettant ainsi de poursuivre son génocide innommable. Ils se rendent ainsi complices du génocide israélien en cours, trahissant les principes mêmes de justice et de droits de l’homme qu’ils prétendent défendre.

Après sept mois de génocide acharné, la stratégie israélienne est claire comme de l’eau de roche : expulser par la force le plus grand nombre possible de Palestinien-nes de Gaza, dont la plupart sont déjà des réfugié-es de la Nakba. Les méthodes employées sont à la fois directes et indirectes, allant des massacres itinérants au siège, en passant par la destruction systématique des infrastructures essentielles à la vie – approvisionnement en eau, hôpitaux, écoles, universités, fermes et habitations – afin de rendre l’existence intenable. Les organisations de défense des droits de l’homme ont également condamné l’utilisation par Israël de la famine contre les Palestinien-nes comme arme de guerre. Cette oblitération calculée des fondements mêmes de la vie est une stratégie brutale visant à causer des dommages irréparables et à créer un environnement coercitif pour que les Palestinien-nes quittent leurs terres, reflétant largement le nettoyage ethnique de la Nakba de 1948.

Nous applaudissons la créativité, les principes et la bravoure du mouvement mondial de solidarité, en particulier le soulèvement mené par les étudiant-es visant à se désinvestir des entreprises qui permettent les crimes d’Israël et à mettre fin aux relations académiques avec ses universités profondément complices. Le courage d’étudiant-es consciencieux et de professeur-es et travailleur-ses solidaires face à la violence et à la répression inspire de l’espoir dans la lutte pour mettre fin au #GazaGenocide d’Israël et à son régime sous-jacent d’apartheid colonial.

Nous soulignons la constance des Palestinien-nes face à l’adversité. Malgré des décennies d’oppression, le peuple palestinien continue de résister au déni de liberté, de justice et d’autodétermination de la part d’Israël, ainsi qu’à son droit inhérent au retour des réfugié-es, tel que défini par les Nations unies.

Alors que nous commémorons la Journée de la Nakba, nous refusons de rester les bras croisés, simples témoins de l’injustice. Nous exigeons que des mesures soient prises, que des comptes soient rendus et que des changements soient opérés afin de garantir un avenir de dignité, de justice et de libération pour le peuple palestinien.

Le mouvement BDS appelle à :

  • Faire pression sur la CPI pour qu’elle émette immédiatement des mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens et les membres de l’armée complices de génocide, afin d’empêcher Israël de commettre d’autres atrocités de masse.
  • Des manifestations de rue et des perturbations pacifiques des activités habituelles visant les gouvernements, les entreprises et les institutions complices.
  • Faire pression sur les gouvernements pour qu’ils imposent immédiatement des sanctions unilatérales et multilatérales légales contre Israël, en commençant par un embargo militaire et sécuritaire, comme l’ont demandé le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et des dizaines d’expert-es des droits de l’homme des Nations unies.
  • Expulser Israël de l’Assemblée générale des Nations unies et d’autres forums internationaux, y compris le Comité international olympique, la FIFA, l’Eurovision, etc.

Chaque jour d’impunité accordé à Israël entraîne de nouvelles conséquences dévastatrices pour les autochtones palestiniens et pour ce qui reste de la crédibilité du droit international.