C’est l’hiver à Gaza : le froid, les pluies qui entrainent des inondations ajoutent les phénomènes naturels à tous ceux que les Israéliens leur font subir depuis deux ans… N’oublions pas que, malgré le cessez-le-feu le blocus de Gaza est toujours en effet ; n’entrent que de rares camions bien insuffisants pour 2 millions de personnes
Et puis voici Byron ! Aucun rapport avec George Gordon Byron, le poète britannique connu sous le nom de Lord Byron, c’est le nom donné à la tempête qui a frappé la Grèce il y a 6 jours avant de rapidement toucher les côtes du Proche-Orient… En Israël et en Cisjordanie elle a été accueillie par les fermiers et les agriculteurs avec joie car elle délivrait la nature d’une longue période de sècheresse.
Par contre, à Gaza, où plus rien de pousse, cette tempête n’apporte qu’une strate supplémentaire à la situation dramatique que vivent les survivants du génocide en cours. En fait, les génocidaires ne peuvent qu’être satisfaits : le froid et les pluies d’hiver ne font que les aider dans leur tache…


Ces scènes douloureuses montrent comment s’est immédiatement transformé le camp de tentes de Deir al-Balah. C’est une tragédie de plus qui s’ajoute à une souffrance interminable, des conditions inhumaines où des milliers de personnes vivent sans aucune protection : plus de 386 personnes ont été tuées dont au moins 82 enfants depuis le début du « cessez-le-feu » (10 octobre 2025). Ce sont les chiffres de l’UNICEF qui ne tiennent pas compte des morts indirects (famine, maladies, infections…)






Mais les Palestiniens sont un peuple fier, un peuple qui résiste, qui a le « soumoud ». Rapidement ceux-ci ont commencé à s’organiser afin de créer des canaux de dérivation, des murets de protection…








Ces photos ont été publiées par le journaliste Osama Al-Kahlout (avant que la tempête Byron ne s’abatte). Ils donnent une idée de l’ampleur de la catastrophe qui s’est ajoutée à celles dues au blocus et aux bombardements israéliens.
Michel Ouaknine











