Les amis antisémites des dirigeants israéliens

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Viktor Orban et Benjamin Netanyahou – Ariel Schalit / POOL / AFP

L’amitié entre Benjamin Netanyahou et Viktor Orban est ancienne. En 2017-18, Orban avait mené une campagne antisémite contre Georges Soros, milliardaire états-unien d’origine juive hongroise. L’ambassadeur d’Israël en Hongrie s’était ému. Netanyahou l’avait démis de ses fonctions et s’était rendu à Budapest en expliquant que Soros était un ennemi et Orban un ami d’Israël.

Cette amitié ne s’est pas démentie. Entre Orban qui a détruit la démocratie dans son pays et flirte avec Trump ou Poutine et Netanyahou qui dirige un génocide à Gaza et contre lequel la Cour Pénale Internationale a émis un mandat d’arrêt, les valeurs communes sont là. Netanyahou, qui ne devrait plus pouvoir voyager, est reçu ce 3 avril 2025 en Hongrie.

Quelques jours plus tôt Netanyahou avait organisé une conférence sur l’antisémitisme avec comme invités vedettes Jordan Bardella et Marion Maréchal Le Pen. Le fait qu’un parti d’extrême droite, dont les fondateurs furent des Waffen SS, devienne un ardent défenseur d’Israël n’est pas nouveau. Serge Klarsfeld avait préparé les esprits en se faisant décorer par Louis Aliot, maire RN de Perpignan ou en appelant récemment le CRIF à considérer le RN comme un parti pro-juif.

Cette ignominie qui consiste pour les dirigeants sionistes à pactiser avec tout ce que le monde compte de racistes, de fascistes s’accompagne d’une inversion totale de la réalité. Pour Netanyahou et ses amis néo-fascistes, l’antisémitisme, c’est la gauche.

Déjà, à l’époque de Theodor Herzl, les premiers sionistes et les antisémites de l’époque convergeaient vers l’idée commune que les Juifs devaient quitter l’Europe. Parmi ces antisémites, il y avait les Chrétiens sionistes. Arthur Balfour était un des leurs. Les Chrétiens sionistes qui sont des antisémites millénaristes jouent aujourd’hui un rôle fondamental dans la colonisation des terres palestiniennes. Les dirigeants israéliens actuels se réclament de Vladimir Jabotinsky qui était un admirateur du fascisme italien.

L’UJFP dénonce cette collusion entre des sionistes et des fascistes de tout poil.

Elle rappelle que l’antisémitisme est né en Europe et que le génocide nazi a été commis par des Européens.

Le sionisme est une idéologie qui légitime le racisme. Non seulement c’est partir du principe que Juifs et non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble mais c’est aussi un colonialisme qui vise à remplacer le peuple indigène. La communauté de vue et d’action des sionistes et des fascistes n’étonnera donc que les hypocrites ou les imbéciles. L’amitié entre les nostalgiques du fascisme avec ceux qui prétendent parler au nom des Juifs est une obscénité qui renforce toutes les formes de racisme.

L’UJFP dénonce le rôle que jouent les dirigeants israéliens dans la destruction de l’État de droit et la montée de l’antisémitisme.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 3 avril 2025