9 avril 2026
Les gouvernements occidentaux doivent immédiatement imposer des sanctions !
Le Parlement israélien a voté une loi raciste qui impose la peine de mort pour les Palestiniens. La loi stipule que les juges sont tenus de condamner les Palestiniens à la peine capitale, même si les poursuites engagées ne l’ont pas réclamé, avec un délai de 90 jours pour la mise à mort des prévenus. Cette loi s’applique à tout Palestinien ayant causé, « volontairement ou par négligence » la mort d’un Israélien. Sachant que les Palestiniens combattent un régime colonial de peuplement en menant une lutte de libération, cette loi est complètement illégale en droit humanitaire international. Des critères aussi vagues – « par négligence » peut vouloir dire presque tout – correspondent à une inversion classique de la culpabilité coloniale. En plaçant la faute sur les colonisés, l’État masque le fait que la plupart des Israéliens ont passivement coopéré avec le génocide qui a causé des milliers de morts palestiniennes. De plus, au vu des preuves documentées de torture systémique dans les prisons israéliennes, nous devons demander : combien seront pendus sur la base d’aveux faux ou obtenus sous la contrainte ?
Cette loi représente un saut radical, mais ce n’est pas surprenant. Elle intervient après une hausse alarmante de la violence des colons en Cisjordanie, des mouvements législatifs vers une annexion de facto et un système juridique qui comporte déjà 50 lois qui séparent les Juifs des non-Juifs. C’est probablement la loi la plus raciste depuis l’Allemagne nazie, plus raciste que n’importe quelle loi de l’Afrique du Sud sous l’apartheid.
Des organismes internationaux, dont l’ONU, Oxfam et Amnesty International ont averti que ces mesures violent les Conventions de Genève et le droit à la vie. Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme a dit de cette loi qu’elle est un « crime de guerre » et « manifestement incohérente » avec les obligations internationales. De l’interdiction de l’UNWRA à la torture systémique et aux guerres illégales au Liban et en Iran, les actes d’Israël menacent l’entièreté de l’ordre mondial fondé sur des règles établies après la Deuxième guerre mondiale.
L’accord d’association UE-Israël exige le respect des droits humains – une norme qu’Israël a définitivement enfreinte depuis plusieurs décennies, d’autant plus ouvertement avec cette nouvelle loi. Nous, membres du Réseau Juif International pour la Palestine, exigeons que l’Union Européenne suspende son accord d’association avec Israël. Nous appelons aussi tous les gouvernements à imposer des sanctions immédiates et sévères, dont un embargo total sur les armes. Nous saluons la campagne Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS) qui vise la complicité économique, politique, académique et culturelle avec Israël, un pays dirigé par un régime colonial et d’apartheid. Ce régime installe des ressortissants israéliens en territoires occupés, ce qui constitue une infraction au droit international. Les Palestiniens ont appelé à une journée d’action le 17 avril contre cette loi draconienne, soit le jour des prisonniers palestiniens.
Le Réseau Juif International pour la Palestine représentent 25 organisations sur six continents. Nous sommes scandalisés par le comportement criminel de l’État d’Israël. En tant que militants pour la justice, nous déclarons qu’Israël n’agit pas en notre nom.
Obligeons Israël à rendre des comptes, maintenant !
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Le texte original en anglais – Israel’s new execution law is a new stage in its genocide of Palestinians
April 9, 2026
Western governments must impose severe sanctions immediately!
The Israeli Knesset has passed a racist bill mandating the death penalty for Palestinians. The law stipulates that execution is mandatory for judges to sentence Palestinians, even if the prosecution does not seek it, with a 90-day window for implementation. This law applies to any Palestinian who “willfully or negligently” causes the death of an Israeli. Given that Palestinians are fighting against a settler colonial regime, a liberation struggle, this law is completely illegal in International Human rights law. Such vague criteria — where “negligently” can mean almost anything — represent a classic inversion of colonial culpability. By projecting guilt onto the colonized, the state masks the fact that most Israelis have passively colluded in a genocide that has caused thousands of Palestinian deaths. Furthermore, given the documented evidence of systemic torture in Israeli prisons, we must ask: how many will be hanged because of false or forced confessions?
This law is a radical leap, yet it is not surprising. It follows an alarming rise in settler violence in the West Bank, legislative moves toward de facto annexation, and a legal system already featuring over 50 laws that discriminate between Jews and non-Jews.This is probably the most racist law since Nazi Germany, more racist than any law in apartheid South Africa.
International bodies, including the UN, Oxfam, and Amnesty International, have warned that these measures violate the Geneva Conventions and the right to life. The UN High Commissioner for Human Rights described the law as a “war crime” and “patently inconsistent” with international obligations. From the ban on UNRWA to systemic torture and the illegal wars in Lebanon and Iran, Israel’s actions threaten the entire global rules-based order established after World War II.
The EU-Israel Association Agreement requires adherence to human rights—a standard that Israel has definitively breached over several decades, all the more blatantly with this new law. As Global Jews for Palestine, we demand that the EU suspend its Association Agreement. We also call on all governments to impose immediate and severe sanctions, including a complete arms embargo. We applaud the growing global Boycott, Divestment, Sanctions (BDS) campaign, targeting economic, political, academic and cultural complicity with the Israeli settler-colonial apartheid regime. Palestinians have called for a day of action on 17th April against this draconian law on Palestinian Prisoners day.
Global Jews for Palestine, representing 25 organizations across six continents, is appalled by the State of Israel’s criminal behavior. As activists for social justice, we declare that Israel does not act in our name.
Hold Israel accountable now!











