BRÈVES DE PRESSE #28 – 28 février 2026

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« Si les droits humains, la morale ont un sens, Gaza est l’endroit où ces valeurs doivent subsister ou mourir. Car si le monde peut nous regarder disparaître sans rien faire, rien de ce qu’il prétend défendre n’est réel. »  Nour Elassy, citée par Annie Ernaux    

« C’est lorsque le monde dort que naissent les monstres. Et des monstres, nous en avons déjà beaucoup parmi nous. Le premier d’entre eux : notre indifférence. » Francesca Albanese, in « Quand le monde dort / Récits, voix et blessures de la Palestine », Ed. Mémoire d’Encrier, octobre 2025, Montréal (Québec).

Les Brèves de presse de l’UJFP ne sauraient rendre compte de l’ensemble des innombrables faits accomplis par Israël dans la guerre perpétuelle qu’il revendique pour imposer une « paix » par les armes et l’éradication. Ce travail relèverait de la constitution d’au moins deux répertoires encyclopédiques destinés l’un à la Cour Pénale Internationale, l’autre à la Cour Internationale de Justice. Il faut montrer aussi le paravent français de cette guerre génocidaire, édifié par un pouvoir répressif qui use des moyens de contrainte illégitime à sa disposition pour occulter, derrière les faux-semblants d’une « reconnaissance » officielle, la destruction de la Palestine. Cette répression prend en ce moment la forme d’un soutien politique inédit aux forces fascistes « dressant l’horreur de leur feuillage, à droite, à gauche, / Sur le fuligineux fouillis d’un fond d’ébauche. »

Avertissement : le document qui suit a le défaut d’être elliptique. Il réunit des termes d’ordinaire éloignés l’un de l’autre. Mais le grand trouble dans lequel l’extrême centre1 et l’extrême droite plongent notre pays exige de les nommer l’un et l’autre ; d’une part l’antisémitisme continental, d’autre part le « terrorisme juif », sioniste en l’occurrence ‒ qui n’a pas échappé pour mémoire à la sagacité du juge Trévidic2et qui est désormais de plus en plus documenté3. À chacun son terrorisme en effet, le bon ou le mauvais, celui du fort ou celui du faible, celui qu’on cache ou celui qu’on dénonce. À moins d’une égale condamnation des chars et des terroristes4 comme celle prononcée en Inde par le ministre des affaires étrangères polonais Radosław Sikorski, la différence est dans le « on ». Le « on » qui s’écoute ou celui qu’on ignore. Ils sont passés du ton éphémère « reconnaissance » de la Palestine, au silence. Ils ne veulent pas te nommer. « Désormais, tout est machinal. / Aucun assassin ne prête l’oreille aux victimes, / Nul martyr ne donne lecture de son testament. »5. Ils font comme si l’antisémitisme européen avait disparu et que seules comptaient ce qu’ils appellent les « Formes Renouvelées de l’Antisémitisme ». Les travaux de polissage de cet antisémitisme continental adossé au nazisme qu’avait tant pourfendu l’autrichien Thomas Bernhard sont confiés en France aux indéfectibles soutiens du génocide israélien à Gaza et en Cisjordanie, chargés d’éteindre sa dénonciation dans notre pays. Le 26 janvier dernier, la proposition de loi « Yadan » a été adoptée en commission des lois presque les yeux fermés par les Diafoirus de l’antisémitisme, dont les députés Guedj et Hollande : « J’ai vu mon médecin français / Ouvrir la porte de ma cellule et, / Aidé par deux policiers de banlieue, / Me frapper avec un bâton. »6. Le texte de loi est désormais promis à l’adoption prochaine en procédure accélérée à l’Assemblée et au Sénat. Voilà pour la perspective, aggravée par l’absolution, par le Parlement, de la violence d’extrême droite qui a perdu tragiquement l’un de ses combattants7décédé le 14 février à Lyon. Le fascisme actif s’est invité dans ces Brèves. Pour la rétrospective il est tentant de jeter un œil sur le « terrorisme juif » en Palestine. Un auteur sioniste y a consacré un bref article dans The Times of Israel le 16 novembre 2025, intitulé « Terrorisme juif ». Il s’intéresse à la loi adoptée en première lecture par la Knesset le 10 novembre 2025 dans le but d’instaurer la « peine de mort pour les terroristes » qui ne seraient pas israéliens8. Y est visée aussi la mort causée « par indifférence » terroriste à l’égard d’un citoyen israélien9. Indifférence terroriste ?10« En d’autres termes, la loi ne s’appliquera qu’aux terroristes palestiniens et non aux terroristes juifs. Car le terrorisme juif existe bien. » écrit Philippe Velilla. Il précise : « Inspirés par l’idéologie kahaniste, ils veulent expulser les Palestiniens afin que seuls les Juifs habitent la « terre d’Israël tout entière ». Ils s’installent dans des colonies illégales et mènent à partir d’elles leurs attaques contre les villages palestiniens alentour ». Le journal Haaretz documente qu’ils ont tué tout récemment sous le regard enfumé des soldats israéliens. La population française est parfois informée de ces exactions par les médias qui ne les qualifient pas de « terrorisme », soit qu’ils ont adopté les thèses israéliennes soit qu’ils s’autocensurent. Avec la différence que l’article de Philippe Velilla, présumé sioniste, ne tomberait pas sous le coup des sanctions prévues par Yadan et consorts contre ce qu’ils appellent « les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Cela fait une sacrée rupture d’égalité devant la loi ; facile à imposer dans l’apartheid israélien, plus difficile à expliquer en France.

Antisémitisme continental versus antisémitisme approximatif

Racial, politisé, complotiste, européen

L’antisémitisme continental est celui qui hier accusait les Juifs et qui aujourd’hui met les antisionistes en accusation. On est toujours en présence de l’antisémitisme fondateur de la condition juive, ce qui explique la facilité avec laquelle le Rassemblement National11, sans avoir à changer de pied, sans se dédire, peut entretenir sa haine des Juifs contre les antisionistes sur qui les antisémites peuvent encore projeter l’image du « juif errant » détesté, un migrant parmi d’autres. Cela d’autant plus facilement que les sionistes conquérants se sont défaits de cette image en épousant celle du guerrier qui ravit l’extrême droite. La haine antisémite continentale n’ayant pas changé d’objet, elle l’a simplement scindé entre d’un côté son exécration des antisionistes, de l’autre son admiration des sionistes qui la rend invisible aux mœurs.« L’extrême droite […] qui se soumet au suffrage populaire, se meut davantage sur les terrains mouvants de l’idéologie que dans le cadre rigide d’une doctrine » et profite de « la déstructuration des représentations mémorielles les mieux établies » disent Michaël Foessel et Étienne Ollion, auteurs de « Une étrange victoire / L’extrême droite contre la politique » (Éditions du Seuil, Paris, 2024, p. 18 et 43).

Approximatif

L’antisémitisme comme valeur informelle fait dire n’importe quoi aux subjectivités politiques autoritaires du CRIF, de son allié Rassemblement National ou du gouvernement et de la droite élargie qui attaquent ensemble les principes constitutifs de la république pour tous et toutes. De délit objectivement passible des tribunaux, l’antisémitisme devient avec eux une valeur subjective de manipulation de la vie politique et sociale devant une opinion publique hallucinée par des chimères. Depuis qu’ils en ont fait une question d’atmosphère12, l’antisémitisme est partout où ils le décident. Nulle part où il est en réalité depuis toujours, par exemple à Lyon avec la violence néo-fasciste antisémite et homophobe. Et voilà que Mélenchon met les pieds dans ce plat. En l’occurrence on lui reprochera volontiers un manque de subtilité certain, un manque de tenue, un laisser-aller dommageable, une ivresse tribunitienne peut-être mais pas l’antisémitisme caractérisant l’agression qu’on lui prête alors même que les rédactions des grands médias décident d’adopter uniformément ou par un effet de mode récent une prononciation américanisée  en « in » souvent perçue en France et peut-être en Europe comme une déformation irrespectueuse de la judéité allemande du nom Epstein. En publiant au moins six articles ou tribunes en 24 heures à ce sujet, Libération se montre vindicatif à l’excès, sans commune mesure avec son traitement apaisé des violences fascistes ou sa réception décontractée des propos programmatiques pétainistes et maurrassiens de Vassal et Bergé pour qui il y a toujours un « mais » d’excuse. Et sur la dimension russe de la polémique alimentée par CBS et CNN entre autres, voir Le Monde Diplomatique, mars 2026 : Ce que révèle l’affaire Epstein.

À chacun sa partition dans le concert de la désinformation publique

Le gouvernement français s’attaque à l’ONU (choral)

Acrimed rend fidèlement compte de la construction d’un grossier mensonge par la récidiviste Caroline Yadan ; puis de sa diffusion officielle le 11 février, par le ministre des Affaires étrangères pour une attaque frontale contre Francesca Albanese, rapporteuse de l’ONU. Le journaliste de Libération Jean Quatremer a, sans complexe, soutenu et relayé l’intox. Jusqu’à l’épilogue révélé par L’Humanité d’un rétropédalage sans fanfare du ministère. Acrimed, du 17 au 26 février 2026 : Francesca Albanese : itinéraire et succès d’une fake news.

S’il n’était pas ministre, il serait complotiste (solo)

Déjà fin 2024, en bon antisémite, il plaçait les Juifs de France sous la coupe du gouvernement israélien qu’il désignait comme seul représentant du peuple juif victime du génocide nazi. L’UJFP avait dénoncé cette contre-vérité historique. Jean-Noël Barrot est aujourd’hui mis en cause, pour ses mensonges proférés contre Francesca Albanese, par « plus de 150 anciens ministres, hauts fonctionnaires internationaux et diplomates qui l’accusent de « désinformation ». » RFI, le 18 février 2026 : Rapporteuse de l’ONU taxée d’antisémitisme : d’ex-diplomates accusent Jean-Noël Barrot de «désinformation»

 Une réponse claire et polie de Francesca Albanese aux calomnies du ministre

Sur Instagram : « Tout le monde se trompe, c’est humain. Mais on corrige, on rectifie. »

Augmentée d’une réponse écrite dans le Monde Diplomatique du mois de mars : Réponse à mes détracteurs.

Une réponse citoyenne internationale aux calomnies du ministre

Les citoyennes et citoyens du monde signent en faveur de l’attribution du prochain Prix Nobel de la Paix à Francesca Albanese et aux médecins de Gaza. C’est ici : Prix Nobel de la paix pour Francesca Albanese et les médecins de Gaza.

Une réponse citoyenne européenne au génocide à Gaza et au nettoyage ethnique en Cisjordanie

Les citoyennes et citoyens d’Europe signent en nombre pour la suspension totale de l’accord d’association de l’accord d’association UE-Israël. La procédure est simple et d’un accès facile : Violations des droits de l’homme par Israël : exigeons la suspension totale de l’accord d’association UE-Israël.

Aurore Bergé (duo)

La ministre « chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations » a un culot sans nom. Sa tribune du 26 janvier dans Le Monde (qui aime ça)semble avoir été écrite par une IA paramétrée pour évacuer l’histoire conjointe du sionisme et de l’antisionisme et défendre inconditionnellement l’État israélien. La dernière perle de l’acolyte de Caroline Yadan a été rapportée par Radio J et par leCRIF le 18 février. Aurore Bergé a déclaré en Israël que l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 était « une tentative de Shoah ». Si ce n’est pas une relativisation de l’extermination par les nazis de 6 millions de Juifs qui n’étaient pas des guerriers, qu’est-ce que c’est ?

Aurore Bergé (bis)

On ne sera pas étonné qu’elle s’exprime comme Pétain. L’Humanité, le 25 février 2026 : « LFI, c’est un parti anti-France » : Aurore Bergé reprend une expression pétainiste.

Emmanuel Macron ou la confusion négationniste (solo)

« Nous ne pouvons pas […]. C’est impossible […]. Macron prétend sur Radio J13 que personne en France n’est susceptible d’être génocidaire, alors que 6464 Français sont directement impliqués dans le massacre, rapporte le média d’investigation britannique Declassified UK. Par cette déclaration Macron porte atteinte à la séparation des pouvoirs.

De qui tenir (rideau)

Déjà le président israélien Shimon Pérès, en 2001, niait le génocide arménien : « Rien de comparable à l’Holocauste n’est survenu. Ce que les Arméniens ont subi est une tragédie, mais pas un génocide. »Le Monde Diplomatique, février 2026 : Comment nier un génocide ?

« Travail, famille, patrie » (trio)

Ce n’est pas là une sortie de Macron nostalgique de Pétain, non. Cette fois c’est un trio programmatique, le cri du cœur d’une candidate « soutenue par le parti présidentiel » à la mairie de Marseille. C’est frais comme une effervescente pastille Vichy baignant dans une nostalgie fasciste ; pour mieux contrer au Parlement et dans les grands médias les antifascistes14 devenus les ennemis du peuple. Le Parisien, le 19 février 2026 : « C’est le slogan de Pétain » : aux municipales à Marseille, Martine Vassal vante les valeurs « travail, famille, patrie »

Sébastien Lecornu (rengaine)

Si c’est pas beau : « C’est d’abord un rendez-vous d’amitié. Toutes celles et ceux qui sont ici sont des amis du Crif. Des amis personnels, souvent. On s’y retrouve. On s’y reconnaît. » [Musique] Ce 19 février au quarantième dîner du Crif, Sébastien Lecornu se demande si « les Français juifs ne [doivent s’adresser] qu’aux Français juifs » ; il lui suffirait d’écouter 94.8 pour savoir que beaucoup de ses amis ne l’ont pas attendu pour cela. Et le premier ministre de faire un faux en conférence comme son collègue Barrot à l’Assemblée15. Ayant ainsi savonné la planche aux critiques, il accuse d’« appeler à la destruction de l’État d’Israël » celles et ceux qui lui demandent de se conformer au Droit international et au principe d’égalité des droits des citoyens. Son objectif : inscrire « à l’ordre du jour des travaux du Parlement dès ce printemps la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan » pour détruire l’antisionisme politique non moins fondé historiquement que le sionisme ; mais d’une autre portée universelle et humaniste ! Transformer l’antisionisme en signifiant antisémite ne correspond à aucune réalité autre qu’une imposture intellectuelle, morale et politique.

Arno Klarsfeld, membre du Conseil d’État (solo et salut au RN)

Remettre les rafles au goût du jour un peu partout, quel Juif s’y risquerait ? Eh bien, Arno Klarsfeld qui s’affiche après ça aux côtés de Le Pen, comme papa ! Aucune réaction ni du président ni du gouvernement qui nous montrent du doigt la France Insoumise bien sûr, et les antifascistes desquels la population juive aurait tout à craindre !? Comprenne qui pourra cette falsification de l’Histoire, mais le plus vite serait le mieux sinon la France pourrait être pionnière dans la réinstauration officielle du fascisme ; « un air de république de Weimar plane sur la France », écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung citée par Courrier International.

Les années 1930, un retour ? Non, une récidive !

chapoutot BRÈVES DE PRESSE #28 – 28 février 2026
Photo UJFP

Le 17 février au soir, l’historien Johann Chapoutot était l’invité de la Maison Heinrich Heine à Paris pour présenter son livre phare   « Les Irresponsables ». C’est dans un climat de gravité face à la mort « injustifiable quoi qu’il en soit » dit-il, du militant néo-fasciste Quentin Deranque, et face à l’hommage des plus contestable qui venait de lui être rendu le jour même à l’Assemblée Nationale, qu’il exposait à une salle comble le sens de son travail : « Toute l’histoire est contemporaine et nous adressons au passé les questions du présent ». Contrairement à celle de nos dirigeants, la pensée de l’historien Chapoutot repose sur une excellente connaissance de l’avènement du nazisme. On peut suivre cette pensée dans plusieurs interventions médiatisées. Ici, devant la Société de lecture de Genève : Qui a porté Hitler au pouvoir.

Sonner l’alerte, faire bloc contre le nouveau mythe de la colombe fasciste

Pour la première fois depuis la Libération, les rôles entre fascistes et antifascistes ont été inversés par l’instrumentalisation politique et médiatique de la mort de Quentin Deranque. Annie Erneaux, Prix Nobel de littérature et 179 autres romanciers, historiens, écrivains, sociologues ou élus se mobilisent contre « une extrême droitisation des discours médiatiques et politiques en général, ainsi que de la violence de rue. Nous pouvons affronter ce péril si le camp antifasciste est solidaire et déterminé pour empêcher le pays de sombrer dans le pire. » La tribune est ouverte aux signatures de soutien. L’Humanité, le 20 février 2026 : Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment.

« Cette fable nest pas un simple emballement : cest une méthode. »

« Il faut interpeller, directement, une partie substantielle de la gauche : parce que l’extrême droite ne gagne pas seulement quand la droite l’imite, elle gagne aussi quand ses adversaires adoptent son cadre » écrivent dans une tribune Georges Didi-Huberman, Isabelle Stengers et 325 autres signataires. Les Soulèvements de la Terre : Nous réaffirmons la nécessité de l’antifascisme aujourd’hui.

« Sortir les gens de leur déréliction et de leur impuissance »

« L’histoire entière de la Ve république n’offre aucune semblable situation de curée unanime ». Un autre groupe d’intellectuels appelle à l’organisation d’une riposte coordonnée face au péril fasciste. Politis, 24/02/2026 : Riposter.

Inaperçus

– « Un lepéniste au Consistoire de Paris »

« Embarras au Consistoire de Paris. Pour la première fois dans l’histoire de cette institution juive, l’un de ses dirigeants se présente aux municipales sur une liste menée par le RN. » Le Canard Enchaîné, le 10 février 2026 : Un candidat lepéniste au Consistoire de Paris.

– Un fidèle militant du RN en armes trois jours après les événements de Lyon.

Tandis que Bardella se délectait de charger la France Insoumise sur Cnews et Europe1, un militant « très actif et bien connu » du Front et du Rassemblement National ouvrait le feu et lançait des grenades sur la police à Châteauroux. Un militant normal, en somme. 20 minutes, le 18 février 2026 : Militant « très actif » du RN, le forcené de Châteauroux détenait « un véritable arsenal ».

Perfide Némésis

« L’État de droit ne peut rester inerte devant une organisation qui transforme des jeunes femmes en appâts pour des escouades de nervis, et qui instrumentalise la cause féministe pour couvrir des opérations de milice ». François Ruffin demande, comme beaucoup d’autres, la dissolution de Némésis. L’Humanité, le 23 février 2026 : Après les révélations de l’Humanité, la dissolution du collectif Némésis réclamée par LFI.

Soupapes

– Les Soulèvements de la Terre adressent leur soutien aux antifascistes : « Dans la rue, contre la peur » https://lessoulevementsdelaterre.org/dans-la-rue-contre-la-peur.

– « Au cœur des soulèvements », émission radiophonique. Elle présente pendant 40 minutes le film de Thomas Lacoste, « Soulèvements » actuellement sur les écrans contre « la profondeur de la nuit qui vient ». « Les images d’archives illustrent l’action et la joie militante ». France Inter, le 09 février 2026 : Au cœur des soulèvements.

– Comprendre le fascisme en famille

Un jeu de cartes qui s’inspire du jeu des 7 familles, avec quelques subtilités supplémentaires : Fachorama.

Techniques pour un monde meilleur

« Tel Aviv recherche avant tout le chaos ». L’Humanité, le 28 février 2026 : Bernard Hourcade : «  Les attaques sur l’Iran vont favoriser les radicaux »

Paver l’enfer de bonnes intentions

Joann Sfar se voudrait humaniste mais il décrit sans le savoir une situation coloniale : « La plupart des Israéliens que je connais font semblant de connaître les Palestiniens mais en réalité ils en connaissent très peu ou ils connaissent le mec qui travaille chez eux. En revanche, la société palestinienne connaît Israël par cœur. » Encore un effort, Joann. (RCJ, le 23 février 2026).

« Soudain, les voix se sont atténuées. Le ton s’est adouci. »

Lorsque la justice est pendue en silence et que la conscience est exécutée sous les yeux du monde  : Abu Amir, le 26 février 2026 : Quelle boussole éthique pour les États occidentaux ?

***

  1. Reprenant le concept développé par l’historien de la Révolution Pierre Serna, Johann Chapoutot définit l’extrême centre comme le produit d’une sociologie des élites patrimoniales qui passent un pacte de corruption pour mettre en place un régime libéral autoritaire.[]
  2. Rappel : « Menahem Begin justifia ses actions passées en définissant le terrorisme comme une forme de guerre d’autant plus acceptable qu’elle fait moins de victimes que la guerre conventionnelle. » in « Le roman du terrorisme », Le Livre de Poche, Paris, 2022, p. 32.[]
  3. . L’actualité ne cesse de fournir de nouveaux exemples qu’il faudrait lister pour en donner la mesure. Mais il est de plus en plus clair que bien avant le génocide actuel, dès la « guerre d’indépendance » en 1948, l’expulsion s’est faite au moyen de massacres, d’assassinats et de diverses actions visant à terroriser la population civile et à accélérer son exode. Révélations faites dans un article historique dans le Haaretz du 27 février 2026 par Adam Raz de l’Institut Akevot : ‘Terror Was Needed to Make Arabs Leave’: What the Israeli Army Did in 1948, Revealed[]
  4. « Nos deux pays condamnent la violation des frontières internationales, qu’elle soit le fait de chars ou de terroristes. » France Culture, le 10 février 2026 : Avec l’Inde, une romance stratégique[]
  5. « Murale », Mahmoud Darwich (traduction Elias Sanbar), Actes Sud, 2003, p. 11-12.[]
  6. « Murale », Mahmoud Darwich (traduction Elias Sanbar), Actes Sud, 2003, p. 16.[]
  7. L’un des meilleurs amis de Quentin Deranque n’est autre que Vincent Claudin, apologue du nazisme, de Goebbels, Degrelle, Drumont… et auteur de violences, menaces et intimidations y compris contre les journalistes, par ailleurs assistant parlementaire d’une députée du Rassemblement National qui vient de le licencier à la suite de révélations de Mediapart. Ça fait beaucoup. Libération, le 25 février 2026 : un assistant parlementaire RN proche de Quentin Deranque licencié pour ses tweets… mais aussi adepte de la violence de rue.[]
  8. « Quiconque cause intentionnellement ou par indifférence la mort d’un citoyen israélien pour des motifs de racisme ou d’hostilité envers une communauté, et dans le but de nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif dans son pays, sera passible de la peine de mort. »[]
  9. . Voilà bien une logique israélienne qu’on retrouve dans le texte de loi de Caroline Yadan lorsqu’elle fait d’une provocation « implicite » une provocation « directe » ; une aberration juridique de premier plan. Or on sait que cette proposition de loi vise l’antisionisme historique et légitime, nullement l’antisémitisme contre lequel tous les moyens légaux existent déjà.[]
  10. Et voilà qui rappelle l’exercice de conceptualisation du « terrorisme doux » de L’Union des Étudiants Juifs de France en novembre 2025 à la radio ‒ fréquence 94.8. Comme quoi l’expression sioniste de France est calquée sur la Hasbara israélienne.[]
  11. Longtemps avant le RN, en 1932, les nazis, alors coincés dans le gouvernement de coalition, avaient mis en sourdine leur antisémitisme. « Les nazis de 1932 sont antisémites mais ils évitent de le dire » (Johann Chapoutot en conférence le 17 février 2026).[]
  12. C’est l’un des motifs fumeux du projet de loi « Yadan ». L’opprobre antisémite devient déclinable au gré de circonstances nouvelles dont l’accusateur est seul juge en fonction de sa sensibilité personnelle.[]
  13. Il faut savoir que dans les bulletins d’information de Radio J la Cisjordanie n’existe pas. La station communautaire ne connaît de territoires palestiniens que la « Judée Samarie » du grand Israël et Gaza, dont les habitants « éliminés » par l’armée israélienne sont systématiquement des « terroristes ». Quand Steve Nadjar tient ces propos dans son « grand journal », il ne cite aucune dépêche et parle en son nom propre. Ainsi le 20 février : « Des milliers de Palestiniens de Judée Samarie ont franchi ce matin les points de contrôle israéliens pour se rendre à Jérusalem. Ils y viennent pour assister à la prière du vendredi, du ramadan sur le Mont du Temple […] Et puis dans le sud de la bande de Gaza, Tsahal a éliminé un terroriste palestinien ayant franchi la ligne jaune et constituant une menace pour les soldats israéliens après s’en être rapproché. L’aviation israélienne guidée par des forces au sol a mené une frappe ciblée qui a éliminé ce terroriste. »  Voilà qui ressemble plus à une activité d’influence qu’à du journalisme.[]
  14. Il y a fort à parier que, sans l’instrumentalisation réussie de la mort de Quentin Deranque par l’ensemble des droites et par la faiblesse du parti socialiste, Martine Vassal ne se serait pas autorisé de recourir à une telle abomination. Le scandale est d’autant plus grand que la famille de la victime a très vite appelé au calme et refusé de marcher avec les fascistes. Ouest France, le 19 février 2026 : Mort de Quentin Deranque à Lyon : les parents du militant nationaliste de 23 ans appellent au « calme et à la retenue »[]
  15. Sébastien Lecornu n’a pas hésité à fabriquer une citation et à l’attribuer faussement à un député de la France Insoumise.[]