Article publié le 15 janvier 2016, sur le site de la Fondation Frantz Fanon.
En quelques mois, la France et plus généralement l’Europe, est tombée dans une xénophobie assumée et même revendiquée.
Il est consternant de voir que les victimes, toutes les victimes, celles qui ont perdu leur vie, celles, blessées et toutes celles et ceux qui, au-delà des blessures physiques, garderont à jamais inscrit dans leur mémoire ce traumatisme de l’horreur, servent à développer le terreau de l’exclusion, de la délation.
En un mot, se trouvent développés tous les ingrédients d’un racisme, devant être qualifié d’anti-musulman, et plus précisément d’islamophobe, reposant sur la conviction jamais démentie, ni remise en cause ni officiellement déconstruite, qu’il y a bien une « race », et de facto une culture, supérieure à toutes autres.
Ainsi, pour les élites politiques, intellectuelles, il est admis que la « Modernité » a fait entrer le monde dans la lumière et que tout ce qui s’y oppose vise le retour à l’obscurantisme.
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