Attaque contre l’Iran : Trump et Nétanyahou sont prêts à tout pour rester au pouvoir.

iran attaque 2026 Attaque contre l'Iran : Trump et Nétanyahou sont prêts à tout pour rester au pouvoir.

Jusqu’au 27 février, les États-Unis négociaient avec le régime iranien sur la question du nucléaire. C’était un leurre. Tout indique que l’attaque du 28 février était en fait préméditée de longue date. Trump se moque du droit international et de la diplomatie. C’est un prédateur qui ne connaît que la force et le profit. Lors du sommet de Charm el-Cheikh, il avait prévenu qu’il souhaitait que le Moyen-Orient entre « dans une nouvelle ère ».

Un génocide d’une ampleur inouïe se déroule à Gaza, dont le nombre de victimes va bien au-delà des chiffres officiels. En Cisjordanie, le rouleau compresseur colonial montre clairement le but des Israéliens : expulser un maximum de Palestiniens et confisquer un maximum de terre. Un des buts de cette attaque est de détourner l’attention.

Les dirigeants israéliens ont toujours eu intérêt à internationaliser la guerre et à « neutraliser » les pays voisins. Avec l’appui des États-Unis, ils ont attaqué le Liban, le Yémen, le Qatar et ils ont contribué au changement de régime en Syrie, tout en encourageant la fragmentation confessionnelle du pays. Les deux agresseurs veulent à présent un contrôle total du Proche-Orient et de ses ressources, notamment pétrolières. L’appui de plusieurs États de l’Union européenne, —à l’exception notable de l’Espagne,— à cette attaque confirme la complicité observée avec le gouvernement génocidaire israélien.

La République Islamique d’Iran n’a pas hésité à réprimer avec férocité sa population. Les femmes sont ciblées en première ligne, les morts se comptent sans doute par dizaines de milliers, et les exécutions capitales sont incessantes. Mais l’idée que l’attaque israélo-américaine amènerait  la démocratie est aussi inique  que celle qui l’annonçait pour l’Afghanistan, l’Irak ou la Libye il y a plus de 15 ans : l’attaque contre l’Irak de Saddam Husseïn, déjà justifiée par le mensonge grossier des « armes de destruction massive » a  morcelé le pays, achevé la “destruction d’une nation”, provoqué des centaines de milliers de morts tout en déstabilisant toute la région, conduisant à l’émergence de Daesh. Idem pour l’attaque anglo-française contre la Libye de Kadhafi, ou celle à l’encontre du Yémen dès 2015. La campagne occidentale visant à présenter le fils de l’ex-Shah comme une alternative montre que les mêmes processus sont désormais à l’œuvre en Iran.

Avant cette agression, Nétanyahou et Trump étaient donnés perdants dans les élections à venir. Sans illusion sur ceux qui pourraient gagner ces élections. La stratégie de déclencher des guerres pour rester au pouvoir est classique. Elle laisse prévoir le pire.

Les mêmes médias occidentaux qui ont essayé d’imposer la parole des génocidaires à Gaza vendent aujourd’hui l’idée que le peuple iranien appuie l’attaque. Et ces mêmes médias attribuent la responsabilité de la destruction d’une école (ayant provoqué la mort de plus de 150 personnes dont de nombreux écoliers) au régime exactement comme ils considéraient le Hamas comme responsable des attaques sur Gaza.

Les dominants du monde capitaliste nous mènent à la guerre partout : un jour au Vénézuela, un jour en Iran, un jour à Cuba. Demain où ?

La seule limite à leurs appétits sera la détermination des peuples du monde à les arrêter.

La Coordination nationale de l’UJFP le 3 mars 2026