Prisonniers palestiniens
Comment Israël traite les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim
1500 prisonniers politiques palestiniens ont commencé une grève de la faim le 17 avril 2017 contre les conditions inhumaines régnant dans les prisons israéliennes.
Leurs revendications sont simples et concernent notamment le droit de prendre leurs enfants dans les bras, pendant les visites, la possibilité d’étudier, la possibilité de recevoir des soins médicaux appropriés.
Cette vidéo a été faite par d’anciens grévistes de la faim palestiniens. Elle montre comment les services des prisons d’Israël refusent de prendre en compte les revendications légitimes des prisonniers palestiniens ou de négocier mais les soumettent à d’importantes pressions psychologiques.
Plein soutien aux grévistes de la faim palestiniens
Le 27 avril 2017
Communiqué du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
Mille cinq cents prisonniers palestiniens ont entamé aujourd’hui leur neuvième jour[[<*> NDLR : aujourd’hui 4 mai 2017 il y aura 16 jours qu’ils auront entamé leur grève de la faim]] de grève de la faim. Engagée le 17 avril à l’occasion de la journée des prisonniers palestiniens, elle fait suite à l’appel lancé par Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah et membre du Conseil législatif palestinien condamné à cinq peines de perpétuité et détenu depuis 15 ans.
Eléments sur la grève de la faim des prisonniers palestiniens
Par Addameer, le 25 avril 2017
Traduction SF pour l’Agence Media Palestine
Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens
Depuis 1967 plus de 800000 palestiniens ont été emprisonnés par l’État colonialiste (Israël). Toutes les familles palestiniennes ont eu au moins un membre ayant subi l’horreur des geôles de l’occupant.
Depuis l’an 2000, plus de 8000 enfants palestiniens ont été arrêtés, interrogés et inculpés par la justice militaire de l’occupant, soit 500 à 700 par an. Leur nombre a triplé entre 2015 et 2016 et la plupart d’entre eux (3 sur 4) sont inculpés pour avoir lancé des pierres. Pendant leurs interrogatoires, ces enfants subissent les pires violences et tortures et une fois leurs peines prononcées, ils sont transférés vers les prisons israéliennes en violation avec toutes les « normes » internationales sans aucune sanction prononcée à l’encontre de l’État d’apartheid et de ses complices en France et dans le monde.
Lettre de Marwan Barghouthi, parlementaire et dirigeant palestinien incarcéré, à ses collègues parlementaires du monde entier, à propos de la grève de la faim pour la « Liberté et Dignité »
Mesdames et messieurs les parlementaires, chers collègues, chers amis,
Si vous recevez cette lettre c’est qu’Israël a décidé de poursuivre sa démarche de punition collective illégale et de provocation à l’encontre des prisonniers palestiniens plutôt que de répondre à leurs demandes légitimes. Cela veut dire que j’ai été encore une fois placé à l’isolement comme mes camarades grévistes de la faim. Pourtant on ne nous fera pas taire ni nous soumettre.
Déclaration de Georges Abdallah à l’occasion de la Journée du prisonnier palestinien à Paris – 17 avril 2017
Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,
Il y a juste un mois, de nombreuses activités dans différents pays ont été organisées afin de célébrer la « Journée Internationale du Prisonnier Révolutionnaire ». Aujourd’hui, nous voici rassemblé-e-s de nouveau, aussi dans différents pays, afin de célébrer la « Journée du Prisonnier Palestinien » et exprimer notre indéfectible solidarité avec les Résistant«e»s embastillé«e»s dans les geôles sionistes, soutenir de toutes nos forces leurs justes revendications, et saluer par là même la mobilisation en cours des masses populaires autour de la grève de la faim entamée ce matin derrière les abominables murs.
Plus de 1.000 Palestiniens détenus par Israël en grève de la faim à l’appel de Marwan Barghouti
LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
LUNDI, 17 AVRIL, 2017
HUMANITE.FR
Plus d’un millier de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé lundi une grève de la faim collective, un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par Marwan Barghouthi, le député palestinien condamné à la perpétuité.
17 avril : Journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens
Par la Campagne française pour la libération de M. Barghouthi et de tous les prisonniers palestiniens.
A ce jour près de 7000 Palestinien-ne-s sont détenu-e-s par les autorités israéliennes. Ce qui, comparé à la population française, équivaudrait à près de 94 000 prisonniers. Parmi eux des enfants (près de 400), des malades (plus de 1500), des députés (13 à ce jour)…détenus en Israël en violation de la 4ème Convention de Genève [[Interdit le déplacement de la population occupée sur le territoire de l’occupant]].
Pourquoi nous sommes en grève de la faim dans les prisons d’Israël — par Marwan Barghouti
« Nous devons faire de Marwan Barghouti le Mandela d’aujourd’hui », lança Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières. La comparaison n’est pas rare et les voix abondent, de par le monde, pour exiger la libération du leader palestinien qui, derrière les barreaux, ambitionne pourtant de briguer un jour la présidence. Condamné à perpétuité pour « terrorisme » et emprisonné depuis plus d’une décennie, Barghouti, né en 1959, fut dirigeant de la branche armée du Fatah et joua un rôle important lors des deux intifadas : en 2012, le député appela toutefois, de sa cellule, à une « résistance populaire pacifique » puis condamna la récente « intifada des couteaux ». Le parlement tunisien proposa l’an passé sa candidature au Prix Nobel de la Paix et le journal israélien Haaretz va jusqu’à le décrire comme « l’homme qui pourrait mener son peuple à l’indépendance ». Nous vous proposons, en partenariat avec l’Association France-Palestine Solidarité, la traduction de sa dernière tribune, parue avant-hier dans le New York Times — Marwan Barghouti y explique les raisons du mouvement qui vient d’être lancé par plus de mille prisonniers palestiniens, dont lui : une grève de la faim pour la « longue marche vers la liberté ».






