Paru sur le site de la Marseillaise, le 15 novembre 2015.
Propos recueillis par Roland Pfefferkorn.
La récente « recrudescence des violences » en Palestine illustre bien les difficultés à rendre compte de la situation. Les mots choisis par la presse sont le plus souvent ceux qui sont utilisés par le gouvernement israélien : recrudescence des violences (comme si l’occupant et le peuple occupé étaient logés à la même enseigne), escalade, sécurité. Les mots occupation ou résistance sont beaucoup plus rarement utilisés. On rencontre le même problème dans les manuels scolaires.
Un petit livre paru aux éditions Syllepse examine la manière dont les manuels rendent compte du conflit israélo-palestinien. Il traite notamment des représentations des figures du «Juif» et du «Palestinien» dans les manuels français, israéliens, palestiniens et suédois.
Nous avons rencontré André Rosevègue, l’un des initiateurs de ce livre.
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