Du samedi 28 mars 2026

11:00

au dimanche 29 mars 2026

19:30

À Montreuil (93), les 28 et 29 mars, salon anticolonial et antiraciste – Thème : Des États (en guerre) contre les peuples

La Parole Errante 9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil
semaine anticoloniale 2026 À Montreuil (93), les 28 et 29 mars, salon anticolonial et antiraciste - Thème : Des États (en guerre) contre les peuples

La vingtième édition de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste a lieu du 20 mars au 29 mars 2026 !

Dans un monde de ruines, marqué par les destructions de masse et l’étau fasciste, nos voix et nos corps s’élèveront toujours contre les prédations coloniales : prédation économique et culturelle et ingérences politiques. Sous le capitalisme, les États tombent ouvertement les masques. Ils exhibent sans retenue leur nature raciste,  génocidaire, expansionniste et écocidaires. 

Une concentration économique qui favorise un impérialisme ne peut déboucher que sur la chasse à tout ce qui fonde l’espoir, l’égalité, la libre circulation, la libre installation des personnes et l’autodétermination des peuples.

Cette année, nous suivrons le fil rouge des États actuellement en guerre : contre la jeunesse, contre les peuples en lutte, contre la paix et contre les personnes réfugié-e-s, migrant-e-s ou exilé-e-s.

Assujetti-e-s, exterminé-e-s, réprimé-e-s, conscrit-e-s ou expulsé-e-s, nous menons une bataille pour une société de justice et de paix, débarrassée de l’exploitation, du colonialisme et du racisme.

Le lendemain ce sera un samedi 22 mars 2025 combatif ! Nous organisons un grand cortège anticolonial et antiraciste à la manifestation à Paris rejoignant l’appel pour unejournée mondiale d’actions contre le racisme et le fascisme, dans les villes du monde entier, au nord comme au sud, et autour de cette date, à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme. 

Plus que jamais, la solidarité et la lutte doivent être nos armes. Chaque année, dans le cadre de la semaine anticoloniale et antiraciste, nous voulons faire front en portant les voix plurielles qui portent la résistance et les émancipations de nos territoires.

Nous serons mobilisé-e-s à l’occasion de la journée internationale contre le fascisme et le racisme organisée par la marche des Solidarités samedi 14 mars : https://www.antiracisme-solidarite.org

Dès le 21 mars, nous vous donnons rendez-vous au C.I.C.P. à Paris pour le débat Décolonisons ! consacré aux territoires sous domination française en lutte contre les bases militaires.

Nous clôturerons en beauté avec le Salon Anticolonial et Antiraciste à la Parole Errante à Montreuil, les samedi 28 et dimanche 29 mars, pour deux journées de débats, de projections, de résistances, de rencontres et de musique, regroupant l’ensemble des organisations membres du collectif avec de nombreux.ses invité.e.s.

« Seule la lutte libère ! »

Le programme des 28 et 29 mars :

SAMEDI 28 MARS

Ouverture des stands à 11h. Bar et restauration sur place.

Exposition durant tout le salon

Refugees in Libya Résumé

Exposition « Voices » de Refugees in Libya 

« Ils voulaient nous réduire au silence. Mais […] nous ne voulons pas nous taire. Nous continuons à nous battre et à défendre nos droits et ceux des autres jusqu’à ce que nous soyons en sécurité. »

Trois défenseurs des droits humains parmi les réfugiés en Libye racontent leur militantisme dans l’un des pays les plus dangereux au monde : ils décrivent l’organisation des manifestations de 100 jours à Tripoli, la répression violente menée par des milices soutenues par l’UE, les 18 mois d’emprisonnement et de travail forcé, la répression violente et leur résistance face à celle-ci. Ils évoquent les grèves de la faim, les tentatives d’empoisonnement, la loyauté, la dissimulation de documents, l’entraide et leur situation actuelle en Libye.

Ils sont unis par leur lutte collective pour la protection et la liberté, mais aussi par les sévères représailles auxquelles ils sont confrontés en raison de leur militantisme en faveur des droits humains, ce qui semble également les exclure des processus d’évacuation en cours. Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la campagne d’évacuation des défenseurs des droits humains. Elle vise à contribuer à la visibilité de leur travail légitime en faveur des droits humains et vous invite à vous impliquer.

Exposition sur les Commemor’actions Résumé

Espace de Commemor’action pour rendre hommage aux personnes disparues le 6 février 2014 en tentant de rejoindre à la nage l’enclave coloniale de Ceuta sous les yeux et la répression violente des gardes côtes espagnols et marocains, et plus globalement pour rendre femmage/hommage à toutes les victimes des politiques migratoires. 

Exposition sur les Commemor’actions organisées chaque 6 février de part et d’autre de la Méditerranée pour lutter contre le régime de mort aux frontières et pour exiger vérité, justice et réparation pour toutes les victimes des nécro-politiques d’immigration et leurs familles. Il s’agit également d’un femmage/hommage à toutes les victimes du racisme d’Etat.

14H30 > 16H30 (AUDITORIUM)

Table-Ronde : des États en guerre contre leur peuple (perspective anticoloniale) Résumé

Des États en guerre contre leur propre peuple c’est malheureusement une situation courante. Cependant dans certaines situations post-coloniales à la violence étatique chronique s’ajoute le fait colonial. Le maintien de dominations néo-coloniales est à l’origine des causes du soulèvement populaire. Ainsi, le pays néo-colonisateur assure son soutien à la répression vis à vis de la population et sa protection aux dirigeants qu’il supporte ou a imposé. Le mouvement de la GenZ qui a porté les revendications de la jeunesse dans divers pays et continents en est un exemple criant, comme à Madagascar où la France a exfiltré le président contesté mais aussi au Cameroun. Après la réélection d’un président nonagénaire au pouvoir depuis 43 ans, la population s’est soulevée et à été réprimée avec le soutien du gouvernement Français.

Intervenant.es : Marie Ranjanoro – autrice malgache ; Theophile Kouamouo – journaliste et Patrick Belinga Ondoua – Cameroun ; Ahmedna Abdi M’Barek – porte-parole de la Jeunesse sahraouie en Europe et Sofien Makhloufi (CRLDHT) – Tunisie

15H (CAFÉ LIBRAIRIE MICHELE FIRK)

  • Laurent Bazin et Mohamed Bridji pour le livre de témoignages : Moha ou le retour du refoulé – Récits du racisme d’État, éditions La Dispute, 2025

16H30 > 18H (SALLE MEDIA)

Projections proposées par le Festival Ciné Palestine. Lecture en introduction de poèmes tirés du recueil Que ma mort apporte l’espoir.

  • SOME STRINGS : New York, les 26 avril & 7 mai 2024 de Alain Kassanda / 9′
  • Scènes d’Occupation à Gaza / Palestine | 1973 | 13 min | Documentaire

Résumé

Un film de Mustafa Abu Ali.

Une œuvre créée à partir d’un reportage français sur la bande de Gaza que Mustafa Abu Ali a remonté, en insérant des images supplémentaires et un commentaire. La répression massive et la campagne d’arrestations des civils palestiniens provoquent en réaction de nombreuses actions militaires de la résistance armée palestinienne contre l’occupation israélienne dans la bande de Gaza.  Né en 1940 à Maliha, en Palestine, le réalisateur et producteur Mustafa Abu Ali est considéré comme l’un des fondateurs du cinéma palestinien. En 1967-1968, après des études de cinéma à Londres, il fonde avec les cinéastes Hany Jawhariyya et Sulafa Jadallah, sous l’égide du Fatah, une unité Cinéma à Amman, en Jordanie. En 1973, Mustafa Abu Ali contribue à la création du « Groupe du Cinéma Palestinien », destiné à favoriser le développement d’un cinéma palestinien qui soutienne la résistance nationale. Se rattachant à la mouvance du cinéma révolutionnaire, Mustafa Abu Ali a réalisé plus de trente films tout au long de sa carrière.

  • Vibrations from Gaza / Palestine, Canada | 2023 | 16 min | Documentaire

Résumé

Vibrations from Gaza offre un aperçu des expériences des enfants sourds dans le territoire côtier colonisé et confiné de Gaza, en Palestine, en particulier les violences auxquelles ils sont exposés lors des opérations militaires israéliennes. Nés et élevés sous les assauts fréquents des forces d’occupation, Amani, Musa, Israa et d’autres, partagent les souvenirs vifs de leurs expériences de bombardements et de la présence constante de drones militaires dans leur ciel. Les enfants décrivent leurs perceptions des frappes de missiles à travers les vibrations dans l’air, le tremblement du sol et la résonance des bâtiments qui s’effondrent. Le film explore la cause de la surdité de ces enfants, se demandant si elle est naturelle ou si elle est la conséquence de l’utilisation par Israël d’armes soniques.  Un film de Rehab Nazzal  Rehab Nazzal est une artiste multidisciplinaire d’origine palestinienne basée à Toronto. Son travail porte sur les effets de la violence coloniale sur les corps et les esprits des peuples colonisés, sur la terre et sur d’autres formes de vie non humaines. Ses œuvres vidéo, photographiques et sonores ont fait l’objet d’expositions individuelles et collectives au Canada et à l’international. Rehab Nazzal a été professeure adjointe à l’université Dar Al-Kalima de Bethléem et a enseigné à l’Université Simon Fraser, à l’Université Western et à l’École d’art d’Ottawa. Elle a reçu plusieurs prix, dont le prix de la justice sociale de l’Université métropolitaine de Toronto et le prix Edmund et Isobel Ryan pour les arts visuels en photographie de l’Université d’Ottawa

  • Mahdi Amel in Gaza: On the Colonial Mode of Production / Expérimental | 14min | Liban, Palestine | 2024

Résumé

Un film de Mary Jirmanus Saba et Tareq Rantisi.

L’intellectuel libanais assassiné Mahdi Amel – souvent surnommé le « Gramsci arabe » – a prononcé une phrase célèbre : « Celui qui résiste n’est jamais vaincu ». Quelle est l’utilité de sa pensée pour nous aujourd’hui, et quelle est notre responsabilité en tant que créateurs d’images à l’égard de Gaza ?

Mary Jirmanus Saba est une géographe et une artiste qui explore avec le film, le texte, la performance et l’organisation politique les questions du travail, du soin et des mouvements sociaux dans le monde arabe et à l’échelle internationale.

Tareq Rantisi est percussionniste, compositeur et éducateur. Son parcours est ancré dans la tradition musicale arabe. D’abord autodidacte, il est titulaire d’une licence en interprétation et d’une maîtrise du Berklee Global Jazz Institute.

17H30>19H30 (AUDITORIUM)

Table-Ronde : Des États en guerre contre le soulèvement des peuples

Intervenant.es : Brenda Wanabo (FLNKS) et des représentants de Urgence Palestine et Sudfa Media (Soudan).

20H > 21H Concert (AUDITORIUM)

La Maliciosa bulla – voix et percussions. Groupe féminin de musique traditionnelle afro-colombienne à Paris. Collectif de cinq musiciennes issues de Colombie, d’Argentine, d’Italie et de France. 

« Le bullerengue est un rythme typique du littoral caraïbe de la Colombie. Héritage de l’époque de l’esclavage au XIXᵉ siècle, il s’est transmis de génération en génération comme un rite à la fois mélancolique, festif, romantique et funéraire, profondément ancré dans la vie quotidienne des communautés afro-colombiennes. Cette tradition donne une place centrale aux femmes : chanteuses, danseuses, sages-femmes, guérisseuses, porteuses de savoirs ancestraux liés aux plantes, aux prières et à la transmission. La Maliciosa Bulla s’inscrit dans cette lignée, en mettant en avant l’empoderamiento feminino (puissance d’agir) et la mémoire vivante des communautés. À travers des rythmes ancestraux comme le bullerengue, la cumbia et la tambora, le groupe célèbre un héritage afro-caribéen puissant, porteur de mémoire, de rituel et de fête. »

TOUT l’après-midi, émissions radio EN DIRECT – FRÉQUENCE PARIS PLURIELLE

dimanche 29 MARS

Ouverture des stands à 11h. Bar et restauration sur place.

12H>13H (AUDITORIUM)

Projection de films documentaire colombiens :

  • Défendons la vie / 22 min / 2025 / Production de Tejido Comunicación et Human Conet

Résumé

Reportage qui retrace la lutte des communautés autochtones dans les montagnes du nord du Cauca, en Colombie. Dans un contexte de violence croissante et de violations des droits humains, les 22 autorités de Çxhab Wala Kiwe – Association des conseils indigènes du nord du Cauca (ACIN) – s’unissent pour réaffirmer leur engagement en faveur de la paix, de la défense de la vie et de la protection de leur territoire ancestral

  • Manos que curan / 22 min / 2024 / Production du collectif Juntos Somos – Human Conet

Résumé

L’histoire de l’ASOPARUPA et son combat pour préserver ce savoir ancestral qui accompagne les communautés noires du Pacifique depuis des générations.

En Colombie, l’accouchement traditionnel afro-colombien est un savoir vital pour les communautés noires depuis des siècles. Les sages-femmes ne se contentent pas de mettre au monde de nouvelles vies, elles sont aussi des artisanes de la paix et des défenseuses de leurs pratiques millénaires et de leurs savoirs ancestraux, souvent ignorés ou marginalisés.

14H>16H (AUDITORIUM)

Table-Ronde : Des États en guerre contre les personnes migrantes

Les États européens organisent la traque des personnes migrantes aux frontières. Cette traque commence très tôt avec l’externalisation des frontières dans les pays de départ et de transit. En France, elle se poursuit avec la fermeture et la militarisation féroce des frontières internes (Manche, Briançonnais, Catalogne etc.), puis avec la répression et l’enfermement massif au sein même du territoire (Cra, rafles). Cette table ronde est l’occasion de parler du continuum des frontières, de la répression coloniale et raciste utilisées dans chacun de ces espaces mais aussi des luttes pour en finir  cette violence d’État. 

Intervenant.es : Refugees in Libya ; Captain Support et AntiCRA44 

16H (CAFÉ LIBRAIRIE MICHELE FIRK)

  • Emmanuel Dror pour La fierté de Gaza, éditions Terres de Feu, 2025
  • Présentation du numéro 2 de la revue féministe et antiraciste Dissidente

16H>17H30 (SALLE MEDIA)

Projections proposées par Decolonial Film Festival.

  • Jusqu’au bout ! de Hamad Gamal & Sarah Bachellerie de Sudfa Media / 43 mns / en présence des cinéastes suivi d’un échange avec l’association KOUSH SOUDAN.

Alors que les rêves de la révolution au Soudan sont emportés par la guerre, Hamad et ses camarades, anciens membres des mouvements étudiants, aujourd’hui exilés en France, se demandent comment garder vivante la mémoire de la résistance du peuple soudanais.

16H15>18H30 (AUDITORIUM)

Table-Ronde : Comment maintenir l’espoir d’une construction collective face aux défis des processus de paix ?

En introduction, projection du film La pluie a noirci les murs de Thibaud Oscar-Herrera / 38 mns : témoignages recueillis à Belfast, 20 ans après la signature des Accords du Vendredi Saint en Irlande du Nord.

Comment des situations de conflits débouchent sur un dialogue en vue d’une construction de paix ? Quel travail de mémoire après une dictature ? Focus sur les cas de la Colombie, du Pays Basque et de l’Argentine, afin d’identifier les convergences et les divergences de ces trois situations, notamment le besoin de vérité, de construction de mémoire et de justice transitionnelle. L’attention est portée sur la persévérance des peuples qui luttent pour leur droit à un avenir et pour le respect des accords de chaque partie.

Intervenant.es : Gauthier Alexandre Herrera (Colombie) ; Myriam Prévost – autrice du podcast Comment finir une guerre ? sur Arte Radio et Josu Urrutikoetxea (Pays Basque)

Modération : Jules Falquet

18H>19H30 (SALLE MEDIA)

Projection du documentaire Les combattant.es anti-autoritaires en Ukraine en présence des réalisateurices / 70 mns.

À rebours des récits géopolitiques abstraits, ce documentaire donne la parole à des militant.es de gauche anti-autoritaires ukrainien.nes confronté.es à l’épreuve concrète de la guerre. À travers leurs parcours et leurs choix, il interroge l’engagement, la solidarité internationale et la capacité des peuples à résister par eux-mêmes à l’invasion impérialiste.