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BDS Maroc célèbre la semaine contre l’apartheid israélien

jeudi 6 avril 2017

par Ayoub Lahrache, publié sur le site du journal Le Matin, le 28 mars 2017.

Les défenseurs de la cause palestinienne au Maroc se dressent contre les agissements de l’État d’Israël contre le peuple palestinien. Célébrant la semaine contre l’apartheid israélien, le mouvement BDS Maroc a organisé une conférence lundi dernier au siège de l’institut des Hautes Études de management (HEM) à Casablanca. Animée par la militante française Michèle Sibony, la conférence a été modérée par le défenseur de la cause palestinienne Simon Assidon.

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Les participants ont mis en avant la politique d’apartheid pratiquée par le gouvernement israélien.

Interdite dans plusieurs villes européennes, la semaine anti-apartheid israélien est célébrée au Maroc du 14 au 31 mars. Rencontres, conférences, et campagne de sensibilisation étaient au rendez-vous. Dans ce sens, une conférence-débat autour du thème « Comment prétendre être un État démocratique et pratiquer l’apartheid » a été organisée lundi dernier au siège de l’institut des Hautes Études de management (HEM) à Casablanca.

Animée par la militante et membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP) Michèle Sibony, cette rencontre a été l’occasion pour revenir sur les exactions et les abus imposés par l’État d’Israël aux citoyens palestiniens.

Farouche opposante aux politiques ségrégationnistes de Tel-Aviv, Mme Sibony a fortement critiqué le silence des médias et des gouvernements occidentaux face à ces agissements. Insistant sur la reconnaissance des droits du peuple palestinien, condition sine qua non pour la paix dans la région, la militante a rappelé les relations entre le sionisme et les idéologies européennes de la fin du 19e siècle.

Rappelant que l’apartheid est un crime contre l’humanité, Mme Sibony a dénoncé une « certaine complaisance » des forces occidentales vis-à-vis d’Israël qui se présente au monde comme « une exception démocratique » dans la région. Dans ce sens, la militante a rappelé le sort du dernier rapport onusien accusant Israël d’imposer « un régime d’apartheid » au peuple palestinien. Retiré du site de l’Organisation, ce rapport a été à l’origine de la démission de la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Rima Khalaf, qui l’avait mis en ligne. La parole a été également donnée à la militante palestinienne résidant à Londres et coordinatrice du mouvement BDS Europe, Raya Hassane, afin de mieux exposer les souffrances du peuple palestinien. Revenant sur les différentes périodes de l’histoire de ce conflit qui dure depuis 1948, la militante a mis en avant la politique d’apartheid pratiquée par le gouvernement israélien. Rappelant les crimes commis contre les populations civiles, notamment dans la région de Nakab, dans le sud de la Palestine, la militante a affirmé que plusieurs villages ont été vidés de leurs habitants, contraints à migrer vers les villes et les pays voisins.


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