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LA « COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE » PEUT-ELLE ENCORE IGNORER LA NATURE DU GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN ?

samedi 23 mai 2015 par le Bureau national de l’UJFP

Est-il encore possible de prétendre que dans la situation d’aujourd’hui il peut exister un "processus de paix" au Proche-Orient ?

Il y a entre mer Méditerranée et Jourdain autant de Juifs israéliens que de Palestiniens, mais ces derniers subissent une série de formes différentes de discrimination et de domination. Benyamin Netanyahou qui vient de remporter les élections israéliennes a été très clair pendant la campagne électorale : il n’y aura ni retrait, ni Etat palestinien. Plus que jamais, il est décidé à transformer les Palestiniens en les Indiens du Proche-Orient, parqués dans leurs réserves ou « transférés » au-delà du Jourdain.

Il assume ouvertement, avec le gouvernement qu’il vient de former, un apartheid que plus personne ne peut nier.

Et la « communauté internationale » laisse faire ! Elle continue de considérer Israël comme un Etat normal. Alors que de nombreux Etats, y compris la Russie, sont sanctionnés pour des manquements au droit international, Israël continue de bénéficier de conditions commerciales exceptionnelles. Ses dirigeants voyagent librement malgré les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité qu’ils ont commis et continuent de commettre.

Le monde détourne pudiquement les yeux devant la souffrance des Gazaouis asphyxiés par le blocus, ou l’apparition de lignes de bus séparées en Cisjordanie.

Aucun gouvernement occidental n’utilise le rapport de l’organisation israélienne « Breaking the silence » (rompre le silence) qui explique, témoignages à l’appui que les chefs de l’armée israélienne ont donné l’ordre de tuer un maximum de civil-e-s pendant l’été 2014 à Gaza.

Le gouvernement Nétanyahou-Benett, même sans Avigdor Liberman (qui proposait autrefois de lancer une bombe atomique sur le barrage d’Assouan), ne dissimule même plus ses références idéologiques [*].

La nouvelle ministre de la « justice » Ayelet Shaked a formulé son programme vis-à-vis des femmes palestiniennes : « Elles doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes. Elles sont toutes des ennemies, et leur sang devrait être sur nos mains. C’est aussi valable pour les mères des terroristes morts ».

Quant au nouveau ministre de la défense Moshé Yaalon, il n’a pas seulement réitéré les menaces habituelles d’utiliser la bombe atomique contre l’Iran. Il s’est vanté des meurtres de civils et a promis de recommencer : « Nous allons faire du mal aux civils libanais, y compris aux gamins. Nous avons eu un débat très long et sérieux. Nous l’avons fait dans la Bande de Gaza, nous allons le faire dans n’importe quel cycle d’hostilités à l’avenir. »
Et aussitôt la colonisation s’est accélérée avec l’annonce de la construction de centaines de logements dans la colonie de Pisgat Zeev.

Le gouvernement israélien pense que tout lui est permis. Il n’a pas tort.

Il expulse des militant-e-s solidaires de la Palestine en toute impunité. Aucune mesure de rétorsion n’est prise contre les Israélien-ne-s qui voyagent.

Alors nous disons : ça suffit ! Ce déni du droit international, cette complicité avec un État qui ne dissimule même plus ses crimes et ses violations du droit, cette hypocrisie d’une grande partie du "monde libre", ne sont plus supportables.

LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET EN PREMIER LIEU LA FRANCE DOIVENT ENFIN SE DÉCIDER À SANCTIONNER EFFICACEMENT CET ÉTAT VOYOU.

Le Bureau national de l’UJFP, le 12 mai 2015


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