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Israël ou le mépris permanent du droit international

jeudi 30 avril 2015 par le Bureau national de l’UJFP

Ces derniers jours, nous sommes informés de multiples interdictions d’entrées en Israël, de refoulements immédiats et de multiples expulsions après de longs interrogatoires, imposés à des personnalités politiques internationales de premier plan, à des élus de partis de gauche français, à des sympathisants et militants solidaires des Palestiniens, à des étudiants en vacances...

Un cas particulièrement emblématique : celui de Blade Nzimande, ministre de l’enseignement supérieur de l’Afrique du Sud à qui Israël a refusé d’accorder un visa d’entrée alors qu’il devait accompagner une délégation d’universitaires et d’étudiants qui allaient participer à une rencontre à l’université de Bir Zeit.

Pratiques intolérables mais en réalité courantes au pays de l’apartheid.

Au pays des violations constantes des droits de l’homme à l’encontre des Palestiniens, au pays où persiste depuis bientôt cinquante ans l’occupation militaire illégale et implacable de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est, au pays où sont régulièrement perpétrés des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Gaza l’assiégée avec la complicité de la communauté internationale – celle de la France tout particulièrement.

Que pouvons-nous attendre d’autre d’un tel pays que les autorités politiques françaises persistent à qualifier, contre toute évidence, de « pays démocratique » ? Ces mêmes autorités qui traitent d’antisémites les femmes et les hommes de conscience qui condamnent ces crimes – ce gouvernement dont la lâcheté face aux agissements d’Israël à l’encontre de nos concitoyens n’est plus à démontrer ?

Le temps des illusions, ici et là-bas, est terminé depuis longtemps.

Rien ne peut être modifié si nous ne prenons pas conscience que seuls l’élargissement et l’amplification du mouvement populaire développé par la Campagne BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions – initiée par la société civile palestinienne toute entière peuvent contraindre cet Etat criminel à mettre fin à ses pratiques illégales et obliger ses soutiens internationaux, la France notamment, à mettre un terme à leur complicité.

L’UJFP appelle toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté à rejoindre la campagne BDS France, à amplifier les condamnations des agissements criminels et illégaux du gouvernement israélien, à exiger du gouvernement français qu’il ne se contente pas de simples protestations de principe, mais qu’il s’engage dans des sanctions effectives, à commencer par l’exigence de visas pour les citoyens israéliens désireux de se rendre en France, et en ne les accordant pas à ceux qui ont participé aux massacres des Palestiniens.

Le Bureau national de l’ UJFP, le 28 avril 2015


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