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Suite à l’action contre la venue de Yaa’lon

jeudi 19 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 19 novembre 2009

Ce soir plusieurs dizaines de militants ont bloqué l’avenue des champs élysées à proximité de la rue de Berri pour protester contre la réception par l’association France Israël de Moshe Ya’alon en présence de Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP de l’Assemblée Nationale et Christian Estrosi, Ministre de l’industrie.

Moshe Ya’alon est aujourd’hui vice premier ministre du gouvernement le plus extrémiste d’Israël dans lequel il est chargé des questions stratégiques. Mais il est aussi accusé d’être responsable de crimes de guerre, d’assassinats extra-judiciaires, de crimes contre l’humanité, et de traitements ou punitions cruels inhumains ou dégradants en relation avec la mort d’une centaine de civils dans le bombardement d’une base de l’ONU à Cana en 1996 selon le « Programme pour la justice internationale et la responsabilité » de Amnesty International USA.

Entre 2002 et 2005 en tant que chef d’État Major il a décidé et conduit une politique d’assassinats extra judiciaires au cours de laquelle de nombreux civils sont morts, politique considérée comme crime de guerre par la norme internationale :
Sur ces faits la cour de justice espagnole exerçant la compétence universelle a ouvert une enquête contre sept responsables politiques israéliens dont Ya’alon, pour crime de guerre. Elle s’interroge même sur la qualification en crime contre l’humanité pour l’assassinat de civils.

Ya’alon a déclaré que dans le cadre des menaces de poursuites judiciaires contre les officiers de l’armée anciens ou actuels « il était prêt à renoncer à des visites dans les capitales européennes pour garantir à Tsahal sa liberté d’action, et que ce ne serait pas une grande perte ».

Alors que Ya’alon, comme il le dit lui même, ne peut se rendre aujourd’hui sans risque dans une quelconque capitale européenne, des élus et ministres français participent à ce qui constitue une opération de réhabilitation de « l’image d’Israël » après le carnage perpétré au début de l’année à Gaza.

La campagne BDS France exige que cesse ces compromissions avec des criminels de guerre. Elle demande au contraire que la France prenne toute sa place dans la recherche de la vérité sur les crimes commis en Palestine et pour que la justice s’applique, conformément au rôle qu’elle souhaite jouer en faveur de la paix et la stabilité dans la région.

Pour plus d’informations :

Campagne BDS France 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

http://campagneboycott.blogspot.com/


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