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Après Paris, Lyon : Face aux pressions, continuons à dénoncer l’apartheid israélien.

samedi 3 mars 2012

Dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week (IAW), la conférence sur l’apartheid israélien du 2 mars s’est finalement déroulée dehors, suite à la capitulation de l’IEP (l’Institut des Etudes Politique) de Lyon face aux pressions de groupes sionistes.

Pour rappel, IAW est un évènement international qui a lieu chaque année, notamment dans les universités, visant à démontrer le système d’apartheid sur lequel repose l’Etat israélien. De l’Australie au Liban, de l’Afrique du Sud à l’Angleterre (où l’IAW est présente dans une dizaine de campus universitaire) le combat contre l’oppression s’organise. Respectivement venus de Johannesbourg (Afrique du Sud) et de Haïfa (Palestine), Mbuyiseni Ndlozi, et Wassim Ghantous sont intervenus à Londres, Bruxelles, Le Mans ou encore Paris. A Lyon, Génération Palestine, le CCRASS, l’UJFP et le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien ont pris en charge l’évènement.

Après l’université Paris 8 (1), l’ENS et l’EHESS (2 et 3), c’est au tour de la conférence qui devait se tenir à l’IEP de Lyon de faire l’objet de pressions par ceux qui se font le relais en France de la politique coloniale de l’Etat d’Israël.
Face à ces pressions, l’IEP a cédé et a décidé de fermer administrativement l’ensemble de ses locaux, laissant les associations organisatrices et les militant-e-s venu-e-s participer à l’évènement dans la rue.
Le cadre universitaire ne semble plus être l’espace d’analyses, de débats et de constructions politiques qu’il devrait être. Malgré tout, l’évènement s’est tenu dans la cour de l’Université Lyon 2 proche de l’IEP. C’est donc à l’extérieur que nous avons dénoncé la politique d’apartheid israélien.

Ils ont voulu nous faire taire, mais la solidarité avec le peuple palestinien s’est exprimée.

A présent il s’agit moins de crier contre une censure que de s’organiser pour continuer à diffuser cette dénonciation qui dérange tant les défenseurs du sionisme.

Oui, l’Etat d’Israël est un Etat d’apartheid et la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) est un des outils dont le mouvement de solidarité peut se saisir.
Oui, le colonialisme israélien ne concerne pas que la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza assiégée : il frappe aussi les Palestinien-ne-s de 48, tout comme ceux et celles en exil.
Oui, la complicité de l’Etat français et de l’Union Européenne fait de nos sociétés un terrain légitime de positionnement et d’action politique.
Oui, il ne s’agit pas seulement d’analyser de manière détachée le régime d’apartheid israélien mais de construire une réflexion politique propre à porter une solidarité concrète avec le peuple palestinien.

L’Israeli Apartheid Week est finie, la lutte continue.
- pour l’autodétermination du peuple palestinien et le droit au retour.
- contre l’apartheid israélien et le racisme d’Etat dans nos sociétés.
- contre les systèmes coloniaux, en Palestine comme ailleurs.

Génération Palestine Lyon, UJFP Lyon et le CRASS
Le 03-03-2012.

Ps : les organisateurs remercient celles et ceux venus, parfois dans l’urgence, et qui ont permis que la conférence ait lieu ; grâce à eux l’action a été celle de tous ceux présent.

1. http://bit.ly/AkjG9H
2. http://bit.ly/x3pL9w
3. http://bit.ly/wHFfle


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