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GAZA : La mémoire n’est pas soluble dans la mer

mercredi 23 janvier 2008

Depuis des mois Gaza est isolée, soumise à un siège intolérable, et quotidiennement bombardée, rappelons nous de l’ « opération pluie d’été », en juin et juillet 2006, période où des témoignages de Gaza rapportés dans la presse israélienne avaient même fait état de l’usage d’armes nouvelles et non autorisées.

Annapolis a rassemblé les Etats autour d’une fausse proposition de paix, qui ne respecte aucun des droits des Palestiniens, nous l’avons dénoncé, et il nous faut dénoncer aujourd’hui le silence criminel des Etats qui sont venus payer à la conférence de Paris, le prix de l’abandon du droit et de l’humanité.

Dès avant la rencontre d’Annapolis, Ehud Barak ministre de la défense dans son souci de se démarquer de son concurrent Olmert, martelait qu’il n’y a pas de partenaire Palestinien et qu’il fallait régler son compte à Gaza.

C’est Barak qui a mobilisé tout le cabinet israélien au lendemain d’Annapolis pour préparer l’invasion de Gaza. Au moment où la France devrait faire entendre une voix catégorique pour que s’arrête l’escalade de l’horreur, c’est Barak qui vient rencontrer Mr. Sarkozi à Paris mercredi. Inacceptable collusion : c’est le criminel de guerre qui est reçu au lieu de la victime qui devrait recevoir protection et garantie.

La dénomination de Gaza « entité hostile » a permis de déshumaniser cette bande de terre peuplée d’un million et demi d’hommes, femmes et enfants, sur qui tout est permis aujourd’hui dans un silence indifférent et complice, parce que tout le monde sait ce qui se passe à Gaza, tout le monde connaît les privations d’eau, d’électricité, de médicaments, de produits alimentaires de première nécessité, tout le monde sait que Gaza est bombardée toutes les nuits et tous les jours, que sont tués des enfants, des femmes et des hommes désarmés qui ne peuvent plus vivre.

Et pourquoi cet acharnement criminel ? A cause de kassams tirés sur Sderot ? Ou parce que ce territoire est dirigé par les élus du peuple palestinien du Hamas ? Ou plutôt parce que la résistance, toute forme de résistance doit être mise au pas, éradiquée ? Ou encore parce que le mépris et l’arrogance de la force sont aujourd’hui sans limite. Et parce qu’il s’agit de faire croire que ce sont ceux qui subissent l’occupation et l’oppression qui sont les coupables et les agresseurs.

Nous, l’UJFP, nous avons de la mémoire, nous nous souvenons : de la nuit des persécutions dans l’indifférence du monde, comme de la chaleur de la solidarité humaine, et aujourd’hui nous savons. C’est pour cela que nous dénonçons avec la plus grande force et la plus grande douleur ce crime commis dans le silence de ceux qui se proclament des démocraties civilisées.

Nous interpellons nos dirigeants élus, représentant de tous les Français, vous n’avez pas le droit de vous taire ! Vous devez intervenir et sauver Gaza et protéger les êtres humains livrés à cette barbarie. Nous interpellons le Président de la République qui a cru bon d’invoquer la mémoire de Guy Mocquet en accédant à la présidence. Monsieur le Président, souvenez-vous ! Guy Mocquet était un jeune résistant contre l’occupation.

Nous en appelons à la conscience et la mémoire de nos concitoyens. Nous savons tous, nous nous souvenons tous, agissons tous ensemble. Arrêtons ce crime !


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