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Ouvrir les frontières de Gaza pour prévenir une crise humanitaire

mardi 19 juin 2007

Appel urgent des organisations israéliennes pour les droits de l’homme, au ministre israélien de la défense :

Chers amis,

(…)

Aujourd’hui, les groupes israéliens pour les droits de l’homme émettent un appel public au gouvernement israélien, demandant que les frontières de Gaza soient ouvertes pour permettre l’entrée des aides humanitaires, pour permettre aux réfugiés fuyant Gaza de partir, et pour permettre aux patients de recevoir un traitement médical urgent.

Ci-dessous un appel en anglais et hébreu.

L’appel est co-signé par B’Tselem, l’Association des droits civils en Israël, le Comité public contre la torture en Israël, le Centre pour la défense des personnes, Yesh Din, et les Rabbins pour les droits de l’homme. Avec les Physiciens pour les droits de l’homme, Gisha a envoyé aujourd’hui une lettre au ministre de la Défense formulant les mêmes demandes.

Gisha appelle toutes les parties engagées, dont Israël, l’Egypte, les leaders palestiniens, et la communauté internationale, à obéir à la loi internationale, et à prendre des mesures pour protéger la population civile et pour subvenir à ses besoins fondamentaux.

Sari Bashi
Executive Director
Gisha

A l’heure où nous écrivons ces lignes, des centaines de réfugiés sont prisonniers entre la le passage frontalier d’Erez, qui est fermé, et la force militaire du Hamas les empêchant de revenir à Gaza. Les malades et les blessés suite aux récents événements sont prisonniers à Gaza. Les produits alimentaires essentiels diminuent, et il y a de moins de moins de provisions médicales. L’Etat d’Israël ne peut demeurer sans rien faire alors que les droits humains fondamentaux des habitants de Gaza sont violés et le droit à la vie menacé.

Huit organisations israéliennes pour les droits de l’homme tirent aujourd’hui l’alarme sur une crise qui peut potentiellement empirer si Israël continue de fermer les frontières et d’isoler Gaza du reste du monde en empêchant l’arrivée des biens essentiels, enfermant les habitants dans la bande de Gaza et empêchant les habitants de Gaza qui voyageaient en dehors de la bande de revenir chez eux.

Pendant le week-end, Israël a fermé les passages frontaliers entre la bande de Gaza et le monde extérieur. Le passage de Karni, l’artère principale de Gaza, essentielle pour le transfert des aides et des provisions, est fermée depuis six jours. Les produits alimentaires frais, comme la viande, les fruits et les produits laitiers, ont commencé à disparaître des rayons. Le Programme alimentaire mondial alarme sur le manque de nourriture à venir à la fin de la semaine si les passages frontaliers ne sont pas ouverts. Aujourd’hui, Nahal Oz, le chemin à travers lequel le carburant est acheminé dans la bande de Gaza, est fermé.

Le passage de Rafah à la frontière égyptienne a été fermé il y a huit jours et celui d’Erez à la frontière israélienne est fermé depuis hier. Les habitants de Gaza qui ont quitté la bande ne peuvent rentrer chez eux et regrouper leur famille. Les habitants de Gaza devant partir pour recevoir un traitement médical en Egypte ou en Israël, dont les malades chroniques et les blessés dus aux récents événements, sont prisonniers à Gaza. Même si un petit nombre de poches de sang est arrivé dans les derniers jours à Gaza par le passage d’Erez, le manque des fournitures médicales essentielles empire. Des centaines de réfugiés tentent d’échapper à la violence et sont enfermés dans le passage d’Erez, entre les soldats israéliens et la branche militaire du Hamas qui empêche ces réfugiés de rentrer à Gaza.

L’Etat d’Israël ne peut demeurer sans rien faire alors que les droits humains des habitants de Gaza sont violés, dont les plus essentiels des droits : le droit à la vie et à l’intégrité physique.

Israël contrôle les passages terrestres entre Gaza et Israël, l’espace aérien de Gaza et ses eaux territoriales, et n’autorise pas le passage de personnes ou de biens par mer ou par air. Dans une large mesure, Israël exerce son contrôle sur la frontière entre Gaza et l’Egypte et contrôle totalement les frontières de Cisjordanie, par lesquelles les réfugiés tentent de s’échapper de Gaza. La fermeture des frontières et la menace de couper l’électricité et l’eau de Gaza peuve,t être interprétées comme une punition collective pour tous les habitants de Gaza.

Nous appelons l’Etat d’Israël à obéir à la loi internationale et à ouvrir les frontières de Gaza au monde extérieur. Nous demandons à l’Etat d’Israël d’autoriser ceux dont les vies sont en danger à partir de la bande de Gaza immédiatement et à entrer en Cisjordanie. Nous demandons à l’Etat d’Israël de permettre les malades et les blessés à avoir accès à un traitement médicale en Israël et en Egypte. Nous demandons à Israël d’ouvrir les frontières terrestres de la bande de Gaza pour permettre l’entrée de biens humanitaires, notamment le carburant, les fournitures médicales et essentielles.


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