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IJAN sur Gaza

jeudi 1er janvier 2009

Violences à Gaza

Après l’attaque israélienne contre Gaza, les bonnes âmes de la « communauté internationale » appellent à mettre fin à la violence, en mettant sur le même pied les roquettes envoyées par le HAMAS et les bombes israéliennes.

L’attaque israélienne est présentée comme la réponse aux roquettes, lesquelles seraient seules responsables de la violence depuis que le HAMAS a mis fin à la trêve. Quelle trêve ?
Prétextant la découverte d’un tunnel à la frontière entre Gaza et Israël, l’armée israélienne a bombardé Gaza, intervention limitée ont précisé les Israéliens, mais, dit-on le HAMAS en aurait profité pour rompre la trêve.
Pourtant malgré la trêve la violence a continué, non sous la forme de roquettes, mais sous la forme du blocus de Gaza. Si la trêve avait un sens, elle aurait dû conduire Israël à mettre fin au blocus. En continuant le blocus, Israël continuait d’exercer sa violence contre les Palestiniens de Gaza et la trêve n’avait plus de sens ; le refus du HAMAS de prolonger la trêve était une façon de montrer la continuation de la violence israélienne.
Il restait alors à Israël à ajouter au blocus les bombardements et la menace d’une invasion de Gaza. Alors où est la violence ?
Le discours sur la violence symétrique n’est qu’une façon de ne pas dire ce qui se passe, la réalité de l’occupation et la volonté israélienne de casser la société palestinienne qui refuse d’abandonner la terre à l’occupation israélienne. En cela le discours sur la violence symétrique est une façon de soutenir Israël, d’une part on demande aux Palestiniens de ne pas user de violence contre l’occupation, ce qui revient à leur demander d’accepter les diktats israéliens, d’autre part on demande aux Israéliens, pour faire "humain", de mesurer leur réponse, c’est-à-dire d’exercer leur droit de représailles dans des limites raisonnables (le raisonnable, c’est combien de morts ?).
Il n’y a pas symétrie, il y a une armée d’occupation et il y a un peuple opprimé. Tout cela est simple, et pourtant la « communauté internationale » refuse cette simplicité renvoyant aux Palestiniens la responsabilité de la violence qu’ils subissent. Israël le sait qui peut violer en toute impunité les règles du droit international. Il sait qu’il aura le soutien des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de ceux des pays arabes qui ont choisi le camp occidental.
Gaza est enfermée entre la mer contrôlée par les Israéliens, les frontières nord et Est avec Israël, et la frontière sud avec l’Egypte. La fermeture de la frontière entre Gaza et l’Egypte s’inscrit dans le blocus.

Certains anticolonialistes israéliens, tel Ilan Pappe, avaient clairement expliqué que le retrait unilatéral de Gaza orchestré par Sharon ne garantissait en rien une avancée pour les Palestiniens. L’histoire l’a montré depuis. Bien au contraire, la bande de Gaza s’est retrouvée coupée du monde, sa population privée de soins, d’aliments, de travail et des services de base par le blocus israélien et maintenant assassinée par les bombardements aériens, peut-être demain par les chars. Rappelons-nous comment les chars ont rasé Jenin il y a quelques années.
Israël ne sait que bombarder, écraser, démolir, braver le droit international. C’est dans la nature de cet état construit sur l’illégitimité, sur la négation du peuple palestinien autochtone. Israël n’a que le langage du terrorisme d’Etat. Cela n’a pas empêché les ministres européens de s’engager dans le rehaussement des relations entre l’Union européenne et Israël.

Il est vrai que pour l’UE, l’Etat d’Israël est un Etat européen. Tout au plus demande-t-on à Israël de mesurer ses réponses, de ne pas se livrer à des "réponses disproportionnées" comme on dit.
Le soutien de l’UE à Israël est en fait un soutien à elle-même. En choisissant systématiquement d’être aux côtés d’Israël, l’Europe se place résolument dans le camp de l’hystérie anti terroriste inaugurée par les Etats Unis voici 7 ans et qui tend à assurer une suprématie occidentale sur le monde.
Pour amener l’Etat d’Israël à cesser la violence contre les Palestiniens et à reconnaître leurs droits, des sanctions contre cet Etat qui ignore le droit international sont nécessaires, parmi lesquelles le boycott comme cela fut fait avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid.
C’est pourquoi l’IJAN appelle à des sanctions contre Israël.

IJAN-France

IJAN (International Jewish Anti-Zionist Network) regroupe des Juifs qui s’affirment antisionistes et qui considèrent que la lutte contre le sionisme s’inscrit dans la lutte anti-impérialiste.


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